12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 617
Avec résumé IA
Avocat : IFAC
Avocat : CABINET VINCENT LE FAUCHEUR
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. E... visant à annuler le refus du directeur du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour une formation d'agent de sécurité privée. La juridiction estime que le refus, fondé sur une condamnation pour violences et rébellion contre des dépositaires de l'autorité publique, ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation au regard des exigences de moralité et d'honorabilité requises pour cette profession. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure régissant l'accès aux activités privées de sécurité.
Avocat : DUFAUD
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 13 mai 2025 rejetant sa demande de titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et que les éléments de la situation personnelle du requérant ne justifiaient pas l'annulation de la décision contestée. Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 9 mai 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant à une ressortissante algérienne de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de sa présence en France, de sa vie familiale établie (mari et enfants scolarisés) et de l'absence de menace pour l'ordre public. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... G... visant à annuler son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que les autorités françaises avaient respecté les procédures prévues par le règlement (UE) n° 604/2013, notamment concernant les délais de saisine et la tenue d'un entretien individuel. Elle a également jugé que les circonstances personnelles invoquées, comme la situation de sa fille, ne faisaient pas obstacle au transfert.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'autorisation ministérielle de son licenciement pour faute. Le juge a estimé que le ministre chargé du travail avait légalement exercé son contrôle sur la régularité de la procédure et la réalité des fautes reprochées, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code du travail relatives au licenciement des représentants du personnel (article L. 2411-5 et suivants).
Avocat : FACTORHY AVOCATS
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une décision de placement en quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) formulée par un détenu. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas que son placement en QLCO cause une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation pour caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent la procédure de référé-suspension et le rejet pour défaut d'urgence.
Avocat : FAVARETTO
Le Tribunal administratif de Versailles a statué sur une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande d'injonction après qu'un rendez-vous lui a été accordé par la préfecture, le juge a acté ce désistement. Il a ensuite rejeté la demande d'allocation de 800 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du CJA), estimant qu'elle n'était pas justifiée en l'espèce.
Avocat : FALAH
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F... C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire et l'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en chambre sociale, a rejeté les recours en excès de pouvoir formés par une allocataire contre des décisions de la CAF du Rhône lui notifiant des indus d'aides sociales (aide exceptionnelle de solidarité, prime de fin d'année et prime d'activité). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant l'assermentation de l'agent, le droit de communication, la motivation des décisions et la réalité de la vie commune, n'étaient pas fondés. La demande de remise gracieuse de la dette a également été rejetée.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que M. A... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6, 1) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir un certificat de résidence. La solution retenue s'appuie également sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que soit établie une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Avocat : FAURE
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement en raison d’un handicap, afin d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement adapté sous astreinte. Le tribunal a rappelé que, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, l’administration doit loger le demandeur sauf si elle prouve la disparition complète de l’urgence. Il a estimé que le logement précaire et inadapté obtenu par Mme B. ne faisait pas disparaître l’urgence, et que le refus antérieur d’une proposition de logement ne pouvait être utilement invoqué par le préfet. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de loger Mme B. sous astreinte.
Avocat : EFANG
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SCI Ahc contestant les augmentations de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et de la taxe foncière sur les propriétés bâties. La juridiction estime que la requête est manifestement irrecevable, notamment car elle ne formule pas de conclusions claires et que les moyens invoqués, comme le caractère excessif ou unilatéral de la hausse, sont inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes irrecevables ou ne comportant que des moyens manifestement infondés.
Avocat : FASSEU
La SAS Melchiorre conteste devant le Tribunal Administratif de Paris deux décisions administratives lui infligeant des amendes pour manquements au code du travail. La société invoque notamment l'incompétence de l'auteur des décisions, le non-respect du principe du contradictoire, et le caractère disproportionné des sanctions. L'administration défend ses décisions mais propose subsidiairement de ramener le montant global des amendes à 36 000 euros. Le tribunal devra statuer en appliquant les dispositions des articles L.8115-3, L.8115-4 et L.8115-5 du code du travail.
Avocat : CABINET ACD (SELAFA)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A... et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu les dispositions de l'article L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un examen suffisant de la demande de carte de séjour pluriannuelle "talent - salarié hautement qualifié". La juridiction a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois.
Avocat : FAZOLO
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le requérant contestait cette décision en invoquant la récupération de points à la suite d’un stage. Le tribunal, constatant que M. A... n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, a donné acte de son désistement d’instance par une ordonnance du 4 février 2026.
Avocat : AUCHER-FAGBEMI