706 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
706
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 496
Avec résumé IA
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
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Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER
Avocat : SCP LAFONT & ASSOCIES
Avocat : LAFONT
Avocat : FONTBRESSIN AVOCAT SELARL
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 27 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de 12 mois contre M. A, ressortissant malien. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle du requérant (emploi stable, vie familiale avec sa compagne et son enfant né en France, absence de menace pour l'ordre public). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée, M. A ayant déjà bénéficié d'un avocat commis d'office. Les conclusions à fin d'injonction et de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande du maire de Barre-des-Cévennes visant à déclarer démissionnaire d'office Mme Fanny Jacquart, conseillère municipale, pour refus d'exercer les fonctions d'assesseur lors des élections européennes et législatives de juin-juillet 2024. La solution retenue est que Mme Jacquart a présenté des excuses valables pour ses absences (déplacement familial, obligations professionnelles, et information préalable du premier adjoint pour un retard), conformément à l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a estimé que ces motifs justifiaient son refus de remplir les fonctions d'assesseur, lesquelles sont dévolues aux conseillers municipaux par l'article R. 44 du code électoral. Ainsi, la requête du maire a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile pour elle et sa fille mineure. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe de confidentialité, des conditions d’entretien inadaptées et une erreur d’appréciation sur le caractère manifestement infondé de sa demande. Le tribunal a estimé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du manque de crédibilité des craintes de persécution liées à une conversion au christianisme. La décision a été prise après consultation de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, conformément à l’article L. 352-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a jugé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les déclarations du requérant étant trop générales et dépourvues de crédibilité. Il a également écarté les moyens tirés du non-respect de la confidentialité, des conditions de l’entretien, de l’erreur d’appréciation et de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié, qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction ou la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'établissant pas un préjudice grave et immédiat résultant de sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi ni un risque de rupture imminente de son contrat de travail. En conséquence, la demande a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.