1 206 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 206
Décisions totales
383 581
Ordonnances
312 755
Avec résumé IA
Avocat : DJAFOUR
Avocat : CABINET DUFOUR & ASSOCIES
Avocat : FOURNIER
Avocat : SELARL GIL FOURRIER & CROS
Avocat : SELARL CABINET D'AVOCATS DUFOUR & ASSOCIES
Avocat : DUFOUR
Avocat : SCP FOURNIER - DE VILLERS
Avocat : FOURMEAUX LAMBERT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 suspendant le permis de conduire de Mme C pour six mois. La requérante invoquait l'urgence liée à sa fonction de directrice d'école, mais le juge a estimé que cette circonstance devait céder face aux exigences de sécurité routière, compte tenu d'un contrôle d'alcoolémie positif (0,95 mg/l). La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : FOURMONT
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A, ressortissante turque, contestant le refus implicite du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 421-1, L. 435-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète avait délivré à Mme A une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B D, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté pris par le préfet des Hauts-de-Seine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 2 juin 2021 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié le 4 juin 2021, mentionnait les voies et délais de recours, mais la requête n'a été enregistrée que le 4 août 2022, au-delà du délai de trente jours prévu par l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, qui demandait à être convoqué par le préfet de la Manche pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande était née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, faire droit à la demande reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite de refus. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CANTON-FOURRAT