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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

825 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

825

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 156

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : FOUREffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309191

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 9 mai 2022 par laquelle le préfet du Nord a refusé à M. A..., ressortissant ukrainien, la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement exclure M. A... du bénéfice de cette protection au seul motif qu’il n’établissait pas sa date d’entrée en France, dès lors que l’intéressé relevait des catégories de personnes déplacées visées par la décision d’exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022. En outre, le préfet n’a pas démontré que la présence de M. A... constituait une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 581-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours.

Avocat : FOURDAN

14 janvier 2026• 6ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502166

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant burkinabé, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait les stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été validé dans son ensemble.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CANTON-FOURRAT

13 janvier 2026• 6ème Chambre
TA25Décision

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302087

Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de la SAS Transport PSF, qui contestait le retrait de son autorisation d'exercice de transporteur public routier par le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté. La société invoquait une procédure irrégulière, faute de réception de la mise en demeure prévue à l'article R. 3211-14 du code des transports. Le tribunal a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la notification régulière de cette mise en demeure, par pli recommandé, et que la société n'avait pas respecté le délai de six mois pour régulariser sa capacité financière. La décision de retrait, fondée sur l'article R. 3211-16 du code des transports, a été jugée légale et non disproportionnée.

Avocat : VERNIER-DUFOUR

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600399

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité de la demande d'asile, jugeant que le ministre pouvait légalement accéder au compte-rendu de l'OFPRA. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LIVET-LAFOURCADE

12 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600403

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur refusant son admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité de la demande d'asile, jugeant que le ministre, en tant qu'autorité compétente, pouvait légalement accéder au compte-rendu de l'entretien avec l'OFPRA. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle fondée sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LIVET-LAFOURCADE

12 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305742

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C... B... et M. A... B..., qui contestaient la décision du 21 septembre 2023 les mettant en demeure d'inscrire leur enfant dans un établissement scolaire. Les requérants invoquaient une erreur de droit dans le refus de leur demande d'instruction en famille, fondée sur l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car la décision attaquée n'était pas un refus d'autorisation mais une mise en demeure. L'exception d'illégalité de la décision de refus du 2 juin 2023 a été écartée comme tardive, celle-ci étant devenue définitive. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : FOURET

9 janvier 2026• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305890

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de Mme C... contestant le refus d’autorisation d’instruction en famille pour ses deux enfants. La commission académique avait motivé son refus par le dépôt tardif des demandes (après le 31 mai) et l’absence de preuves suffisantes d’une situation d’itinérance justifiant l’instruction à domicile, conformément aux articles L. 131-5 et R. 131-11-4 du code de l’éducation. Le tribunal a jugé que ces motifs n’étaient entachés ni d’erreur manifeste d’appréciation ni d’une méconnaissance de l’intérêt supérieur des enfants.

Avocat : FOURET

9 janvier 2026• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406439

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. A..., ressortissant malgache, et de son épouse française, Mme C..., contre le refus de visa de long séjour pour conjoint de Français. La commission de recours avait rejeté leur demande, estimant le mariage frauduleux et contestant la nationalité française de l'épouse. Le tribunal a annulé la décision de la commission, jugeant que le motif de fraude n'était pas établi et que la nationalité française de Mme C... était démontrée. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa, en application des articles L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DJAFOUR

9 janvier 2026• 9ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2206101

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... et Mme A... contestant le refus du maire de Nice de les autoriser à transformer leur logement en meublé touristique. Les requérants soutenaient que le maire avait commis une erreur de droit en se fondant sur le règlement de copropriété, mais le tribunal a jugé que l'autorisation de changement d'usage est délivrée sous réserve des droits des tiers, incluant les stipulations du règlement de copropriété. Appliquant les articles L. 631-7 et L. 631-7-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que la délibération métropolitaine du 31 mai 2021, le tribunal a considéré que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La demande d'annulation de la décision du 25 juin 2022 a donc été rejetée.

Avocat : CABINET FOURMEAUX ET ASSOCIES

8 janvier 2026• 2ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307547

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société Axa France Iard, subrogée dans les droits de son assuré, afin d’obtenir le remboursement des sommes versées suite à la chute d’un platane sur un véhicule stationné le 13 décembre 2019. La requête, dirigée à titre principal contre la commune de Montpellier et son assureur, et à titre subsidiaire contre Montpellier Méditerranée Métropole, invoquait un défaut d’entretien de l’ouvrage public. Le tribunal a prononcé la mise hors de cause de la société PNAS, simple courtier en assurances. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que la preuve d’un entretien normal de l’arbre était rapportée et que l’incident relevait d’un cas de force majeure, exonérant les collectivités de toute responsabilité. La décision s’appuie notamment sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour les dommages causés par un ouvrage public.

Avocat : SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY

5 janvier 2026• magistrat LE SIMPLE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506440

Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 26 novembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé à M. B..., ressortissant algérien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que le requérant justifie d'un motif légitime pour avoir sollicité l'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, en raison des risques liés à son orientation sexuelle et à sa transition sexuelle en cours. La décision se fonde sur les articles L. 551-15, L. 531-27 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : DUFOUR

30 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506546

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait une décision implicite d'obligation de quitter le territoire français révélée par son placement en rétention. Le requérant soutenait que la précédente mesure d'éloignement, devenue définitive, ne pouvait plus être exécutée en raison d'un changement de circonstances (activité professionnelle et projet de mariage) et d'un retard imputable à l'administration. Le tribunal a jugé que ces éléments ne suffisaient pas à caractériser un changement de circonstances de fait ou de droit justifiant l'existence d'une nouvelle décision implicite, et a donc écarté l'existence d'une telle décision. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence du Conseil d'État relative à la substitution d'une nouvelle mesure d'éloignement en cas de retard anormal, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DUFOUR

30 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523190

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C..., représentante légale d'un mineur angolais, qui contestait le refus du préfet de police de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance des articles L. 414-4 et R. 414-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : FOURNIER

24 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524147

Le Tribunal administratif de Paris a examiné la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée à sa situation personnelle. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FOURNIER

24 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401543

Le Tribunal administratif de Limoges annule la décision du 26 juillet 2024 par laquelle la commission de l’académie de Limoges a rejeté le recours de M. D... et Mme E... contre le refus d’autorisation d’instruire leur fils en famille. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : l’administration n’a pas justifié de la composition régulière de la commission, en méconnaissance de l’article D. 131-11-11 du code de l’éducation. Le tribunal rejette la demande d’injonction mais condamne l’État à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Avocat : FOURET

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501358

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. et Mme D... contestant le refus d'autorisation d'instruire leur fils en famille. La juridiction a d'abord écarté le moyen de procédure, jugeant que la commission de recours de l'académie était régulièrement composée. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en estimant que la scolarisation en établissement était plus conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant, conformément à l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes des requérants.

Avocat : FOURET

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506777

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 12 décembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant camerounais. Le préfet avait motivé ce refus par la menace à l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé, en application des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 426-17, L. 423-21 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : VEFOUR

23 décembre 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03028

Avocat : FOURNIER

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502221

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné le recours en excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante mauricienne, contre un arrêté préfectoral du 17 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 3 de la CEDH et de l'article L.425-9 du CESEDA, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation sur son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la motivation de l'arrêté était suffisante au regard des articles L.613-1 et L.613-2 du CESEDA, et que le préfet avait légalement pu refuser un délai de départ volontaire en application des articles L.612-2 et L.612-3 du même code. La requête a été rejetée.

Avocat : DJAFOUR

23 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401985

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de délivrer une autorisation de travail pour un salarié étranger. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur les articles R. 5221-20 du code du travail, en raison d’un manquement grave aux obligations déclaratives sociales (emploi de deux salariés sans déclaration préalable) et d’un risque pour la santé et la sécurité au travail (absence de protection contre les chutes de hauteur). La solution retenue est le rejet de la requête, la décision n’étant pas entachée d’erreur d’appréciation malgré les difficultés de recrutement invoquées.

Avocat : FOURNIER

22 décembre 2025• Chambre 3