283 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
283
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 118
Avec résumé IA
Avocat : GABON
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants nigérians, qui contestaient les arrêtés du 15 juillet 2024 de la préfète du Bas-Rhin ordonnant leur transfert aux autorités maltaises pour l'examen de leur demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure d'information et d'entretien, ainsi que de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013. La solution retenue confirme la légalité des décisions de transfert vers Malte, pays responsable de l'examen des demandes d'asile selon les critères du règlement Dublin III.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête du préfet de la Marne qui demandait l'expulsion de M. E, un ressortissant géorgien, d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA) à Reims. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car le préfet n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge, et que la mesure d'expulsion sollicitée ne présentait pas un caractère d'utilité suffisant au regard de la situation de vulnérabilité de l'intéressé. En conséquence, la demande d'expulsion a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C A, ressortissante étrangère, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de son droit à être entendue et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a confirmé la légalité des décisions contestées.