353 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
353
Décisions totales
383 581
Ordonnances
271 067
Avec résumé IA
Avocat : GAUDRON
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, un ressortissant russe, contestant le refus de l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII avait correctement évalué la vulnérabilité du requérant et que ce dernier s'était intentionnellement soustrait à ses obligations de présentation dans le cadre de la procédure Dublin. La décision a été fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 9 août 2024 du directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a retiré cette décision le 20 août 2024, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l’OFII à verser 1 000 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de l'OFII du 22 août 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision était fondée sur le non-respect de l'obligation de rejoindre son lieu d'hébergement, en application des articles L. 551-9, L. 552-8 et L. 552-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation du contradictoire et l'absence d'entretien de vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 29 juillet 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité avait été régulièrement effectuée via un entretien personnel et que la décision de refus, fondée sur la présentation tardive de la demande d'asile (au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours), n'était entachée d'aucune erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 522-1, L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du 27 juin 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La décision a été prise en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du règlement (UE) n° 603/2013 (Eurodac). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information prévue par les articles 4 et 29 des règlements, l'absence d'entretien individuel conforme à l'article 5, et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement Dublin III. En conséquence, la requête a été rejetée.