72 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
72
Décisions totales
383 581
Ordonnances
236 523
Avec résumé IA
Avocat : HENRY-WEISSGERBER
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du 3 mai 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en l'absence de preuve de risques personnels en cas de transfert en Italie. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant une décision du 7 juin 2024 relative à son transfert vers la Bulgarie et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la lettre du 7 juin 2024 n'était pas une décision administrative susceptible de recours, mais une simple information pour l'organisation de son départ, et qu'aucune décision d'assignation à résidence n'avait été édictée. La solution retenue est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative, qui exige un recours contre une décision, et sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 22 avril 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, le juge ayant constaté que l'arrêté avait été notifié le 13 juin 2024 avec mention des voies et délais de recours, et que la requête, enregistrée le 1er juillet 2024, dépassait le délai de quinze jours prévu à l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal n'a donc pas examiné les moyens de fond soulevés par le requérant, relatifs à son état de santé mentale et aux risques en cas de retour en Pologne ou au Sri Lanka.
Avocat : CABINET GERBER