206 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 630
Avec résumé IA
Avocat : GIRSCH
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Nord refusant à M. A, ressortissant afghan, la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle en tant que membre de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le maintien de la décision compromettant la formation professionnelle du requérant et le plaçant dans une situation de précarité. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit du titre sollicité. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Nord refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à Mme C, ressortissante soudanaise et membre de la famille d’un réfugié statutaire. Le juge a admis provisoirement Mme C à l’aide juridictionnelle, mais a rejeté sa requête au fond, estimant que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment professionnelle. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension, sans examen des moyens de légalité, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du même code, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Le requérant demandait la suspension de l'exécution de la décision du 23 mai 2024 par laquelle le préfet du Nord lui avait délivré une autorisation provisoire de séjour sans l'autoriser à travailler. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'établissait pas que l'absence d'autorisation de travail compromettait gravement et immédiatement sa situation, notamment pour la validation de son master ou ses ressources. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.