308 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
308
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 892
Avec résumé IA
Avocat : GIUDICELLI-JAHN
Avocat : GIUDICELLI
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par une ressortissante marocaine, mariée à un Français, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de séjour du préfet de Seine-et-Marne, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En cours d’instance, le préfet a renouvelé l’attestation de prolongation d’instruction de la demande de titre de séjour, valable jusqu’au 22 mars 2025. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, la mesure provisoire sollicitée étant devenue sans objet. L’État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : GIUDICELLI JAHN
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Marseille-en-Beauvaisis opposant un sursis à statuer à une demande de permis de construire un chalet. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'effets suffisamment graves et immédiats sur la santé de la personne concernée, qui dispose déjà d'un logement à proximité. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 20 février 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait notamment une absence d’audition préalable, une motivation insuffisante et une erreur manifeste d’appréciation au regard de sa situation professionnelle et familiale. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le requérant n’avait pas été privé de son droit d’être entendu, et que l’atteinte à sa vie privée et familiale n’était pas disproportionnée au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988.