2 936 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 936
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 207
Avec résumé IA
Avocat : MAGRET
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la chambre de commerce et d'industrie du Finistère (CCI 29) d’un litige l’opposant à la SARL Rolland Yachting, relatif au non-respect d’un protocole transactionnel conclu le 11 juin 2021. Ce protocole prévoyait l’échelonnement des sommes dues par la société au titre d’un contrat d’occupation du domaine public maritime sur le port de Roscoff. Le tribunal a condamné la société Rolland Yachting à verser à la CCI 29 la somme de 70 945,15 € au titre du principal, assortie des intérêts moratoires au taux légal à compter de la mise en demeure du 26 novembre 2021, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du protocole et les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques (CGPPP), notamment son article L. 2125-1, et du code de commerce.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du syndicat intercommunal du secteur scolaire de Pont-de-l'Arche visant à ordonner une expertise des désordres affectant le gymnase "Alice Milliat". La mesure a été jugée utile et a été ordonnée malgré les protestations et réserves formulées par les sociétés Joly, SMABTP et Acau Architectes. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer l'origine et évaluer le coût des travaux de remise en état. La société Socotec Construction a également été mise en cause en sa qualité de bureau de contrôle technique.
Avocat : PATRICE LEMIEGRE PHILIPPE FOURDRIN SUNA GUNEY ASSOCIES
Avocat : GREBAUT
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a constaté que les points retirés pour les infractions des 21 mars 2014, 29 janvier et 27 avril 2023 avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. De plus, la prise en compte d'un stage de sensibilisation a permis de rétablir la validité du permis avec 6 points, privant d'objet la contestation de la décision d'invalidation. Enfin, le tribunal a rappelé que le retrait de points est une mesure de police administrative et non une sanction pénale, écartant ainsi l'argument de l'application de la loi pénale plus douce.
Avocat : CABINET JEAN GRESY
Avocat : ALLEGRET DIMANCHE
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, contestant l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. A avait été respecté lors de son audition par les gendarmes. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré sa présence en France depuis 2010 et sa scolarité, en raison de l'absence de liens familiaux suffisamment étroits. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : GRENIER
Avocat : GREENLAW AVOCATS
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Avocat : GRELLETY
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2022 enregistrant une installation de stockage de déchets inertes à Mauny. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du dossier de demande, l’irrégularité de la consultation du public et la méconnaissance des prescriptions de l’arrêté ministériel du 12 décembre 2014. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que le dossier était suffisant, la procédure régulière et les prescriptions adaptées. Il a ainsi validé l’arrêté préfectoral, en application des articles R. 512-46-3 et suivants du code de l’environnement.
Avocat : GREENLAW AVOCAT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 2 décembre 2024 refusant son titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la demande, déposée le 7 novembre 2024, soit plus d'un an après l'obtention de son master le 2 novembre 2023, ne respectait pas le délai de présentation prévu par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a estimé que la situation personnelle et familiale de l'intéressé, marié et père d'un enfant né en France mais sans obstacle à une reconstitution de la cellule familiale en Algérie, ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PUIGRENIER