10 834 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 834
Décisions totales
383 581
Ordonnances
322 578
Avec résumé IA
Avocat : CABINET IVALDI DE GUEROULT D'AUBLAY
Avocat : SCP GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES
Avocat : SANGUE
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'annulation de la suspension de son permis de conduire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : GUESSAN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Toutefois, il a condamné l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre des frais exposés pour le recours, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ALDEGUER
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant sur une demande de liquidation provisoire d'une astreinte, a rejeté la requête de l'association CPEPESC. La juridiction a estimé que les mesures de réparation environnementale ordonnées par un jugement antérieur et mises en œuvre par un arrêté préfectoral du 25 octobre 2024 étaient suffisantes et conformes aux dispositions du code de l'environnement (articles L. 162-3 à L. 162-12). Le tribunal a ainsi considéré que l'astreinte ne pouvait plus courir depuis la date de cet arrêté, qui constituait une exécution valable de l'injonction de réparation.
Avocat : SCP LAGARRIGUE-GAUME
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant guinéen. Le juge a retenu que, le dossier étant complet et l'administration n'ayant pas produit de défense, le refus de délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers était illégal. En revanche, les conclusions demandant une injonction de délivrance ont été rejetées, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour étant intervenue entre-temps. L'État a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais non compris dans les dépens.
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant tunisien. Le juge a retenu que, l'administration n'ayant pas contesté le caractère complet du dossier, son refus de délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était illégal. En revanche, les conclusions tendant à l'injonction de délivrer le récépissé ont été rejetées, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour étant intervenue entre-temps.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a suspendu la décision d'une société gestionnaire d'un abattoir interdisant l'accès à une éleveuse. Le juge a estimé que ce refus, insuffisamment justifié et privant la requérante de toute solution alternative, portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'entreprendre, dans un contexte d'urgence caractérisée par des pertes financières immédiates sur des produits périssables.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de l'association CPEPESC visant à annuler un arrêté préfectoral de mise en demeure et à enjoindre des mesures de réparation environnementale plus strictes. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 25 octobre 2024, pris par le préfet de la Haute-Saône à l'encontre d'un exploitant agricole, était légal et suffisant pour réparer les dommages causés par la conversion de prairies et la destruction de haies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la réparation des dommages environnementaux, estimant que les prescriptions de l'arrêté attaqué étaient adaptées et proportionnées.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours de la société Transports Rhône Alpes Services, qui contestait le refus d'autorisation de dépasser la durée hebdomadaire maximale absolue de travail. La juridiction a estimé que l'absence de rapport distinct de l'inspecteur du travail ne constituait pas un vice de procédure, et qu'aucun défaut d'impartialité n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 3121-21 et R. 3121-10 du code du travail, qui encadrent les dérogations pour circonstances exceptionnelles.
Avocat : SCP JOSEPH AGUERA ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête d'un ressortissant malgache visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a estimé que la mesure préfectorale, prise en application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légale. Il a jugé qu'une perspective raisonnable d'éloignement existait, notamment au vu des démarches engagées pour obtenir un laissez-passer auprès des autorités malgaches.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant turc. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut d'examen de la situation personnelle et l'état de santé, ont été écartés.
Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 10 juin 2025 était légal, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme C... visant à suspendre le rejet de son autorisation d'exercice en psychiatrie et à enjoindre au CNG de lui accorder cette autorisation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante n'étant pas privée de revenus et un éventuel recrutement restant hypothétique. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : BALME LEYGUES
Le Tribunal administratif de Paris constate l'absence d'objet du recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour, le préfet de police ayant accordé une carte de résident après l'introduction de la requête. La juridiction ordonne néanmoins à l'État de verser 800 euros au requérant au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Elle se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond.
Avocat : CABINET GARRIGUE & GANDON AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une requête en excès de pouvoir concernant un regroupement familial. Le requérant s'étant désisté suite à l'obtention d'une carte de résident et à l'admission de sa famille, le tribunal donne acte de ce désistement. Il condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RODRIGUES
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS Austral Sourcing, qui demandait l'annulation du rejet de sa demande d'aide POSEI à la commercialisation pour la campagne 2020. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que les articles D. 691-25 et D. 691-26 du code rural (ancien décret n° 2010-110) définissent un régime de sanctions et non les modalités d'octroi de l'aide. La décision s'appuie sur le règlement européen n° 228/2013 et le programme POSEI-France.
Avocat : LAGOURGUE