417 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
417
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 871
Avec résumé IA
Avocat : GUILBAUD
Exécution d'un jugement du Tribunal Administratif de Nantes ayant enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer un visa de long séjour à M. A. Le ministre a délivré le visa le 28 mars 2024, rendant la demande d'exécution sans objet. Le tribunal constate le non-lieu à statuer sur la requête en exécution, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A F et de ses filles alléguées, Mme B A et Mme D A, demandant l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté leurs demandes de visa de long séjour en France en tant que membres de famille de réfugié. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commission avait valablement refusé les visas, notamment pour Mme B A en raison de sa majorité au moment de la demande et pour Mme D A en raison de son âge et de l'absence de preuve d'un état de dépendance, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 561-2 et D. 312-8-1 du même code, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que les requérants aient démontré une erreur de droit ou une méconnaissance de ces textes.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de deux ressortissants érythréens, enfants d’un réfugié, contestant les refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une erreur d’appréciation des risques de persécution, et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions de la commission de recours étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans retenir l’exception d’inconventionnalité soulevée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour pour un enfant, opposé par la commission de recours. En cours d’instance, le visa a été délivré le 25 mars 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Guyane du 16 août 2024 obligeant M. B C, ressortissant vénézuélien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, dès lors que l'intéressé n'avait pas pu faire enregistrer sa demande d'asile avant son placement en rétention. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS GUILBAUD - ROUART - BENA
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, mais que l'arrêté ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, dès lors que le requérant ne justifiait pas de craintes actuelles en cas de retour au Maroc. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 542-2, et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.