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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

840 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

840

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GUINEffacer tout
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205305

Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision du 4 octobre 2022 par laquelle Perpignan Méditerranée Métropole a refusé une indemnité financière à une attachée territoriale pour ses congés annuels non pris avant sa mutation. Le tribunal applique l'article 7 de la directive européenne 2003/88/CE, qui interdit de refuser une compensation financière pour les congés non pris en cas de fin de relation de travail, notamment lorsque l'agent était en congé maladie. Il enjoint à la collectivité de réexaminer l'indemnisation dans un délai de deux mois.

Avocat : SCP SANGUINEDE DI FRENNA & ASSOCIES

25 mars 2025• 5ème Chambre
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-22VE02165

Avocat : BEGUIN

20 mars 2025• 5ème chambre
« Précédent10111213141516Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA44
Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503551

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence pour 45 jours dans le Maine-et-Loire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une incompétence du signataire et une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la mesure était justifiée par l'impossibilité d'exécuter immédiatement l'éloignement, lequel demeurait une perspective raisonnable. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SEGUIN & KONRAT

19 mars 2025• - Etrangers - 15 jours
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205302

Le Tribunal administratif de Grenoble annule le licenciement pour perte de confiance de Mme A, cheffe de cabinet contractuelle de la communauté d'agglomération de Montélimar, prononcé le 27 juin 2022. La juridiction rappelle que, si l'autorité territoriale peut librement mettre fin aux fonctions de ses collaborateurs de cabinet en vertu de l'article 110 de la loi du 26 janvier 1984, le juge contrôle que le motif invoqué n'est pas matériellement inexact. En l'espèce, les griefs de non-respect des consignes et de manque de réserve n'étant pas corroborés par des éléments de preuve, la décision est annulée. Montélimar-Agglomération est condamnée à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : BEGUIN

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500465

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, pour obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Côtes-d'Armor afin de faire enregistrer et instruire sa demande de changement de statut (de travailleur saisonnier à conjoint de ressortissant français) et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que la demande de M. B, déposée le 13 mai 2024, était toujours en cours d'instruction et que le préfet avait attesté de cette situation. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, et a rejeté la requête. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BEGUIN

12 mars 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502448

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de Maine-et-Loire, a ordonné à M. B, débouté de sa demande d'asile, de libérer le logement pour demandeurs d'asile qu'il occupe à Angers. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a considéré que la condition d'urgence et d'utilité était satisfaite, le maintien de l'intéressé compromettant le bon fonctionnement du service public d'hébergement, et qu'aucune contestation sérieuse n'existait, le contrat de séjour ayant pris fin avec le rejet de son recours par la CNDA.

Avocat : SEGUIN & KONRAT

12 mars 2025
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406733

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. I, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 23 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux anciens et stables en France. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BEGUIN

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407237

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du préfet des Côtes-d'Armor retirant l'attestation de demande d'asile de M. B, faute de preuve d'une délégation de signature valable pour cet acte. En revanche, le tribunal a rejeté les autres moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an, estimant notamment que le signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution s'appuie sur les articles L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'annulation, et sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du même code pour le rejet des autres conclusions.

Avocat : BEGUIN

11 mars 2025• 5ème Chambre
CAA44Décision

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT02950

Avocat : BEGUIN

7 mars 2025• 3ème Chambre
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2300253

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative, qui contestait les arrêtés du président de la communauté d'agglomération de Chaumont fixant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et demandait le versement rétroactif d'une nouvelle bonification indiciaire (NBI). Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit au soutien des conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation au versement de la NBI a également été rejetée comme irrecevable, faute de liaison préalable du contentieux. Enfin, les conclusions de la communauté d'agglomération tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : BEGUIN

4 mars 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108205

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 15 juillet 2021 l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, celle-ci ayant été confirmée par un jugement définitif. Il juge également que l'arrêté est suffisamment motivé et ne méconnaît pas les dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que l'intéressé était dans l'impossibilité de quitter le territoire.

Avocat : SEGUIN & KONRAT

28 février 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315862

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire à la demande de M. D, qui conteste un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot) posé en 2014 par le CHU d'Angers, remis en cause en 2023 après la découverte d’une myélopathie cervicarthrosique. L’expertise vise à déterminer si la prise en charge était conforme aux règles de l’art et à évaluer les préjudices subis. L’ONIAM a été mis hors de cause, le dommage n’étant pas imputable à un acte non fautif relevant de la solidarité nationale. La décision se fonde sur les articles R. 532-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : SELARL BEGUIN

28 février 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501249

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B tendant à la suspension de son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le maire de Trappes. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de sa situation financière et compte tenu du versement d'un préavis et d'une indemnité de licenciement. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en ce qui concerne le respect des droits de la défense et l'absence d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Avocat : BEGUIN

27 février 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419793

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de 36 mois et d'une assignation à résidence. Le tribunal a validé la substitution de base légale demandée par le préfet, fondant l'obligation de quitter le territoire sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (absence de titre de séjour en cours de validité). Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés, et a également rejeté la contestation de l'assignation à résidence du 11 décembre 2024.

Avocat : SEGUIN & KONRAT

26 février 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403997

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante sénégalaise, contestant l’interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de 12 mois prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), compte tenu de la brièveté de son concubinage et de son défaut d’insertion sociale. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant), faute d’éléments suffisants. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 612-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SEGUIN & KONRAT

25 février 2025• OQTF 6 semaines - 3ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201217

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de la commission nationale d'agrément et de contrôle du conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal a jugé que la décision était légale, car M. B, ressortissant étranger, ne justifiait pas d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans à la date de la décision, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, dans sa version issue de la loi du 25 mai 2021. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : GUINOT

21 février 2025• Chambre 1
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407068

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en référé suspension de Mme B A, épouse C, contre l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 15 octobre 2024 déclarant d'utilité publique l'acquisition de son immeuble à Corps-Nuds. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée satisfaite, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Il a notamment écarté les arguments relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de publication, au détournement de procédure (fondé sur l'article L. 511-1 du code de l'expropriation) et à l'erreur d'appréciation, en retenant que l'état de dangerosité du bien justifiait l'utilité publique de l'opération. La demande de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Avocat : BEGUIN

20 février 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500524

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant éthiopien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que l'impossibilité de prendre les empreintes digitales de M. A, malgré deux tentatives, constituait une fraude justifiant le refus sur le fondement de l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : BEGUIN

18 février 2025• Eloignement urgent
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408435

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 21 septembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. C A, ressortissant portugais, à quitter le territoire français. Le tribunal estime que les faits reprochés (violences en état d'ivresse et conduite en état alcoolique) constituent un acte isolé insuffisant pour caractériser une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Compte tenu de la résidence en France depuis 54 ans et de la situation familiale de l'intéressé, la décision est entachée d'une inexacte application des textes. Par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de destination et l'interdiction de circulation sont également annulées. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET JOVY GUINCESTRE

17 février 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500525

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 21 janvier 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII avait refusé à M. B, un ressortissant éthiopien demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas établi que M. B avait volontairement altéré ses empreintes digitales, et qu'un simple dysfonctionnement technique de l'appareil de prise d'empreintes ne pouvait être exclu. En conséquence, la décision de refus a été considérée comme entachée d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 551-9 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BEGUIN

14 février 2025• Eloignement urgent