584 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
584
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 518
Avec résumé IA
Avocat : SCP DEGIOANNI PONTACQ GUY-FAVIER
Avocat : GUYON
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions du 13 juin 2024 par lesquelles la commission de l'académie de Grenoble avait refusé aux enfants B et C l'autorisation d'instruction en famille. Les requérants invoquaient notamment l'urgence liée à la rentrée scolaire et des moyens tirés de l'incompétence, de la composition irrégulière de la commission et d'une erreur de droit au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-4 du code de l'éducation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été intégralement rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 juin 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour cinq mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'établit pas que son permis est indispensable pour son activité professionnelle ou familiale, et que son comportement routier dangereux (93 km/h au lieu de 50) justifie le maintien de la mesure au nom de la sécurité routière. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté du préfet de l'Hérault l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité ayant reçu délégation et qu'il était suffisamment motivé. Il a également considéré que le requérant, qui ne justifiait pas de ressources suffisantes, pouvait être considéré comme une charge déraisonnable pour le système d'assistance sociale, ce qui permettait de l'obliger à quitter le territoire en application de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : GUY
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. et Mme B concernant les refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs enfants. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, car la condition d'urgence n'était pas remplie et la demande était manifestement mal fondée. Les décisions attaquées, prises par le rectorat de l'académie de Clermont-Ferrand, refusaient l'autorisation au titre de l'année scolaire 2024-2025. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 131-5 du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Drôme suspendant le permis de conduire de M. A pour huit mois. Le requérant invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle et plusieurs moyens de légalité, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et de procédure contradictoire, ainsi qu'une erreur d'appréciation. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Désistement de requête en annulation d'un permis de construire. Le Tribunal administratif de Caen donne acte du désistement pur et simple de M. et Mme C, qui contestaient un arrêté du maire de Trouville-sur-Mer autorisant des travaux d'extension et de surélévation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a plus de litige. Les conclusions de la commune et du bénéficiaire du permis tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Avocat : NGUYEN
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 1er février 2024 mettant en demeure le GAEC Ferme de la verrerie de cesser l'exploitation de parcelles agricoles. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas de justifications suffisantes sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation économique, notamment en l'absence de précisions sur ses capacités financières ou l'imminence des sanctions. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TANGUY
Avocat : JURISGUYANE
Avocat : ABENA OWONO GUY
Avocat : GUYOT DOMINIQUE