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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 917

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HAMEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303262

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires et de plusieurs habitants du 30, rue de Turbigo à Paris, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 10 octobre 2022 autorisant le changement de destination de locaux commerciaux en hébergements hôteliers. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la maire ayant délégué sa signature à la cheffe de circonscription compétente. Il a également jugé que le moyen de fraude n'était pas fondé, rappelant que l'administration n'a pas à vérifier la validité de l'attestation du pétitionnaire sur sa qualité pour déposer la déclaration préalable, sauf en cas d'informations manifestes établissant une fraude, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur la base des articles R. 423-1 du code de l'urbanisme et des principes régissant l'instruction des déclarations préalables.

Avocat : CABINET BOUYEURE, BAUDOUIN, DAUMAS, CHAMARD, BENSAHEL(SCP)

14 avril 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501429

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la commune de Roubion d'une demande de résiliation d'un contrat d'affermage et d'expulsion de la délégataire, Mme B, pour défaut de paiement des redevances. Le juge a constaté que les parties étaient parvenues à un accord amiable de résiliation du contrat et que la délégataire avait proposé de restituer les clés, rendant ainsi sans objet les demandes principales d'expulsion et de résiliation. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en rejetant les conclusions provisionnelles de la commune, la créance étant sérieusement contestable, et les demandes reconventionnelles de Mme B.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ZOUATCHAM

14 avril 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505857

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B... contestant le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de le reconnaître comme prioritaire pour un hébergement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un risque imminent de perte de son hébergement actuel en centre d’accueil pour demandeurs d’asile. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : HAMIDI

14 avril 2025
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509782

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une famille de huit personnes sans abri demandant un hébergement d'urgence. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait orienté la famille vers un centre d'hébergement d'urgence temporaire, en attendant un transfert vers un hébergement pérenne. En l'absence d'élément établissant que cette solution était inadaptée ou que la famille n'en avait pas été informée, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie et a rejeté la requête. La décision applique les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : HAMIDI

12 avril 2025
TA34Ordonnance

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502584

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en référé liberté de M. B, qui contestait la décision d'irrecevabilité de sa demande d'asile prise par le préfet de Vaucluse le 7 avril 2025. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et que la requête est mal fondée, car le requérant n'apporte pas la preuve d'un risque nouveau pour sa vie en cas de retour au Congo. La décision rappelle que les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français ne sont pas justiciables des procédures de référé, sauf en cas de changements de circonstances excédant le cadre normal de leur exécution. Les textes appliqués sont l'article L. 521-2 du code de justice administrative et les articles L. 753-1, L. 753-5 et L. 754-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DELCHAMBRE

11 avril 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500542

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé que l'urgence était certes caractérisée, mais que l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'était pas grave et manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier de son ancienneté de séjour à Mayotte et de liens familiaux stables par des pièces probantes. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : AHAMADA

11 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301267

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société HDP Interactive et de M. C B contestant les sanctions prononcées par la commission du contrôle de la réglementation du CNC (avertissement, remboursement d’aides et sanction pécuniaire). Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la commission, d’irrégularité de procédure pour défaut d’indépendance et d’impartialité au regard de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, ainsi que les moyens de fond (erreurs de droit, de fait, défaut de motivation). La solution retenue confirme la légalité de la décision de la commission, en application des articles L. 423-1 et R. 423-3 du code du cinéma et de l’image animée.

Avocat : CABINET LAUDE, ESQUIER, CHAMPEY (ASSOCIATION)

11 avril 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302938

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 4 janvier 2023 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'abroger un arrêté d'expulsion de 1985 concernant M. B. Le tribunal retient un vice de procédure, l'administration n'ayant pas communiqué à l'intéressé l'avis de la commission d'expulsion, le privant ainsi d'une garantie prévue à l'article L. 632-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : HAMZA

10 avril 2025• 2ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2403651

Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de l'association tutélaire de gestion, agissant en tant que tuteur de M. B, un ressortissant afghan bénéficiant de la protection subsidiaire. Le requérant contestait les arrêtés du préfet du Gard du 23 août 2024 ordonnant son expulsion et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la présence de M. B constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et a écarté les moyens tirés de l'irrégularité de la procédure, de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation. Par conséquent, la demande d'annulation des arrêtés et les conclusions accessoires (injonction, frais de justice) ont été rejetées.

Avocat : HAMZA

10 avril 2025• 2ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307599

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Montesson du 5 avril 2023 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’un pylône d’antennes. Par un mémoire du 15 septembre 2023, les sociétés requérantes se sont désistées de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 10 avril 2025.

Avocat : HAMRI

10 avril 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411403

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant libyen, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait un défaut de motivation, un défaut d’examen de sa situation, ainsi que la méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d’établir avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également rejeté les autres moyens, M. A n’ayant produit aucune pièce à l’appui de sa requête. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et d’astreinte.

Avocat : MOHAMED

10 avril 2025• 5ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426953

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public, ce dernier étant inopérant car non retenu par le préfet. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOHAMED

10 avril 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA69Ordonnance

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408783

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B A d’une requête visant à obtenir la communication de documents refusés par le syndicat des eaux du bassin de l’Ardèche (SEBA). Le requérant s’est désisté purement et simplement de son action après que le SEBA a transmis les documents demandés. Par une ordonnance du 10 avril 2025, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

10 avril 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307539

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS La Foncière de la Combelle, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Eurre du 22 septembre 2023 refusant son permis d'aménager pour la création de 8 lots à bâtir. Le tribunal a estimé que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, en application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, en raison de l'insuffisance du réseau public d'eau potable nécessitant des travaux de renforcement sans que la commune puisse en fixer le délai. Les autres moyens soulevés par la société ont été jugés inopérants. La demande de la société au titre des frais de justice a été rejetée, de même que celle de la commune.

Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC

9 avril 2025• 4ème Chambre
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301151

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société Cance Développement, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés pour 2017 et 2018. Le litige portait sur la déductibilité d'abandons de créances consentis à sa filiale, que l'administration avait requalifiés en aides financières non déductibles. Le tribunal a jugé la procédure de rectification régulière, la proposition de rectification étant suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a confirmé que les abandons de créances, présentés comme relevant d'un intérêt de groupe, ne pouvaient être déduits car ils ne constituaient pas des aides à caractère commercial au sens de l'article 39 du code général des impôts.

Avocat : SELARL DALEAS-HAMTAT-GABET

9 avril 2025• CHAMBRE 1
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400738

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte rejette la requête de M. A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal juge que la demande de titre, présentée par voie postale pour un motif relevant des liens privés et familiaux, était irrégulière car le préfet n'avait pas autorisé ce mode de dépôt. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision implicite susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

9 avril 2025
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500546

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de Mayotte refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, car il s’agissait d’une première demande et que le requérant n’établissait pas de préjudice grave et immédiat. Les conclusions à fin d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

Avocat : AHAMADA

9 avril 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2202913

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B contestant la légalité de trois permis de construire délivrés par le maire de Pessac à M. E pour la construction d’un garage. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Bordeaux Métropole. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour Mme B de justifier d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, les conditions d’occupation ou de jouissance de son bien n’étant pas directement affectées par le projet autorisé.

Avocat : DELCHAMBRE

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401807

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La magistrate désignée a constaté que la demande, présentée par courrier, était irrégulière car elle aurait dû être effectuée via le téléservice prévu par l’arrêté du 31 mars 2023, en application des articles R. 431-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers. En l’absence d’impossibilité d’utiliser ce service, le silence de l’administration n’a pu faire naître une décision faisant grief. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

9 avril 2025
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403345

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour sa fille mineure sourde. Le juge a estimé que les éléments fournis, notamment la surdité et les vertiges, ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, ni un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, comme exigé par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des règles de procédure, les considérant comme non fondés.

Avocat : CHAMPILOU

9 avril 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE