959 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
959
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 267
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné deux requêtes de Mme B... concernant, d'une part, l'annulation d'un titre de perception émis par le CHRU de Tours pour un trop-perçu de rémunération de 20 615,02 euros, et d'autre part, l'annulation de la décision du 25 janvier 2023 l'admettant à la retraite pour invalidité à compter du 1er juillet 2022. La juridiction a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la décision d'admission à la retraite était devenue définitive faute de contestation dans les délais, rendant irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre le titre de perception. Les moyens relatifs aux irrégularités formelles du titre de perception ont été écartés comme infondés ou inopérants. La solution s'appuie sur les règles de procédure contentieuse administrative et les principes régissant la prescription des créances publiques.
Avocat : SELARL ETHIS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné deux requêtes de Mme B..., agent du CHRU de Tours, contestant un titre de perception de 20 615,02 euros pour trop-perçu de rémunération (n° 2302910) et la décision du 25 janvier 2023 l'admettant à la retraite pour invalidité à compter du 1er juillet 2022 (n° 2303410). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que la décision de mise à la retraite était devenue définitive faute de recours dans les délais, rendant irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre le titre de perception. Il a également écarté les moyens de forme et de fond relatifs au titre de perception et au brevet de pension, considérant que les sommes réclamées étaient fondées sur une situation régulière de radiation des cadres. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SELARL ETHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 4 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître comme prioritaire et urgente la demande d'hébergement de Mme D..., mère de cinq enfants gravement malades. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque imminent d'expulsion et de l'incompatibilité de l'état de santé des enfants avec une vie à la rue. Il a également retenu que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 441-2-3 III° du code de la construction et de l'habitation et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B... pour ses deux enfants. L’annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, la préfète n’ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros à l’avocate de M. B... au titre des frais d’instance.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née du silence de la préfète de l'Isère, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et ne pouvait être ordonnée dans le cadre de cette procédure d'urgence.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C... de ses conclusions tendant à enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui fixer un rendez-vous pour signer son contrat d'intégration républicaine, la requérante ayant obtenu satisfaction en cours d'instance. Malgré ce désistement, le tribunal a condamné l'OFII à verser 600 euros à Mme C... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d’un certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Avocat : THISSE
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de la part de la préfète de l'Isère. La requérante, qui avait sollicité l'aide juridictionnelle provisoire pour faire valoir une atteinte grave à une liberté fondamentale, a été admise à ce titre. En l'absence d'objet du litige, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à son conseil au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un certificat de résidence de 10 ans à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car l'attestation de prolongation d'instruction délivrée à l'intéressée ne l'autorisait pas à travailler, ce qui entravait ses études d'infirmière et ses besoins financiers. Il a également considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 7 bis d) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de la requérante dans un délai d'un mois.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B... visant à constater l’inexécution d’une précédente ordonnance du 12 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l’Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a relevé que l’attestation de prolongation d’instruction délivrée ne permettait pas de travailler sans condition, mais a considéré que la délivrance imminente d’une carte de séjour pluriannuelle régularisait la situation. En conséquence, il a rejeté la requête de M. B..., estimant qu’il n’y avait pas lieu de modifier les mesures ordonnées ni d’assortir l’injonction d’une astreinte.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur la demande de Mme A... visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 19 décembre 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, mesure qui n'avait pas été exécutée. Le juge des référés a fait droit à la demande en prescrivant à nouveau cette délivrance sous astreinte de 50 euros par jour de retard, dans un délai de huit jours. Il a en revanche rejeté la demande de frais de justice présentée par la requérante.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 2 octobre 2023 par laquelle l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C... A..., un demandeur d'asile congolais. Le tribunal retient que l'OFII, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits du requérant, notamment que son absence à deux convocations était justifiée par son état de santé. Dès lors, la décision méconnaît les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. C... A... dans ses droits dans un délai de huit jours, sans astreinte.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre le refus implicite de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, car le requérant n'avait pas démontré sa vulnérabilité à la date de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et R. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... A..., ressortissante angolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante n'établissant pas de menace personnelle en cas de retour en Angola. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La demande d'annulation a donc été rejetée.
Avocat : MATHIS
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du jury de l'université de Tours refusant la validation du master 2 de M. D... B..., faute pour l'université d'avoir justifié de l'affichage régulier de l'arrêté nommant la présidente du jury, en méconnaissance de l'article VI-4.2 du règlement des études. Le tribunal enjoint à l'université de réexaminer la situation de l'étudiant dans un délai de deux mois et condamne l'université à verser 1 500 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
Avocat : SELARL ETHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision orale du 12 décembre 2023 par laquelle le préfet de l’Isère a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que le refus d’enregistrement, motivé par l’absence de pièces, constituait une décision faisant grief et que la préfecture n’avait pas démontré que le dossier était incomplet au sens des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est l’annulation de la décision, avec injonction à la préfète de l’Isère d’enregistrer la demande et de délivrer un récépissé dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 23 mars 2025 par lequel la préfète de la Savoie avait obligé M. A..., ressortissant congolais, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que le droit d'être entendu du requérant, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été méconnu, car il n'avait pas pu présenter utilement ses observations sur la mesure d'éloignement, notamment en raison d'un refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour ultérieurement annulé par un jugement du 8 janvier 2026. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (OQTF, pays de renvoi, interdiction de retour) ont été annulées. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente.
Avocat : MATHIS
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, concerne l'exécution d'un précédent jugement du 28 juillet 2025 qui avait annulé une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d'un an, et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C.... Saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le juge constate que l'administration n'a pas exécuté le jugement en se bornant à délivrer une attestation de prolongation d'instruction sans réexaminer la demande de titre de séjour. En conséquence, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de la préfète de l'Isère, à défaut pour elle de justifier avoir procédé à ce réexamen dans un délai d'un mois.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration a délivré à l’intéressé un certificat de résidence algérien, rendant sans objet les conclusions principales. Par ordonnance, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : THISSE