Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2512153
lundi 19 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2512153 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MATHIS |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C... de ses conclusions tendant à enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui fixer un rendez-vous pour signer son contrat d'intégration républicaine, la requérante ayant obtenu satisfaction en cours d'instance. Malgré ce désistement, le tribunal a condamné l'OFII à verser 600 euros à Mme C... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 novembre 2025, Mme A... C..., représentée par Me Mathis, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui fixer une date de rendez-vous afin de lui permettre de suivre son parcours personnalisé d’intégration républicaine et de signer son contrat d’intégration républicaine, dans un délai de 7 jours à compter de la réception de la présente ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai ;
2°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 600 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la carence de l’OFII la place dans une situation d’urgence dès lors que sa demande de renouvellement de titre de séjour ne peut aboutir sans la production du contrat d’intégration républicaine.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 décembre 2025, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
il n’y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors que le contrat d’intégration républicaine a été signé le 11 décembre 2025 ;
la situation de la requérante avant la régularisation ne constituait pas une urgence dès lors qu’elle a toujours bénéficié d’attestations de prolongation d’instruction.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 30 décembre 2025, Mme C... déclare se désister de l’instance tout en maintenant ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».
Dans son mémoire enregistré le 30 décembre 2025, Mme C... a indiqué se désister de ses conclusions à fin d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 600 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 :
Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction de Mme C....
Article 2 :
L'Office français de l'immigration et de l'intégration versera une somme de 600 euros à Mme C... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Grenoble le 19 janvier 2026.
La juge des référés,
M. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 19 novembre 2025, Mme A... C..., représentée par Me Mathis, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui fixer une date de rendez-vous afin de lui permettre de suivre son parcours personnalisé d’intégration républicaine et de signer son contrat d’intégration républicaine, dans un délai de 7 jours à compter de la réception de la présente ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai ;
2°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 600 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la carence de l’OFII la place dans une situation d’urgence dès lors que sa demande de renouvellement de titre de séjour ne peut aboutir sans la production du contrat d’intégration républicaine.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 décembre 2025, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
il n’y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors que le contrat d’intégration républicaine a été signé le 11 décembre 2025 ;
la situation de la requérante avant la régularisation ne constituait pas une urgence dès lors qu’elle a toujours bénéficié d’attestations de prolongation d’instruction.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 30 décembre 2025, Mme C... déclare se désister de l’instance tout en maintenant ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B..., première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».
Dans son mémoire enregistré le 30 décembre 2025, Mme C... a indiqué se désister de ses conclusions à fin d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 600 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 :
Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction de Mme C....
Article 2 :
L'Office français de l'immigration et de l'intégration versera une somme de 600 euros à Mme C... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Grenoble le 19 janvier 2026.
La juge des référés,
M. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.