6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 500
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 655
Avec résumé IA
Avocat : HUARD
Avocat : HUSSON
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 novembre 2022 par lequel le préfet de la Savoie refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant serbe entré en France avant l'âge de treize ans. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de refuser le titre, en application de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'absence de cette consultation rendait la procédure irrégulière. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en tant que travailleur salarié saisonnier. La juridiction a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fondant son refus sur un risque de détournement de l'objet du visa, car le requérant n'a pas démontré l'adéquation entre ses qualifications et l'emploi sollicité. La décision s'appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. La juridiction a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur un risque de détournement de l'objet du visa, car le requérant n'a pas justifié de l'adéquation entre ses qualifications et l'emploi d'ouvrier arboricole sollicité. La décision s'appuie sur les articles L. 5221-2 du code du travail et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an. Le juge a admis la substitution de base légale demandée par le préfet, passant du 1° au 2° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du maintien irrégulier de l’intéressé après l’expiration de son visa. La décision a été jugée suffisamment motivée et non entachée de défaut d’examen, et les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, afin de remédier à un dysfonctionnement technique de la plateforme en ligne de la préfecture de l'Isère qui l'empêchait d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'expiration imminente du titre de séjour de l'intéressé. Il a enjoint au préfet de convoquer M. B à un rendez-vous avant le 22 septembre 2024, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B, ressortissante algérienne, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure face aux difficultés persistantes de l'intéressée à obtenir un rendez-vous, la privant de tout document justifiant de la régularité de son séjour et de ses droits sociaux. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 30 mai 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature valable. Il a estimé que l'OFII avait légalement appliqué l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. B des exigences des autorités, puisqu'il avait présenté une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Espagne. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré du défaut d'examen de la vulnérabilité n'était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de la Savoie refusant d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car M. B ne justifiait pas résider hors de France à la date de sa saisine, condition posée par l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a écarté le moyen tiré de l'inconventionnalité de cette disposition au regard de l'article 11 de la directive 2008/115/CE, estimant que cette directive ne définit pas les conditions de recevabilité d'un recours contre un refus d'abrogation.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, ressortissante nigériane, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant faute de demande de communication des motifs, et que la situation de la requérante ne relevait pas des cas de refus prévus à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Suspension de fonctions d'un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse. Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du garde des sceaux, se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Strasbourg, compétent en vertu des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, car le requérant est affecté à Thionville (Moselle). La solution retenue est le renvoi pour raison de compétence territoriale.
Avocat : SCP IOCHUM
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son ordonnance du 18 septembre 2023, a prononcé une astreinte de 200 euros par jour à l’encontre du préfet de l’Isère pour inexécution de l’injonction de réexaminer la demande de regroupement familial de M. A. La juridiction a constaté que le préfet n’avait pas justifié de l’exécution de cette décision, malgré le délai de trois mois imparti. Cette solution est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative, qui permet d’assortir une injonction d’une astreinte en cas d’inexécution.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé-suspension par la SNC Opus Investissements, acquéreur évincé, contestant la décision de préemption du 22 juillet 2024 prise par le directeur général de la société Habitat Social Français (HSF) sur un bien immobilier parisien. Le juge des référés a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par HSF, constatant que la requête au fond avait bien été déposée. Il a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'irrégularité de la subdélégation du droit de préemption, et de l'absence de projet réel. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance statue sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'urbanisme (notamment L. 213-2, R. 142-15, R. 213-21).
Avocat : CABINET LHUMEAU, GIORGETTI, HENNEQUIN & ASSOCIES - LGH & ASSOCIES (SELAS)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 13 mars 2024, dans une structure d'hébergement adaptée. Constatant l'absence d'offre d'hébergement malgré la décision de la commission et l'urgence persistante, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 80 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement opposable.
Contentieux de pleine juridiction en matière environnementale. Le Tribunal administratif d'Orléans constate, par ordonnance, qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Fleury Pièces Auto. Celle-ci demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral de mise en demeure pris sur le fondement de l'article L. 171-7 du code de l'environnement. Le tribunal a jugé que l'exécution complète des travaux prescrits par la mise en demeure, intervenue en cours d'instance, privait d'objet le recours. La demande de frais irrépétibles présentée par la société a été rejetée.
Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant dominiquais, visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a considéré que, bien que la condition d'urgence soit remplie du fait du placement en rétention, l'atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas caractérisée. La décision a retenu que la menace pour l'ordre public, résultant de multiples condamnations pénales, justifiait la mesure d'éloignement, nonobstant l'ancienneté du séjour et la présence familiale en Guadeloupe.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir M. et Mme A dans une structure d'hébergement adaptée. Les requérants avaient été reconnus prioritaires par la commission de médiation le 18 avril 2024, mais aucune offre ne leur avait été proposée. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 80 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance.