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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 500

Décisions totales

383 581

Ordonnances

268 067

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HUEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511855

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'OFII du 4 avril 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la vulnérabilité, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l’entretien préalable requis par l’article L. 744-6 du CESEDA avait bien eu lieu. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

28 mai 2025• 8e Section - MESD
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406171

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que la décision expresse de refus du 24 mars 2025 s'était substituée à la décision implicite, rendant le moyen de défaut de motivation inopérant. Il a également estimé que M. A ne justifiait pas d'une présence continue en France ni d'une activité professionnelle stable et autorisée, et a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son intégralité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : EHUENI

28 mai 2025• 6ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503077

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association foncière de remembrement (AFR) de Holling. Celle-ci demandait d'enjoindre à la direction départementale des finances publiques de la Moselle de lui transmettre les codes d'ordonnancement des dépenses, en raison d'un blocage de son fonctionnement. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors que la légitimité du président, M. A, était contestée, le précédent bureau étant toujours en fonction jusqu'en 2027. La demande d'astreinte et les conclusions au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : SCP IOCHUM & GUISO

28 mai 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304524

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de Mme A F tendant à l’annulation du refus implicite du ministre de l’Europe et des affaires étrangères de retirer un arrêté du 29 mars 2010 acceptant un legs. Le tribunal a d’abord écarté l’exception d’incompétence de la juridiction administrative, jugeant que le litige portait sur la décision de ne pas rapporter l’acceptation du legs, et non sur la validité du legs lui-même. Sur le fond, il a rejeté la requête en considérant que l’incompétence alléguée de la Commission interministérielle pour l’étranger (CIME) était inopérante pour caractériser une fraude, et que les éléments invoqués ne démontraient pas que l’administration avait commis une erreur manifeste d’appréciation en refusant de retirer l’acte. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 241-1 et L. 241-2 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : CABINET PHUSIS AVOCATS (SEL)

28 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302148

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix radié des cadres par le ministre de l'intérieur suite à sa condamnation pénale pour agression et harcèlement sexuels. Le tribunal a jugé que l'administration était tenue de prononcer cette radiation en raison de l'interdiction définitive d'exercer la profession de fonctionnaire de police, prononcée avec exécution provisoire, et qu'aucun reclassement n'était possible. Il a écarté les moyens d'illégalité, notamment ceux tirés de la rétroactivité, du défaut de reclassement ou de l'absence de caractère définitif du jugement pénal, en application des articles L. 550-1 du code général de la fonction publique et L. 114-2 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS

28 mai 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504679

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’une décision implicite de la commission de médiation de l’Isère refusant de reconnaître le caractère urgent et prioritaire de la demande d’hébergement de M. A. La préfète de l’Isère a fait valoir que la commission avait, par une décision du 27 mars 2025, finalement reconnu la demande comme prioritaire. Le tribunal a constaté que la requête en suspension était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Les conclusions accessoires ont été rejetées, et l’aide juridictionnelle provisoire a été refusée.

Avocat : SCHURMANN

28 mai 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317917

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du préfet de police d’octroyer le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment le défaut de saisine de la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives, n’étaient pas fondés. Il a également considéré que l’administration n’avait commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur manifeste d’appréciation. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution et les principes régissant le concours de la force publique.

Avocat : CABINET LHUMEAU, GIORGETTI, HENNEQUIN & ASSOCIES - LGH & ASSOCIES (SELAS)

27 mai 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426674

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en avril 2022, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, malgré une injonction judiciaire. Cette carence a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par Mme B et ses quatre enfants. Le tribunal a estimé que le préjudice justifiait une indemnisation de 3 000 euros, rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410355

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 16 avril 2024, a constaté que la préfète de l’Isère avait délivré à Mme A un titre de séjour valable et qu’il devait être tenu pour acquis que M. A avait également obtenu le sien. En conséquence, le tribunal a jugé que la demande d’exécution avait perdu son objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires ont été rejetées, les requérants bénéficiant de l’aide juridictionnelle.

Avocat : HUARD

27 mai 2025• 3ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2407052

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil lors de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable était régulière, notamment car l'évaluation de sa vulnérabilité avait été réalisée conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, dont le défaut de motivation et le vice de procédure, ont été écartés.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

27 mai 2025• 8ème Chambre
TA75Ordonnance• Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432970

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision de Paris Habitat relative à l'attribution d'un logement social. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen intelligible de nature à établir l'illégalité de la décision attaquée, en violation des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe, la requérante n'a pas fourni d'argumentation ou de pièces justificatives. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'inviter à nouveau le requérant à la régulariser.

Avocat : CABINET LHUMEAU, GIORGETTI, HENNEQUIN & ASSOCIES - LGH & ASSOCIES (SELAS)

27 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502047

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant macédonien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'avis du collège de médecins de l'OFII, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les erreurs d'appréciation, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant celles d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 425-9, L. 612-7, L. 612-8, L. 612-10) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : HUARD

27 mai 2025• 3ème Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506850

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne une requête en excès de pouvoir présentée par M. A B, visant l’annulation d’une décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur relative à une demande de naturalisation. La juridiction constate que cette requête est un double d’une autre requête déjà enregistrée sous le numéro 2506557. En application des principes de bonne administration de la justice, elle ordonne la radiation de la requête n° 2506850 du registre du greffe, l’instruction se poursuivant sous le numéro initial. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision reposant sur la gestion procédurale des dossiers.

Avocat : CHOWDHURY

26 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505026

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et de procédure, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu de l'intéressé avait été respecté lors de son audition par les services de police, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : SCHURMANN

26 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505002

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme A. Le juge a constaté que la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 19 août 2025 et maintenant les droits de l'intéressée, faisait échec à la présomption d'urgence. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-10 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HUARD

26 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504737

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 19 mars 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation financière et familiale précaire de la requérante, mère isolée d'un enfant allemand. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut d'examen sérieux de la demande de changement de statut et erreur de fait. La suspension est ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et une injonction est prononcée pour délivrer une autorisation provisoire de séjour avec travail sous astreinte.

Avocat : SCHURMANN

26 mai 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503129

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Morbihan retirant l'agrément de policier municipal de M. B et de l'arrêté du maire de Vannes prononçant sa radiation des cadres. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les revenus de remplacement et les ressources du foyer permettant de faire face aux charges, et que l'intérêt public s'opposait à la suspension compte tenu de la gravité des faits de violences intrafamiliales commis par l'agent. Aucun des moyens soulevés, notamment le vice de procédure, l'erreur d'appréciation ou l'absence de reclassement, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP IOCHUM GUISO HURAULT

26 mai 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401253

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a rétabli ces conditions de manière rétroactive, rendant les conclusions principales de la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

23 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503666

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. A, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour d'un an. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, le tribunal estimant que l'éloignement du père porterait atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant français né en février 2025. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes (refus de délai, pays de renvoi, interdiction de retour) sont annulées. Les conclusions à fin d'injonction sont rejetées, le jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution.

Avocat : SCHURMANN

23 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503315

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une mineure se déclarant âgée de 16 ans, à qui le département de la Gironde avait refusé l'admission à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, compte tenu des doutes sur la minorité de l'intéressée et de la saisine parallèle du juge des enfants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code civil, sans faire droit à la demande d'accueil provisoire d'urgence.

Avocat : HUGON

23 mai 2025