729 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
729
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 621
Avec résumé IA
Avocat : RIACHY
Avocat : SUCHY
Avocat : SARL ARCHYS
Avocat : FLICHY GRANGE AVOCATS
Avocat : FACTORHY AVOCATS
Avocat : DOOKHY
Avocat : DRAHY
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. A, ressortissant ivoirien, contre un arrêté préfectoral du 22 novembre 2022 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant contestait notamment une erreur de fait sur la résidence de ses parents et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), en raison de son insertion professionnelle et de son isolement en cas de retour. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BERAHYA LAZARUS
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 4 mai 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa a refusé un visa de long séjour à Mme B D. La commission avait fondé son refus sur le même motif que celui déjà annulé par un précédent jugement du 3 avril 2023, à savoir l'âge de la demanderesse, sans tenir compte de l'autorité de la chose jugée. Le tribunal estime que ce motif est identique à celui déjà censuré et que la commission n'a pas examiné la demande au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.
Avocat : MARQUES - MELCHY
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien titulaire d'une carte de séjour espagnole, contestant les arrêtés du préfet de police du 21 juin 2024 l'obligeant à quitter la France sans délai et lui interdisant le retour pour 24 mois. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit et de fait : en application de l'article 21 de la convention de Schengen et de l'article 6 du règlement (UE) 2016/399, M. B, en possession d'un titre de séjour valide délivré par un État membre, pouvait séjourner librement en France pour moins de trois mois sans constituer une menace pour l'ordre public. La solution retenue est l'annulation des arrêtés contestés.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour objectiver les nuisances sonores alléguées par M. D, propriétaire voisin de la salle des fêtes de la commune de Verrières. Le juge a estimé que la seule allégation de troubles sonores justifiait la mesure, malgré l’absence de preuves préalables apportées par le requérant. L’expert désigné devra notamment mesurer l’intensité et la fréquence des bruits, évaluer les préjudices subis et proposer des solutions techniques.
Avocat : SCP BADRE HYONNE SENS-SALIS SANIAL ROGER
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel l'Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes avait retiré pour trois mois l'agrément de transport sanitaire de la société J.B.J. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la société requérante (notamment l'irrégularité de la procédure devant le sous-comité des transports sanitaires, le défaut d'information, le détournement de procédure et le caractère disproportionné de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. En conséquence, la condition d'urgence n'ayant pas à être examinée, la requête a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
Avocat : ARCHYS