695 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
695
Décisions totales
383 581
Ordonnances
273 515
Avec résumé IA
Avocat : SIDI-AISSA
Avocat : PUISSANT MARION
Avocat : ISSA
Avocat : SELARL REUTER - DE RAISSAC
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre l’exécution de la délibération n°12-90/APS de la province Sud du 24 janvier 1990, modifiée le 15 juillet 2024, qui augmente le ticket modérateur de l’aide médicale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un préjudice suffisamment grave et immédiat pour les patients concernés. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de l’article 6-3 de la délibération n°12-90/APS de la province Sud, qui augmente le ticket modérateur de l’aide médicale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas démontré un préjudice suffisamment grave et immédiat pour les patients concernés. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à l’existence d’une urgence justifiée. Aucun des moyens soulevés (violation du droit à la santé, détournement de procédure) n’a été examiné au fond en raison de ce défaut d’urgence.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel la préfète des Vosges a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer des conséquences générales liées à l'irrégularité de son séjour sans démontrer un préjudice grave et immédiat. La solution retenue est fondée sur l'absence de justification suffisante de l'urgence, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet du Doubs l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français du 16 janvier 2024, qui servait de base légale à l'assignation, avait été régulièrement notifié à l'intéressé. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, considérant que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixe des règles de procédure spéciales qui dérogent aux dispositions générales du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, visant à annuler l'arrêté du préfet de la Meuse du 25 juillet 2024 l'assigné à résidence pour un an. Le tribunal a fait droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé l'arrêté préfectoral au motif que la durée d'un an excédait le maximum légal de quarante-cinq jours renouvelable deux fois, prévu à l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur de droit a conduit à l'annulation de la décision sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du 18 juillet 2024 accordant le concours de la force publique pour son expulsion, ou subsidiairement la suspension de cette procédure. Le juge a considéré que les conclusions principales à fin d'annulation étaient manifestement irrecevables, car le juge des référés ne peut prononcer une telle annulation. Les conclusions subsidiaires, relatives à l'exécution d'une décision de justice judiciaire, ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative.
Avocat : AISSAOUI
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 9 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressé, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, ne justifiait pas d'une insertion professionnelle régulière permettant d'écarter une erreur manifeste d'appréciation. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 613-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.