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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

593 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

593

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : JACEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502179

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer M. A..., ressortissant comorien, à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la remise d'une autorisation provisoire de séjour, sous un délai de quinze jours. La juridiction a retenu que l'inertie de l'administration, empêchant l'accès au guichet et la prise de rendez-vous en ligne depuis le début de l'année 2025, constituait un fonctionnement défectueux du service public. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la situation irrégulière prolongée du requérant et de sa crainte d'une mesure d'éloignement, eu égard à sa vie familiale à Mayotte. L'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

23 octobre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502517

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet de l'Aude du 6 décembre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour pour raisons médicales de M. B..., ressortissant azerbaïdjanais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne justifiant pas l'évolution de son appréciation sur la disponibilité des traitements dans le pays d'origine. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à l'avocat de M. B... au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JACQUINET

23 octobre 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506102

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 fixant la Tunisie comme pays de destination pour l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français de trois ans. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que la qualité de demandeur d'asile en Allemagne n'impliquait pas une décision de transfert vers cet État, et que les risques de traitements inhumains en cas de retour en Tunisie n'étaient pas établis. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 641-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : JACOMINO FAUSTINE

21 octobre 2025• Magistrat M. BULIT
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506119

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2025 fixant l'Algérie comme pays de destination pour l'exécution de deux interdictions judiciaires du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu, ce dernier ayant été respecté par la remise d'un formulaire d'observations. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : JACOMINO FAUSTINE

21 octobre 2025• Magistrat M. BULIT
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304345

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour la requérante de démontrer une contribution effective à l'entretien ou à l'éducation de ses enfants. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence d'éléments probants sur la présence régulière de ses enfants en France.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

17 octobre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501478

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé les arrêtés du 30 octobre 2024 par lesquels le préfet de l’Aude refusait d’admettre au séjour M. et Mme C..., ressortissants géorgiens, et les obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que les requérants justifiaient d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette irrégularité a entraîné l’annulation des décisions de refus de séjour et, par voie de conséquence, des obligations de quitter le territoire français.

Avocat : JACQUINET

16 octobre 2025• 6ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501479

Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème chambre) a annulé les arrêtés du 30 octobre 2024 par lesquels le préfet de l’Aude refusait d’admettre au séjour M. et Mme C..., ressortissants géorgiens, et les obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure, le préfet n’ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que les requérants justifiaient d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : JACQUINET

16 octobre 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328368

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A..., attaché d’administration, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire du 12 octobre 2023 et sa prolongation du 12 février 2024, pris par la maire de Paris après son exclusion de l’INSP pour des faits d’agression sexuelle. Le tribunal a jugé que la suspension était fondée sur l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique, les faits présentant un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité justifiant une mesure conservatoire pour préserver l’intérêt du service. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés, écartant les moyens d’incompétence, de méconnaissance du principe non bis in idem et d’erreur d’appréciation.

Avocat : ZZ_DESACTIVE_DE CASTELBAJAC

16 octobre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502075

Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Aude a refusé d'admettre au séjour M. A..., ressortissant géorgien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur d'appréciation en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A... justifiait d'une présence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation de la décision de refus de séjour entraîne, par voie de conséquence, celle de la mesure d'éloignement.

Avocat : JACQUINET

16 octobre 2025• 4ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500871

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête du GAEC La Ferme de la Vesle et d’autres demandeurs, qui sollicitaient l’extension d’une expertise relative à des désordres affectant une pompe à chaleur. Par une décision du 6 octobre 2025, le Tribunal des conflits a déclaré la juridiction judiciaire seule compétente pour connaître de ce litige. En conséquence, le tribunal administratif se déclare incompétent et rejette les conclusions de la requête. Cette solution est fondée sur la loi des 16-24 août 1790 et le décret du 16 fructidor an III, ainsi que sur la loi du 24 mai 1872 relative au Tribunal des conflits.

Avocat : CABINET JACQUEMET

16 octobre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208305

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de l'EHPAD Les Tamaris, qui sollicitait la restitution partielle de la taxe sur les salaires acquittée au titre des années 2017 à 2019 pour les sommes versées lors du maintien de traitement de ses agents en arrêt maladie. Le tribunal a jugé que ces sommes, bien que constituant des revenus de remplacement, sont versées par l'employeur public en application de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et non par l'intermédiaire d'un régime de sécurité sociale, ce qui les maintient dans l'assiette de la taxe sur les salaires conformément à l'article 231 du code général des impôts. La solution retenue écarte l'application de la documentation fiscale invoquée par le requérant, celle-ci ne concernant que les prestations de sécurité sociale versées par l'entremise de l'employeur. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions subsidiaires tendant à la transmission d'une question au Conseil d'État.

Avocat : FREREJACQUES

15 octobre 2025• 3ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL03030

Avocat : ME JACQUES VINCENS

14 octobre 2025• 3ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA05359

Avocat : JACQUEZ DUBOIS

9 octobre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517191

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait manifestement obstacle au refus d’enregistrement du 30 juillet 2025, ce qui est prohibé par les dispositions de l’article L. 521-3, et ce, indépendamment de la nature non susceptible de recours de ce refus. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : MEGAM JACQUES

9 octobre 2025
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC00936

Avocat : JACQUIN FLORIANE

9 octobre 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501464

Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet de l'Aude du 21 août 2024 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant russe, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'ancienneté de sa présence en France (6 ans), de sa relation avec une ressortissante russe bénéficiaire de la protection subsidiaire et de la naissance de leur enfant. L'obligation de quitter le territoire a été annulée par voie de conséquence. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : JACQUINET

6 octobre 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104042

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme F..., praticienne hospitalière à temps partiel au CHU d'Angers, contestant son reclassement au sixième échelon de son grade suite à l'application du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020. La requérante soutenait notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté collectif de reclassement du 12 octobre 2020 et une erreur dans la prise en compte de son ancienneté. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, la signataire ayant été régulièrement nommée directrice générale du CNG. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge considérant que le courrier du 28 octobre 2020 n'était qu'une attestation et que l'arrêté collectif était légal.

Avocat : JACQUEZ DUBOIS

2 octobre 2025• 7ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503057

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de Meurthe-et-Moselle à l'encontre de M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment considéré que la menace grave pour l'ordre public, résultant d'une condamnation pour viol et violences, justifiait l'expulsion, et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : JACQUEMIN

1 octobre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506058

Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du 16 août 2025 par lequel le préfet de l’Aude avait assigné à résidence M. B..., ressortissant russe, pour une durée de quarante-cinq jours. La décision est fondée sur un défaut d’examen de la situation individuelle de l’intéressé, le préfet n’ayant pas pris en compte des éléments essentiels de sa vie privée et familiale, notamment la présence de son épouse et de son fils bénéficiaires de la protection subsidiaire. Le tribunal applique les dispositions de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, mais retient que l’absence d’examen constitue un vice propre justifiant l’annulation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : JACQUINET

26 septembre 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503723

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... D... épouse C... contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 février 2025. Cet arrêté refusait la délivrance d'un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale", assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante ne démontrait pas la viabilité économique de son activité, condition requise par l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a ainsi estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : ADJACOTAN

25 septembre 2025• 12ème Chambre