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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

74 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

74

Décisions totales

383 581

Ordonnances

236 923

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LABROEffacer tout
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505205

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour et l'arrêté de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (OQTF) et interdiction de retour. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre le refus d'enregistrement, considérant que cette décision ne faisait pas grief, et a rejeté le moyen concernant l'OQTF, estimant que le préfet avait correctement apprécié l'absence de motif de séjour régulier et le caractère proportionné de la mesure au regard de sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-10 et suivants, L. 511-1, L. 512-1) et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : PASCAL LABROT

24 mars 2026• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601981

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à enjoindre à la préfecture de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, car la requérante disposait encore d'une autorisation de séjour valable au moment de la décision. Par conséquent, aucun préjudice grave et immédiat justifiant une mesure conservatoire n'a été reconnu.

1234Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PASCAL LABROT

18 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301893

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné un recours en excès de pouvoir contre la suspension immédiate de cinq mois du droit d'exercice d'un médecin, prononcée par l'ARS Occitanie. Le tribunal a jugé que la décision de suspension, fondée sur l'article L. 4113-14 du code de la santé publique pour danger grave pour les patients, était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a en conséquence annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant une mesure aussi sévère, notamment au regard des éléments produits par l'intéressé et des décisions ultérieures des instances ordinales.

Avocat : LABRO

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505983

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et assorti d'une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation et que la mesure n'était pas disproportionnée au regard du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH, articles L. 423-23 et R. 423-5 du CESEDA). Il a également estimé que le refus d'un délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient légalement fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : PASCAL LABROT

5 mars 2026• 7ème chambre OQTF 6 mois
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506027

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire d’Assas à Mme B... en septembre 2024. Après le retrait de cet arrêté par la commune en octobre 2025, le requérant s’est désisté de sa requête en février 2026. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné la commune et Mme B... à verser chacune 750 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : PASCAL LABROT

17 février 2026
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503963

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aude du 2 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PASCAL LABROT

23 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401415

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Corrèze. Le tribunal a jugé que l'expulsion est une mesure de police administrative et non une sanction pénale, rendant inopérant le moyen tiré de la non-rétroactivité de la loi répressive plus sévère. Il a estimé que la présence de M. A... constituait une menace grave pour l'ordre public en raison de ses nombreuses condamnations pénales, justifiant l'application de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été considérée comme proportionnée et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501812

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Corrèze. Le tribunal a jugé que l'intéressé ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission au séjour en qualité de salarié, ce point étant déjà régi par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, faute pour le requérant de justifier de circonstances exceptionnelles. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302093

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B... demandant l'annulation de l'arrêté du 30 octobre 2023 du président de la communauté d'agglomération du bassin de Brive. Cet arrêté interdisait temporairement l'accès à l'aire d'accueil des gens du voyage de Cana en raison de dégradations et de branchements illicites créant un danger. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris en urgence sur le fondement des pouvoirs de police spéciale, n'avait pas à mentionner d'autres aires d'accueil, contrairement à ce que soutenait la requérante au regard de l'article 4 du décret du 26 décembre 2019. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés étant écartés.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

2 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507911

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., ressortissant ivoirien, qui sollicitait une injonction à la préfecture des Pyrénées-Orientales de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de démarches suffisantes et récentes auprès des services préfectoraux, et en l’absence de préjudice grave et immédiat établi. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’obligation de l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.

Avocat : PASCAL LABROT

6 novembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507279

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension par M. A... contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'exercer comme agent privé de sécurité. Le requérant invoquait l'urgence, liée à la perte de son emploi, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de procédure contradictoire et erreur d'appréciation. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu deux mois pour saisir le tribunal et ne démontrant pas une situation d'urgence particulière. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LABRO

29 octobre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308270

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de Mme C..., agent contractuel de la communauté de communes du Pays Beaume-Drobie, contestant son évaluation professionnelle pour 2022 et les modifications de ses fiches de poste. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les fiches de poste litigieuses constituaient des mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours, et que le compte-rendu d'entretien professionnel n'était pas entaché d'irrégularités substantielles. Il a également considéré que la mise en demeure du 28 septembre 2023 ne faisait pas grief et que les moyens relatifs à l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : PASCAL LABROT

20 octobre 2025• 8ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500007

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée au regard du défaut d'obtention de diplômes après quatre années d'études. Sur le fond, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le caractère réel et sérieux des études n'était pas établi, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention franco-gabonaise.

Avocat : LABRO

1 octobre 2025• 1ère Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400271

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C... tendant à l'annulation de la décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour l'installation d'un pylône de télécommunications. La juridiction a d'abord jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, le projet étant situé à 300 mètres de sa propriété sans visibilité directe. Par ailleurs, les moyens soulevés ont été écartés : le dossier de déclaration préalable était suffisant, le projet relevait bien de cette procédure et non d'un permis de construire, et les dispositions du plan local d'urbanisme autorisaient les équipements techniques nécessaires aux services publics.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

30 septembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506763

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 18 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement, fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour n'étaient entachés ni d'erreur d'appréciation ni de disproportion. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée, l'intéressé bénéficiant déjà d'un avocat commis d'office.

Avocat : PASCAL LABROT

24 septembre 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500951

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 24 novembre 2024 obligeant M. B..., ressortissant cubain, à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder cette mesure sur les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B... était demandeur d'asile et bénéficiait, en application de l'article L. 542-1 du même code, du droit de se maintenir sur le territoire jusqu'à la notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Par conséquent, l'arrêté a été annulé dans son intégralité, y compris les décisions portant refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence.

Avocat : PASCAL LABROT

24 septembre 2025• 6ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501053

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son mariage récent avec une Française et de sa présence en France depuis 2019. Le tribunal a estimé que la relation était récente, que la présence en France avant 2023 n'était pas établie, et que l'intéressé ne justifiait d'aucune insertion sociale ou professionnelle, tout en ayant des attaches familiales en Algérie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

18 septembre 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501309

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. A, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 13 juin 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 2 août 2025. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que le refus de titre de séjour était justifié par la menace à l'ordre public liée au comportement délictuel de l'intéressé, sans nécessité de saisir la commission du titre de séjour. Il a également jugé que les mesures d'éloignement et d'assignation à résidence ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et a rejeté les conclusions accessoires. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 432-1-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

19 août 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400773

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, qui contestait le rejet de sa demande de révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant, assisté d'un avocat, n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

11 juillet 2025• JUGE UNIQUE F CHRISTOPHE
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501170

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant un arrêté préfectoral d'assignation à résidence pris le 17 juin 2025. La requérante soutenait que cet arrêté était privé de base légale car fondé sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 23 novembre 2022, devenue inexécutoire après un an, et que la loi du 26 janvier 2024, portant ce délai à trois ans, n'avait pas d'effet rétroactif. Le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que les nouvelles dispositions de l'article L. 731-1 du CESEDA, issues de la loi de 2024, s'appliquent immédiatement aux situations en cours, permettant d'assigner à résidence un étranger dont l'OQTF date de moins de trois ans, sans méconnaître le principe de non-rétroactivité. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

3 juillet 2025• Reconduite à la frontière