142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
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Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 422
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté du préfet du Cantal du 19 juin 2025 en tant qu'il n'interdisait pas la chasse de la Bécassine des marais et de la Bécassine sourde pour la campagne 2025-2026. La condition d'urgence a été reconnue en raison du début imminent de la chasse et du risque de destruction des populations nicheuses, notamment celle de la Bécassine des marais, en danger critique d'extinction avec seulement quelques couples dans le département. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de l'arrêté, le préfet ayant commis une erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas son pouvoir d'interdiction prévu à l'article R. 424-1 du code de l'environnement, au regard des objectifs de la directive Oiseaux (2009/147/CE) et des articles L. 420-1 et suivants du code de l'environnement. La demande de la LPO a été jugée recevable et l'État a été condamné à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-
Avocat : LAGIER
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi en référé-suspension par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) contre un arrêté préfectoral du Jura autorisant la chasse de la Bécassine des marais et de la Bécassine sourde pour la campagne 2025-2026. La LPO invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, estimant qu'il méconnaissait la directive européenne "Oiseaux" et le code de l'environnement, notamment en raison du mauvais état de conservation de ces espèces. Le préfet et la fédération des chasseurs ont défendu la légalité de l'arrêté, arguant de l'absence d'urgence et de la recevabilité contestée de la requête au fond. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le juge des référés a dû statuer sur la suspension de l'arrêté en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en appréciant la condition d'urgence et l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux.
Avocat : LAGIER