1 490 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 490
Décisions totales
383 581
Ordonnances
273 365
Avec résumé IA
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 4 décembre 2024 par lequel la préfète de la Dordogne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et lui a interdit le retour. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DANIEL LAMAZIERE
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., agent technique de la commune d'Arles, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal du 5 juin 2023 lui infligeant une exclusion temporaire de fonctions de quinze jours pour des propos déplacés. Le tribunal a annulé cette sanction au motif que la décision était insuffisamment motivée, ne précisant ni le contenu des propos reprochés ni les circonstances exactes, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que les faits n'étaient pas établis avec certitude, la matérialité des griefs n'étant pas démontrée. En conséquence, la sanction a été annulée, et la commune a été condamnée à verser à M. B... 875,43 euros pour son préjudice financier et 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la demande de préjudice moral étant rejetée.
Avocat : SELARL CABINET LAMBALLAIS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d’Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l’Oise le 4 avril 2025. Le tribunal a estimé que le requérant, entré irrégulièrement en France sans souscrire à la déclaration obligatoire prévue par la convention de Schengen, ne remplissait pas la condition de régularité d’entrée exigée par l’article L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir un titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la brièveté du séjour et de l’absence de communauté de vie établie. En conséquence, les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation et de l’illégalité des décisions subséquentes ont été écartés.
Avocat : SAGLAM
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par Mme A..., adjointe administrative au SDIS des Landes, contestant le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service de sa pathologie psychique. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les seules charges invoquées par la requérante ne suffisant pas à démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL LAMOURET LAHITETE
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contre la décision du préfet de Mayotte du 25 juin 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le juge a estimé que cette décision de classement, prise en application de l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible d’un recours pour excès de pouvoir. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Avocat : BEN SLAMIA
Le Tribunal Administratif de Grenoble (4ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025. Cet arrêté retirait son titre de séjour de dix ans, obtenu en tant qu'ascendant de Français, pour fraude, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la fraude était caractérisée, M. A... n'ayant pas de famille française et n'ayant pas signalé l'erreur de délivrance. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant l'annulation et l'injonction, sur le fondement des articles L. 432-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ALAMPI
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Jtekt Europe contestant la décision de préemption du 11 juillet 2023 prise par l’EPORA sur une parcelle à Saint-Étienne. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision fondée sur les articles L. 210-1 et R. 321-10 du code de l’urbanisme. Il a estimé que le projet d’aménagement était suffisamment défini et que le prix d’un euro symbolique était justifié par l’état du bien. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SCP LEGAL BY LAMY
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler sa carte de résident. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de frais, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre ces sommes à la charge de l’État. Cette décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SALAMA CHIRINE
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B..., agent communal de Fos-sur-Mer, d’un recours en excès de pouvoir visant à contester son placement en congé de maladie ordinaire et en disponibilité d’office, et à obtenir un congé de longue maladie. En défense, la commune a conclu au non-lieu à statuer. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions sous un mois, mais aucune réponse n’est parvenue. Par ordonnance du 10 octobre 2025, la présidente de la 8ème chambre a constaté le désistement d’office de M. B... et lui en a donné acte.
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B..., ressortissant moldave, contestant l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d’être entendu, l’insuffisance de motivation, et la violation des articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que la décision était légalement fondée sur les dispositions du CESEDA relatives aux citoyens de l’Union européenne et aux membres de leur famille, et que les conditions de proportionnalité et de motivation étaient remplies. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : FORERO VILLAMIL