1 531 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 531
Décisions totales
383 581
Ordonnances
312 955
Avec résumé IA
Avocat : CABINET COUDRAY URBANLAW
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui contestait les décisions du préfet de la Loire du 18 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérant le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) contre l'obligation de quitter le territoire. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de liens personnels et familiaux stables en France justifiant une protection au titre de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les articles 8 de la CEDH et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAWSON BODY
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Romans-sur-Isère portant non-opposition à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'une antenne relais. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire et la conformité du projet au plan local d'urbanisme en zone agricole. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. Les requérants ont été condamnés à verser 500 euros à la commune et 500 euros à la société Free Mobile au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL PAMLAW - AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du maire d'Alfortville du 22 novembre 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'implantation d'un relais de téléphonie mobile. La juridiction a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, la décision de non-opposition prise en exécution d'une ordonnance de référé étant provisoire. Sur le fond, le tribunal a jugé que le projet méconnaissait les dispositions de l'article UB 3.5 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), les antennes n'étant pas intégrées à la conception de la construction et ne respectant pas les règles de retrait et de dissimulation exigées. La solution retenue est fondée sur le code de l'urbanisme et le règlement du PLU.
Avocat : PAMLAW - AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. F, qui demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif tacite délivré par le maire de Saint-Maur-des-Fossés pour des travaux d'agrandissement en sous-sol. La juridiction a jugé la requête irrecevable, principalement en raison de la tardiveté du recours et du défaut d'intérêt à agir du requérant, propriétaire voisin. Les moyens soulevés par M. F, notamment la méconnaissance des articles U.3-6 à U.3-13 du PLU et l'incompétence, n'ont pas été examinés au fond. Cette décision s'appuie sur les articles R.600-1 et R.600-4 du code de l'urbanisme.
Avocat : ANSLAW AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Sanary-sur-Mer du 7 novembre 2024, qui ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile pour l'implantation d'un relais de téléphonie mobile. Les requérantes invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incompétence, l'incomplétude du dossier, l'atteinte au droit de propriété et la violation du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, et les requérantes ont été condamnées à verser 450 euros à la commune et à la société Free Mobile au titre des frais de justice.
Avocat : LAWTEC - SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du maire de Mons du 22 août 2022 refusant un permis de construire à Mme A pour la modification de terrasses et la clôture d'une terrasse couverte. Le tribunal a retenu que le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune était entaché d'illégalité, les documents graphiques ne permettant pas d'identifier clairement le classement des parcelles de la requérante en zone agricole A, ce qui rendait impossible la détermination des règles d'urbanisme applicables. En conséquence, l'arrêté de refus, fondé sur ce PLU illégal, a été jugé illégal. Le tribunal a enjoint à la commune de réinstruire la demande de permis de construire dans un délai de deux mois et a condamné la commune à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Free Mobile d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Pouzauges du 30 mars 2021 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’un relais de téléphonie mobile. La société Free Mobile a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé du motif d’opposition fondé sur l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable, délivrée par le maire de Montferrier-sur-Lez, pour l’installation d’une antenne relais de téléphonie mobile par la société Free Mobile. La requête a été rejetée comme irrecevable, au motif que les requérants, bien que voisins immédiats, n’ont pas apporté d’éléments suffisamment précis et étayés démontrant que le projet était de nature à affecter directement leurs conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance de leur bien, conformément à l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme.
Avocat : PAMLAW AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’une demande de suspension de l’exécution d’une décision de non-opposition à une déclaration préalable, révélée par un certificat du 26 mars 2024, autorisant la société Free mobile à installer trois antennes-relais et une zone technique sur un immeuble à Nantes. Les requérants, voisins immédiats et propriétaire du terrain d’assiette, invoquent notamment un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison d’une méconnaissance des articles R. 431-36 et R. 431-10 du code de l’urbanisme (insuffisance du dossier), des règles d’implantation du PLUm, et du principe de précaution (article 5 de la Charte de l’environnement). La commune de Nantes et la société Free mobile contestent l’urgence et la légalité, arguant que le dossier est complet et que les antennes ne constituent pas des constructions au sens du PLUm. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, et que la condition d’urgence n’était pas établie.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Loire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant les décisions suffisamment fondées en droit et en fait. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de sa situation personnelle et de ses attaches en Algérie. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de la SAS Nidec ASI, qui sollicitait le bénéfice du régime d'imposition séparée à taux réduit prévu à l'article 238 du code général des impôts pour les revenus de son logiciel N0XI au titre des années 2020 et 2021. Le tribunal a jugé que l'absence d'option déclarative dans le délai de souscription de la déclaration de résultats ne faisait pas obstacle à une régularisation ultérieure, dès lors que la loi n'avait pas prévu de déchéance expresse. Par conséquent, la société pouvait valablement exercer cette option par voie de réclamation dans le délai prévu à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est donc favorable à la société requérante, le tribunal ayant implicitement admis la recevabilité de sa demande de régularisation.
Avocat : SELARL ONELAW
Avocat : CABINET VIA JURIS TAX LAW
Avocat : GREENLAW AVOCAT