64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 436
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté municipal n'opposant pas d'opposition à une déclaration préalable pour un pylône télécom. Les juges ont estimé que les moyens soulevés (vice de motivation, méconnaissance du règlement du PLU et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme) n'étaient pas fondés, considérant notamment que l'installation était liée et nécessaire à la gestion du réseau dans une zone UEf du PLU. La demande de condamnation de la commune aux dépens a également été rejetée.
Avocat : CABINET ABEILLE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté ministériel mettant fin à sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que la cessation du versement était légale, car l'intéressé, muté dans une unité éducative ne figurant pas sur la liste des emplois éligibles, n'exerçait plus les fonctions ouvrant droit à cette prime. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du décret n° 93-522 du 26 mars 1993 et du décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001.
Avocat : SULLI CAROLE
**Sujet principal** : Recours d'une SCI contre des pénalités fiscales (majoration pour opposition à contrôle et amendes pour défaut de désignation des bénéficiaires de revenus distribués). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI. Il confirme l'application de la majoration de 100% pour opposition à contrôle fiscal (art. 1732 CGI) et des amendes pour absence de désignation des bénéficiaires (art. 1759 CGI), considérant que la société s'est placée en opposition passive en ne répondant pas aux demandes de l'administration. **Textes appliqués** : Articles 1732 et 1759 du Code Général des Impôts (CGI), et articles L. 66 et L. 74 du Livre des Procédures Fiscales (LPF).
Avocat : RECLEX AVOCATS BORDEAUX
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que les autorités françaises avaient correctement appliqué les critères de ce règlement (notamment l'article 4 sur le droit à l'information et l'article 17 sur la clause discrétionnaire) pour déterminer la responsabilité de l'Espagne dans l'examen de sa demande d'asile. En conséquence, le tribunal a validé la procédure de transfert et a rejeté la demande d'enregistrement de la demande d'asile en France.
Avocat : BERTHET-LE FLOCH
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir de la SCI Le Grand Nant, qui contestait le refus de permis de construire pour un chalet. Le juge a estimé que le motif de refus tiré de l'absence d'étude géotechnique, exigée par le règlement D du plan de prévention des risques naturels, était légal et suffisant à lui seul. En conséquence, la requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI LEXION AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Le Grand Nant, qui demandait l'annulation d'un sursis à statuer opposé par le maire de Servoz à sa demande de permis de construire. La juridiction a jugé que la demande de pièces complémentaires de la commune avait régulièrement interrompu le délai d'instruction, empêchant ainsi la naissance d'un permis tacite. Elle a également estimé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme pour préserver les objectifs d'un futur plan local d'urbanisme, était légal. Les textes principaux appliqués sont les articles L. 153-11, L. 424-1, R. 423-23 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : AARPI LEXION AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet de visas au titre de la réunification familiale pour des enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la commission de recours, en émettant une décision implicite de rejet, avait légalement repris à son compte les motifs de l'autorité consulaire initiale, conformément à l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les griefs tirés d'un vice de procédure, d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance du droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés.
Avocat : LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une professeure des écoles demandant réparation et un reclassement rétroactif pour défaut de prise en compte de ses services antérieurs lors de sa titularisation en 2007. La juridiction a jugé que sa demande d'indemnisation était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir en 2007, date à laquelle elle a eu connaissance de son classement. Les conclusions aux fins d'injonction ont également été déclarées irrecevables.
Avocat : CHARLES
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour sept mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, la durée de la suspension étant justifiée par le barème départemental et l'historique du conducteur. Les circonstances personnelles (situation familiale et professionnelle) invoquées par le requérant n'ont pas été retenues comme affectant la légalité de la mesure de police prise en application du code de la route.
Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Hôtel de l'Arve visant à annuler un arrêté municipal de sursis à statuer sur une demande de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal, suffisamment motivé et émis par une autorité compétente. Il a estimé que le projet de construction, en augmentant significativement la capacité hôtelière, était de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme en cours d'élaboration.
Avocat : SCP ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait, par la voie du recours pour excès de pouvoir, des décisions fiscales (une acceptation partielle de réclamation et une mise en demeure de payer). Le tribunal rappelle que ces actes, non détachables des procédures d'imposition et de recouvrement, ne sont pas susceptibles d'un tel recours et relèvent des voies de contentieux spécifiques prévues par le livre des procédures fiscales. La décision s'appuie sur les articles L. 190 et suivants et L. 281 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BLEVIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administratif, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée, ce qui met fin à la procédure sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : LGAvocats, Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison de la délivrance postérieure d'une autorisation provisoire de séjour, et n'a donc pas examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET URIELLE ADANDÉ
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande de liquidation d'une astreinte pour inexécution tardive d'une injonction. Le juge a rejeté la requête de Mme B..., considérant que l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2025, bien que tardif, constituait une exécution de l'ordonnance lui enjoignant de réexaminer sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : GRISOLLE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... E... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus était légal, notamment car la requérante, bien qu'entrée régulièrement avec un visa de long séjour "mineur scolarisé", ne justifiait pas de la poursuite d'études supérieures ininterrompues depuis l'âge de seize ans, condition exigée par les articles L. 311-1, L. 412-1 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour déroger à l'exigence d'un nouveau visa. Les autres moyens, dont l'incompétence de la signataire et le défaut de motivation, ont également été écartés.
Avocat : MAILLET
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en excès de pouvoir de la société Chifcasi, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Saint-Tropez. Le tribunal a jugé que l'autorité administrative n'avait pas à vérifier la qualité de propriétaire du pétitionnaire lors de l'instruction, sauf en cas de fraude manifeste, conformément aux articles R. 423-1 et R. 431-35 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que les autres griefs, concernant le statut de la voie et la conformité au plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés.
Avocat : LEGAL PERFORMANCES
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour d'un an, pris à l'encontre d'un ressortissant sénégalais. La juridiction écarte les moyens soulevés, estimant que la procédure de notification était régulière, que le requérant n'apporte pas la preuve d'un risque personnel en cas de retour au Sénégal (article 3 de la CEDH), et que son éloignement ne constitue pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), au regard notamment de la courte durée de son séjour et de l'insuffisance des preuves de son insertion. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEFEVRE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante ivoirienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne démontre pas l'urgence requise, notamment au regard des délais d'instruction et de l'absence de production de pièces justificatives complètes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions de dépôt et d'instruction des demandes.
Avocat : LEBRIQUIR AVOCAT
La société Fer Play services contestait devant le Tribunal Administratif de Paris des rappels de TVA, soutenant que ses prestations de collecte et livraison de linge à domicile, intégrées à une offre incluant du jardinage, ouvraient droit au taux réduit de 10%. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'activité de jardinage exercée sous l'enseigne "Brico Jardi" ne constituait pas une prestation de "petit bricolage" au sens des textes applicables et que l'ensemble des conditions légales pour bénéficier du taux réduit n'était pas rempli. La décision s'appuie sur les articles 279 et 86 de l'annexe III du code général des impôts, ainsi que sur les articles L. 7232-1 et suivants du code du travail relatifs aux services à la personne.
Avocat : CABINET BOQUET, NICLET-LAGEAT (SCP)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII refusant l'accès aux conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que l'article L. 551-15 du CESEDA, invoqué par l'OFII pour justifier le refus, n'était pas applicable à la situation du requérant, qui sollicitait un rétablissement des CMA après que la France soit devenue responsable de l'examen de sa demande. Le tribunal a également enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil au requérant.
Avocat : BOUILLET