612 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
612
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 223
Avec résumé IA
Avocat : SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, un ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour du préfet de Meurthe-et-Moselle. La décision initiale du 17 avril 2023, confirmée implicitement après recours gracieux, est attaquée pour méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, estimant que M. B justifiait suivre depuis septembre 2022 une formation qualifiante pour un CAP, et que ses absences étaient médicalement justifiées, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 435-3. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que les éléments produits par le requérant ne permettaient pas d'établir une résidence continue en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour obtenir un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de cet accord, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, qui contestait le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la violation du contradictoire. Il a jugé que la décision était fondée sur le manque d'investissement scolaire et une condamnation pénale, et qu'elle ne méconnaissait ni les articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le recteur de l’académie de Rennes a retiré l’autorisation d’instruction dans la famille accordée à l’enfant Alicia C pour l’année 2024-2025. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’incompétence de l’auteur et d’une erreur de droit. Le juge des référés a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire à la suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : BLEVIN
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant le refus de la préfète de Meurthe-et-Moselle d’instruire sa demande de renouvellement d’autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du principe du contradictoire et des articles L. 423-23, L. 425-9 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante albanaise, qui contestait la décision du 13 avril 2023 de la préfète de Meurthe-et-Moselle refusant d'instruire sa demande de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signature numérisée du secrétaire général de la préfecture était valable. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond des autres moyens soulevés par la requérante. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 212-1 et L. 212-3) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de Mme D A, épouse B, et de M. E B, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Meuse du 18 juillet 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français, assortis d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure contradictoire avait été respectée et que les mesures n'étaient pas disproportionnées au regard de la situation personnelle et familiale des intéressés. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, de sursis à statuer et d'injonction, et n'a pas fait droit aux conclusions présentées au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de deux requêtes (n° 2402313 et 2402314) par les époux B, ressortissants étrangers, demandant l'annulation des arrêtés du 18 juillet 2024 par lesquels le préfet de la Meuse leur a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de destination, prononcé une interdiction de retour d'un an et les a assignés à résidence. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans même examiner la condition d'urgence. Les conclusions accessoires aux fins d'injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées par voie de conséquence.