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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

7 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

7 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

293 413

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LIEffacer tout
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401609

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Assurances du Crédit Mutuel (ACM). Celle-ci demandait la condamnation de la commune de Cosne-Cours-sur-Loire à l’indemniser des préjudices subis par ses assurés, M. et Mme C..., suite à un accident de la circulation impliquant une plaque d’égout soulevée. Le tribunal a estimé que la société ACM n’apportait pas la preuve, qui lui incombait, d’un lien de causalité direct et certain entre l’ouvrage public communal et le dommage. En conséquence, la responsabilité de la commune n’a pas été retenue, et la société ACM a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : TOUHARI PASCAL AVOCAT - AFFAIRES ET DROITS PUBLICS

22 janvier 2026• 3ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600233

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant comorien d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge a constaté que la mesure d'éloignement avait été exécutée malgré la saisine du tribunal, rendant sans objet la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire. En revanche, il a estimé que la condition d'urgence était remplie pour l'interdiction de retour et que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune établie avec son épouse française et leur enfant. La solution retenue est la suspension de l'exécution de l'interdiction de retour.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

22 janvier 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401532

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. A... contestant la rectification fiscale de ses revenus 2021 et 2022, relative à une plus-value immobilière. Le requérant soutenait que la vente de sa maison d'habitation, située à Magny-sur-Tille, ne devait pas être imposée car il s'agissait de sa résidence principale, et contestait le montant de la plus-value retenue. Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 275 euros prononcé par l'administration, entraînant un non-lieu à statuer à due concurrence. Sur le fond, il a rejeté la demande de décharge, considérant que le bien n'était pas la résidence principale au moment de la vente, faute d'occupation effective par le couple, et a validé le calcul de la plus-value et des pénalités. La décision s'appuie sur le code général des impôts, notamment l'article 150 U relatif à l'exonération des plus-values immobilières pour résidence principale.

Avocat : SCP PROFUMO GAUDILLIERE DUBAELE

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301357

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SAS Storage, qui contestait des impositions supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour l’année 2017. La société, n’ayant pas présenté de comptabilité lors d’une vérification, avait été taxée d’office sur la base d’une reconstitution de son chiffre d’affaires et de ses résultats. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la requérante, qui n’a pas démontré le caractère exagéré des impositions, et a également opposé une fin de non-recevoir aux conclusions relatives à la TVA faute de production de la décision préalable.

Avocat : LEHUEDE (A.A) GUENNO-LE PARC CHEVALIER KERVIO

21 janvier 2026• 2ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106411

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple du département de la Drôme de sa requête en plein contentieux, qui visait à obtenir une indemnité provisionnelle de 850 000 euros des sociétés Eiffage TP et CNR. La CNR ayant également accepté ce désistement et retiré ses propres conclusions, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus de litige à juger. En conséquence, il a donné acte de ces désistements et rejeté les conclusions subsidiaires ainsi que la demande de frais de justice présentée par la société Eiffage Génie Civil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PHELIP ET ASSOCIES

21 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404849

Le Tribunal Administratif de Montreuil statue sur le recours de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’aide personnalisée au logement (APL) d’un montant total de 5 601,37 euros, ainsi qu’une pénalité de 485 euros pour fraude, notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal retient sa compétence pour les indus de RSA et APL sur le fondement des codes de l’action sociale et des familles et de la construction et de l’habitation, mais se déclare incompétent pour la pénalité, relevant que sa contestation relève du tribunal judiciaire en application de l’article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, il rejette la requête concernant les indus, estimant que M. A... n’établit pas avoir conservé sa résidence principale en France pendant la période litigieuse, et ordonne le renvoi des conclusions relatives à la pénalité devant la juridiction judiciaire compétente.

Avocat : PALLIN

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 493939

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

20 janvier 2026ECLI:FR:CECHR:2026:493939.20260120• 8ème et 3ème chambres réunies
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303065

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Vallat, qui contestait l'arrêté du 16 février 2023 du maire de Jouy-en-Josas la rendant redevable d'une astreinte journalière de 200 euros pour inexécution des travaux prescrits par un précédent arrêté de mise en sécurité du 14 décembre 2022. La juridiction a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 511-11 et L. 511-15 du code de la construction et de l'habitation. Elle a également estimé que le délai de deux mois accordé pour réaliser les travaux était adapté aux circonstances, rejetant ainsi le moyen tiré de l'inexactitude des faits. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes de la SCI Vallat au titre des frais de justice.

Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS

20 janvier 2026• 4ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308243

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Vallat, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par la commune de Jouy-en-Josas pour le recouvrement d'une astreinte de 18 400 euros. Cette astreinte avait été prononcée en raison du non-respect par la SCI d'un arrêté de mise en demeure de réaliser des travaux de réparation sur un immeuble, pris sur le fondement du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'irrégularité de signature, jugeant que le titre, émis par un adjoint dûment habilité, était régulier. La demande de la SCI a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS

20 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400667

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du département du Rhône pour les dommages subis par son véhicule suite à la chute d’un arbre sur la route départementale 385 le 13 mars 2023. Bien que le lien de causalité entre l’ouvrage public et le préjudice soit établi, le tribunal a estimé que le département apportait la preuve de l’entretien normal de l’arbre, en raison de la surveillance régulière des abords de la voie et de l’absence de signes de fragilité (pourriture, attaque lignivore) constatés après la chute. La responsabilité du département n’a donc pas été engagée sur le fondement du défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.

Avocat : SELURL PHELIP & ASSOCIES

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400920

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la décharge de la majoration de 40 % pour manquement délibéré appliquée à leur imposition supplémentaire d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 2019. Les requérants contestaient l'intention d'éluder l'impôt, mais le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment établi cette intention, en se fondant sur l'importance des revenus fonciers omis (63 210 euros, soit 41 % des revenus totaux) et sur la récurrence de ces revenus, que les contribuables connaissaient et devaient déclarer. La décision s'appuie sur l'article 1729 du code général des impôts et l'article 195 A du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL CABINET JURIDIQUE ET FISCAL MOULINIER

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400928

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... et de la société Axa France Iard, qui demandaient la condamnation solidaire du département du Rhône et de l'État pour un accident de moto survenu le 17 avril 2022 sur la RN 7. Les requérants invoquaient un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public dû à la présence de gravillons non signalés. Le tribunal a jugé que la preuve du lien de causalité entre l'état de la chaussée et l'accident n'était pas rapportée, les photographies produites n'étant pas datées et ne permettant pas d'établir l'état de la route au moment des faits. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées par les défendeurs.

Avocat : SELURL PHELIP & ASSOCIES

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401595

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., qui recherchait la responsabilité de la métropole de Lyon pour un accident de vélo survenu le 13 juin 2020 sur le pont Raymond Barre. La requérante invoquait un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, en raison d’une cornière de séparation des pistes cyclable et piétonne qu’elle estimait dangereuse et mal signalée. Le tribunal a jugé que le dommage trouvait sa cause dans la manœuvre d’évitement de deux cyclistes arrivant en sens inverse, et non dans l’ouvrage public lui-même, rompant ainsi le lien de causalité direct et certain. À titre surabondant, il a estimé que l’ouvrage ne présentait pas de dangerosité particulière et faisait l’objet d’une signalisation adéquate, écartant tout défaut d’entretien normal. La demande d’expertise avant dire-droit a été rejetée comme sans objet.

Avocat : ROBAGLIA

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303690

Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a été saisi par M. B..., agent de la communauté d’agglomération du Grand Chalon, d’une demande d’indemnisation de 60 060 euros pour les préjudices résultant d’une maladie professionnelle (surdité) contractée lors de son exposition à des traumatismes sonores. La collectivité a opposé la prescription quadriennale de la créance, soutenant que l’état de santé de M. B... était consolidé depuis 2011. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance était prescrite, le délai de prescription ayant commencé à courir à compter de la date de consolidation de la pathologie, sans que l’absence de décision administrative formalisant cette date ne fasse obstacle à son point de départ. La solution retenue s’appuie sur les principes de la prescription quadriennale (loi du 31 décembre 1968).

Avocat : BOULISSET PHILIPPE

20 janvier 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406603

Le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné une expertise médicale à la demande du représentant légal d'une élève blessée au pouce lors d'un cours d'EPS au gymnase municipal de Muret le 22 novembre 2021. La requête, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, visait à déterminer l'étendue des préjudices subis par l'enfant. Le juge des référés a estimé que la mesure d'expertise était utile, car elle n'était pas dépourvue de lien avec un litige potentiel en responsabilité administrative, malgré les contestations de la commune et du recteur. La demande de frais de justice présentée par le requérant a été rejetée.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

20 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600706

Le Tribunal Administratif de Lyon est saisi par la commune de Sury-le-Comtal d'une demande de désignation d'un expert pour constater l'état de péril persistant d'un immeuble, propriété de Mme B... et M. C..., malgré des arrêtés de mise en sécurité et des expertises antérieures. La commune sollicite cette mesure sur le fondement des articles L.511-4 à L.511-18 du code de la construction et de l'habitation, afin de définir des mesures durables pour conjurer le danger. Le juge des référés fait droit à la demande et désigne un expert, en application de l'article L.511-9 du même code, pour examiner l'immeuble, dresser un constat actualisé des désordres et proposer des mesures de nature à mettre fin au péril.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

20 janvier 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301893

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B..., agent contractuel des services pénitentiaires, qui contestait le remboursement d’un trop-perçu de rémunération de 8 516,08 euros, consécutif à une erreur de liquidation lors de son congé maladie. Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation de la décision de rejet de sa demande indemnitaire préalable, cette décision ayant simplement lié le contentieux. Sur le fond, le juge a rappelé que le maintien du versement d’un avantage financier constitue une simple erreur de liquidation non créatrice de droits, mais que l’administration peut voir sa responsabilité engagée si la perception prolongée est imputable à sa carence. En l’espèce, la solution retenue n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 711-6 du code général de la fonction publique et l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000.

Avocat : SCP GILLES THOUVENIN - OLIVIER COUDRAY - MANUELA GREVY

20 janvier 2026• 6ème chambre
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508560

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a reçu aucune proposition dans le délai légal de six semaines. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté le défaut de proposition et a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement adapté à sa situation, sous astreinte de 200 euros par semaine de retard. Le tribunal a également accordé à M. A... le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

Avocat : GALINON

19 janvier 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507631

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes pendant plus de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui interdit son prononcé en référé. La condition d'urgence n'est donc pas examinée, et la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : BENDER EMILIE

19 janvier 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301017

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., agent de police municipale, qui demandait la condamnation de la commune de Carqueiranne à lui verser 30 000 euros pour harcèlement moral. La requérante invoquait une sanction disciplinaire annulée, un changement d'affectation et un contexte de travail délétère. Le tribunal a jugé que les agissements dénoncés, bien que pouvant être source de difficultés, ne constituaient pas un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, car ils relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et n'étaient pas établis comme répétés et excessifs. La demande d'indemnisation a donc été rejetée.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

16 janvier 2026• 2ème chambre