7 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 199
Décisions totales
383 581
Ordonnances
294 606
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : SCP OHL, VEXLIARD
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme B.... Les requérants, propriétaires d’un immeuble à Rauzan, allèguent des nuisances olfactives et des désordres liés à une canalisation traversant leur terrain, qu’ils imputent à un ouvrage public relevant de la commune ou du syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement. Le juge a estimé que le lien de causalité entre les préjudices allégués et l’ouvrage public ne pouvait être totalement écarté, rendant la mesure d’expertise utile pour éclairer le futur litige en responsabilité administrative. La mission de l’expert consiste notamment à décrire les canalisations, déterminer leur origine, chiffrer les travaux nécessaires et évaluer les préjudices.
Avocat : BAULIMON
**Tribunal Administratif de Bordeaux** – Ordonnance de référé du 30 juin 2025. Saisi par les parents d’un mineur sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a ordonné une expertise médicale pour déterminer si des manquements ont été commis par le pôle de santé du Villeneuvois et le centre hospitalier d’Agen-Nérac lors de la prise en charge de l’enfant en octobre 2022. La mesure, non contestée sur son principe par les établissements de santé, a été jugée utile pour éclairer le tribunal sur les préjudices allégués. Les demandes des hôpitaux relatives à la charge des frais d’expertise ont été rejetées, cette question relevant du juge du fond.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., qui demandait l'enlèvement d'une ligne électrique et la réparation de désordres sur sa propriété. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la régie municipale électrique, estimant que le requérant ne justifiait pas de sa qualité de propriétaire de la parcelle concernée, ce qui le privait d'intérêt à agir. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes d'injonction ont été jugées irrecevables, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Aucun texte spécifique n'est appliqué au fond, la décision se fondant sur les règles de recevabilité du code de justice administrative.
Avocat : SCP DE TORRES - MOLINA - BOSC-BERTOU
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à son encontre. Le juge estime que les éléments produits, notamment sur ses liens familiaux avec son enfant français, ne démontrent pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ou à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La requête est rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par un EHPAD demandant l'annulation du lot n°7 d'un marché public de travaux et la réparation de préjudices liés à des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence dans le secteur des revêtements de sols. Le requérant sollicitait notamment le remboursement du coût du marché et une indemnité pour perte de chance, en se fondant sur les articles L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle. Les sociétés défenderesses ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence, s'estimant compétent pour connaître du litige, et a ordonné une expertise avant dire droit afin d'évaluer les préjudices allégués.
Avocat : ELLIE
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le centre hospitalier Vauclaire, qui demandait l'annulation de 15 marchés de revêtements de sols et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (dont Tarkett et Forbo) à lui rembourser le coût des travaux et à l'indemniser de divers préjudices, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le centre hospitalier ne démontrait pas l'existence d'un lien de causalité direct entre l'entente et les préjudices allégués, ni que son consentement avait été vicié. La solution retenue s'appuie sur les règles de la responsabilité quasi-délictuelle et l'absence de preuve d'un surcoût imputable aux pratiques sanctionnées.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par l'EHPAD Résidence John Talbot d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation du lot n°7 « Revêtement de sols souples » d'un marché public de travaux et la réparation de préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence. Le requérant invoque notamment l'article L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle des sociétés mises en cause. La société Gerflor a soulevé une exception d'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relève de l'ordre judiciaire. Le tribunal a sursis à statuer et renvoyé au Tribunal des conflits le soin de déterminer l'ordre de juridiction compétent, conformément à l'article 35 du décret du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’EHPAD Manon Cormier d’une demande d’indemnisation et d’annulation du lot n°10 « Sols souples » d’un marché de travaux, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence dans le secteur des revêtements de sols résilients. Le requérant sollicitait notamment la restitution du coût du marché, des dommages et intérêts pour perte de chance et préjudice moral, ainsi que la communication de pièces et l’avis de l’Autorité de la concurrence. La société Gerflor a contesté la compétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la société Gerflor, s’estimant compétent pour connaître du litige, et a ordonné une expertise avant de statuer sur le fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'EHPAD Résidence Eulalie d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation du lot n°9 « Sols résilients » d'un marché de travaux et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (Tarkett, Forbo, Gerflor, etc.) à des restitutions et indemnités. L'EHPAD soutenait que son consentement avait été vicié par des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence, invoquant les articles L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, y compris les conclusions subsidiaires et les demandes d'expertise ou de communication de pièces. La solution retenue est fondée sur l'absence de démonstration d'un lien direct entre les pratiques sanctionnées et le préjudice allégué, ainsi que sur l'irrecevabilité de certaines conclusions.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’hôpital Samuel Pozzi d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation du lot n°11 « Sols souples » d’un marché de construction d’un EHPAD, ainsi que la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (dont Tarkett et Forbo) à lui rembourser le coût total des travaux et à l’indemniser de divers préjudices. L’hôpital soutenait que ces sociétés avaient été sanctionnées par l’Autorité de la concurrence pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des revêtements de sols résilients, ce qui aurait vicié son consentement et causé un surcoût. En défense, les sociétés Tarkett ont conclu au rejet de la requête et ont soulevé une question de compétence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de l’hôpital, considérant que les conclusions étaient mal dirigées et que les conditions de la responsabilité quasi-délictuelle n’étaient pas réunies, sans qu’il soit besoin de statuer sur la compétence.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... E... demandant la suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Le juge a estimé que les pièces produites ne démontraient pas de liens suffisamment intenses et stables avec son enfant, ni une contribution effective à son entretien. En conséquence, l'atteinte alléguée n'a pas été jugée grave et manifestement illégale, et la requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par un EHPAD demandant l'annulation du lot n°10 « Revêtement de sols » d'un marché public et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (Tarkett, Forbo, Gerflor, etc.) à lui rembourser le coût des travaux et à l'indemniser de divers préjudices. L'établissement soutenait que ces sociétés avaient été sanctionnées par l'Autorité de la concurrence pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des revêtements de sols résilients, ce qui aurait vicié son consentement et faussé la concurrence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le requérant ne démontrait pas de lien direct entre l'entente sanctionnée et le surcoût allégué, ni l'existence d'un préjudice certain. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité quasi-délictuelle et les règles de la commande publique, sans faire application de l'article L. 420-3 du code de commerce faute de preuve suffisante.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du centre hospitalier de Lanmary, qui demandait l’annulation de marchés de travaux de revêtements de sols et l’indemnisation de préjudices liés à des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige, estimant que les demandes indemnitaires fondées sur des pratiques anticoncurrentielles relèvent de la compétence des juridictions judiciaires. En conséquence, il a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’expertise, à la communication de pièces et aux frais de justice. La solution retenue est fondée sur les règles de répartition des compétences entre les ordres administratif et judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le Pôle de santé du Villeneuvois, venant aux droits du centre hospitalier Saint Cyr, d’une demande visant à obtenir l’annulation de marchés de travaux de revêtements de sols résilients et l’indemnisation des préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par les sociétés défenderesses, estimant que le litige, relatif à l’exécution de contrats administratifs, relevait de la compétence de la juridiction administrative. Sur le fond, il a jugé que la décision de l’Autorité de la concurrence, devenue définitive, établissait de manière irréfragable l’existence de l’entente illicite pendant la période d’attribution des marchés, et que le requérant était fondé à en demander réparation sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle. Le tribunal a ainsi condamné in solidum les sociétés Tarkett France, Forbo Sarlino, Gerflor et autres à rembourser au Pôle de santé le surcoût lié aux pratiques anticoncurrentielles, évalué à
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS