7 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 199
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 259
Avec résumé IA
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur une requête de la société Universal Investment Gmbh, agissant pour le compte d'un fonds d'investissement, qui demandait la restitution de retenues à la source sur des dividendes de 2009. La société n'ayant pas fourni les pièces justificatives de la chaîne de paiement, ni répondu à une demande de confirmation de maintien de ses conclusions formulée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle a été réputée s'être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d'instance.
Avocat : LINKLATERS LLP
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Universal Investment Gesellschaft mbH d’une demande en restitution de retenues à la source de 16 400 euros prélevées sur des dividendes de source française perçus en 2009. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. Aucune confirmation n'étant parvenue dans le délai imparti, la société est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 22 décembre 2025, la présidente de la 10ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Paris a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 2 décembre 2021 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet de Paris a justifié du relogement de Mme B... au 24 mai 2022, le juge a fixé la période d'inexécution du 1er mars au 30 avril 2022. En application des articles R. 778-8 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'État a été condamné à verser 1 000 euros au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : GHÉRON CAROLINE
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme C... d'un recours en annulation contre une décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 17 octobre 2022, lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 d'un montant total de 15 550,40 euros. La requérante contestait cette décision en soutenant ne pas vivre en couple avec M. A... D..., contrairement à ce qu'avait retenu la caisse. Le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 262-2, L. 262-9 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'article 515-8 du code civil définissant le concubinage. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après instruction et audience publique.
Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. D... d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Crest pour des fautes liées à un retard de diagnostic d’une fracture vertébrale et à une prise en charge inadaptée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le centre hospitalier n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les conclusions dirigées contre le docteur A... ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, la responsabilité personnelle d’un médecin relevant du juge judiciaire. La décision s’appuie sur les principes du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société Montanier, qui contestait la procédure de passation d’un marché public de mise aux normes d’une aire de carénage lancée par la SAEM Les Sables-d’Olonne Plaisance. La société requérante invoquait un manquement au principe d’égalité de traitement et un défaut de transparence dans les critères de notation. L’ordonnance donne acte du désistement et rejette les conclusions des parties défenderesses présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEX PUBLICA
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant comorien, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de l'absence de preuve de liens familiaux stables et de son maintien irrégulier sur le territoire malgré une précédente mesure d'éloignement. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le requérant n'établissant pas le caractère manifestement illégal de l'atteinte alléguée.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte le 16 décembre 2025 à l'encontre de M. C..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la continuité de son séjour à Mayotte, de sa vie avec une Française et de la présence de leur jeune enfant. La condition d'urgence était caractérisée par le placement en rétention de M. C... en vue de son éloignement.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte le 13 décembre 2025 à l'encontre de Mme D..., ressortissante malgache. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa vie maritale avec un Français et de la présence de leur enfant né en 2022, rendant impossible la reconstitution de la cellule familiale hors de France. L'urgence était caractérisée par l'assignation à résidence de Mme D... en vue de l'exécution de la mesure. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme D... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'interdiction de retour d'un an prononcée par le préfet de Mayotte le 16 décembre 2025 à l'encontre de M. B..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une compatriote et de ses trois enfants majeurs de nationalité française nés à Mayotte. L'urgence a été caractérisée, et la suspension a été ordonnée malgré l'éloignement de M. B... vers les Comores.
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de l'administration fiscale de leur accorder une remise gracieuse de 13 514 euros d'impôt sur le revenu. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions des requérants visant à obtenir directement la remise gracieuse, le juge ne pouvant pas accorder une telle faveur. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus n'avait pas à être motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales, compte tenu des revenus et du patrimoine élevés des contribuables.
Avocat : BALI NADIA
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de la société Facility Park contestant la passation d’un marché public de gestion de parkings par la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, attribué à la société Indigo Park. La requérante invoquait notamment l’absence de détection d’une offre anormalement basse, l’irrégularité de l’offre retenue et une rupture d’égalité de traitement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Facility Park, incluant l’annulation du marché et l’indemnisation de son préjudice, en considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Il a également mis à sa charge les frais de justice réclamés par la communauté urbaine et la société Indigo Park.
Avocat : SELARL GOUTAL & ALIBERT
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A... concernant un titre de perception de 503,11 euros émis par le ministre des armées pour un indu de rémunération. La requérante invoquait notamment un défaut de signature de la décision et l’absence de preuve du caractère indu des sommes. Le juge a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas, en l’état de l’instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL EQUILION