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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

7 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

7 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 256

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LIEffacer tout
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506367

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de M. C..., qui estimait avoir été victime d'une faute d'appréciation lors de sa prise en charge par le CHU de Montpellier le 31 juillet 2022 pour une plaie de la main. Le CHU ne s'est pas opposé au principe de l'expertise, sous réserves. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant la demande utile pour établir la qualité des soins. L'expert désigné devra notamment se prononcer sur la conformité des diagnostics et traitements aux données de la science, l'existence d'un lien de causalité avec le dommage, et l'information du patient.

Avocat : SCP SOLLIER - CARRETERO

4 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207055

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de M. B..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence, qui sollicitait 15 000 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la demande indemnitaire préalable était recevable. Sur le fond, il a rappelé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser une indemnité, dont le montant est apprécié en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : KORHILI

4 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502160

Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise présentée par la SCI K et M. C.... Les requérants, propriétaire et occupant d'un immeuble à Appoigny, allèguent que des travaux publics de voirie et d'assainissement réalisés par la commune ont obstrué le réseau d'écoulement des eaux pluviales, provoquant l'inondation et la fissuration de leur bien lors d'un épisode de fortes précipitations en juin 2023. Le juge estime que les éléments produits (constats, intervention des pompiers) justifient l'utilité de la mesure d'expertise pour déterminer les causes des désordres, et ordonne la mise en cause des entreprises ayant réalisé les travaux (SARL Berest Bourgogne et SAS Colas France). La demande de la commune tendant à ce que les requérants soient condamnés aux frais de justice est rejetée.

Avocat : MANHOULI

4 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200791

Le Tribunal administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser M. C... et Mme D... pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence subis en raison du refus illégal d'un visa d'établissement pour M. C..., en qualité de conjoint d'une ressortissante française. Cette illégalité, constatée par un précédent jugement annulant la décision de la commission de recours pour erreur d'appréciation sur le caractère frauduleux du mariage, a prolongé leur séparation de plus de seize mois. Le tribunal a fixé l'indemnisation à 750 euros chacun, estimant que la durée de séparation ne pouvait être imputée à la crise sanitaire. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité de l'État pour faute et sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BLIN

4 décembre 2025• 4ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 451466

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

3 décembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:451466.20251203• 3ème et 8ème chambres réunies
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315075

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société SBK Rénov contestant une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale de 200 500 euros pour emploi de travailleurs étrangers sans titre et une contribution forfaitaire de 12 744 euros pour frais de réacheminement. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et une erreur d'appréciation. Le tribunal a relevé d'office que la loi du 26 janvier 2024 avait abrogé les articles L. 822-2 et L. 822-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, constituant une loi plus douce applicable aux faits commis avant son entrée en vigueur. En conséquence, le tribunal a annulé la contribution forfaitaire de 12 744 euros et a statué sur le surplus des conclusions.

Avocat : GIUDICELLI-JAHN

3 décembre 2025• 5ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309783

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SA Transports Sion, qui contestait une amende de 2 000 euros infligée par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France pour non-respect des règles de protection des jeunes travailleurs. Le tribunal a jugé que les manquements étaient avérés, un stagiaire mineur ayant été exposé à des agents chimiques dangereux et à des travaux en hauteur sans dérogation, en violation des articles L. 4153-8, D. 4153-17 et D. 4153-30 du code du travail. La société n’a pas démontré que les mesures techniques alléguées étaient suffisantes pour écarter les risques, et l’amende de 2 000 euros, prévue à l’article L. 4753-2 du même code, a été maintenue sans réduction.

Avocat : CHEVALIER

3 décembre 2025• 6ème chambre
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407736

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Clinéa, gestionnaire de la clinique Rose des Sables, d’un recours en plein contentieux visant à réformer un arrêté de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine du 22 octobre 2024 relatif au financement des activités de soins de suite et de réadaptation. La société demandait une augmentation de la dotation de transition. Par un mémoire du 22 octobre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 décembre 2025.

Avocat : SELARL CORMIER-BADIN-APOLLIS

3 décembre 2025
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2408045

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Clinéa, gestionnaire de la clinique Cardiocéan, d’un recours en plein contentieux visant à réformer un arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant diverses dotations de financement pour l’année 2024. La société demandait notamment l’augmentation de la dotation de transition et de la dotation populationnelle. Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 décembre 2025.

Avocat : SELARL CORMIER-BADIN-APOLLIS

3 décembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505686

Cette décision du Tribunal Administratif de Montpellier, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise de M. et Mme A... afin de déterminer l'origine des désordres affectant leur immeuble, consécutifs à des travaux publics. La commune de Lavérune est mise hors de cause, la compétence en matière de voirie ayant été transférée à la métropole. En revanche, la demande de mise hors de cause de Montpellier Méditerranée Métropole est rejetée, sa participation à l'expertise étant jugée utile. Les conclusions de la métropole au titre des frais de justice sont également rejetées.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

3 décembre 2025
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2000660

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SAS HC Environnement d’une demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2010 à 2016, relative aux terrains et installations du centre de tri et de valorisation des déchets de Pierrefonds. La société contestait sa qualité de redevable, arguant qu’elle n’était qu’un prestataire de services sans disposition ni contrôle des biens, et que les zones de post-exploitation devaient être exonérées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société exerçait une activité professionnelle non salariée et utilisait matériellement les terrains et installations pour les besoins de son activité, ce qui la rendait redevable de la CFE. La solution retenue s’appuie sur les articles 1447 et 1467 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence relative à la notion de disposition des biens.

Avocat : RICHELIEU AVOCATS

3 décembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511153

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir le versement d'une provision de 32 459 euros correspondant à l'aide à la reprise et à la création d'entreprise (ARCE) de la part de l'Assistance Publique Hôpitaux de Marseille (APHM). Le juge a rappelé que pour accorder une provision, l'obligation invoquée ne doit pas être sérieusement contestable. En l'espèce, la décision ne tranche pas le fond du litige mais précise les conditions de recevabilité d'une telle demande, sans se prononcer sur le bien-fondé de la créance au regard des textes applicables, notamment le code du travail et les décrets de 2019 et 2020. La solution retenue est que la demande de provision est rejetée, l'obligation étant considérée comme sérieusement contestable.

Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

3 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205983

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. A..., militaire radié des cadres après un accident de service en 2008, qui sollicitait une indemnisation complémentaire à sa pension militaire d'invalidité pour divers préjudices (souffrances endurées, préjudice esthétique temporaire, sexuel, d'agrément et de carrière). Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation des décisions ministérielles, celles-ci ayant seulement lié le contentieux. Sur le fond, la juridiction a condamné l'État à verser à M. A... une somme totale de 11 000 euros, en application des principes de responsabilité sans faute de l'État et des dispositions du code de la défense et du code des pensions militaires d'invalidité, estimant que les préjudices invoqués étaient partiellement réparés par cette somme.

Avocat : JEUDI CÉLIA

3 décembre 2025• 2ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326880

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur les requêtes de la SAS Artisans Multiservices des Yvelines (SAS AMDY) contestant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour 2019-2020 et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020. La société soutenait notamment que l’avis de mise en recouvrement n’avait pas été régulièrement notifié, que les factures produites justifiaient le droit à déduction de TVA, et que les pénalités et amendes appliquées (sur le fondement des articles 1737 et 1759 du code général des impôts) n’étaient pas fondées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SAS AMDY, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans se prononcer explicitement sur la régularité de la notification de l’avis de mise en recouvrement dans le corps du jugement. La solution retenue est donc le rejet des requêtes.

Avocat : PHILIP

3 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 505028

Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER

2 décembre 2025• 6ème chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101882

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la SAS Vercheenne, qui contestait l'attribution d'un marché public pour l'entretien du Seuil d'Audinet par la communauté d'agglomération du Puy-en-Velay. Le tribunal a jugé que l'offre de la société requérante était irrégulière, car elle ne respectait pas la date de début de mission imposée par le cahier des clauses administratives particulières, et que ses tentatives de modification postérieures violaient le principe d'intangibilité de l'offre. Par conséquent, la SAS Vercheenne, n'ayant pas d'intérêt lésé, n'était pas recevable à contester la validité du contrat ni à demander une indemnisation. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'insuffisance de publicité des critères et à la méthode de notation, ont été écartés comme inopérants ou non fondés.

Avocat : KREBS OLIVIER

2 décembre 2025• Chambre 3
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509093

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait des mesures pour faire cesser des infiltrations d'eau provenant de travaux sur un immeuble mitoyen. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, consistant à enjoindre à la communauté de communes et à la commune de réaliser des travaux de protection, n'était pas de nature provisoire ou conservatoire au sens de l'article L. 511-1 du même code. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable et rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET FOUGHALI & ZENTNER

2 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306649

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en plein contentieux par les parents de A... B..., était amené à se prononcer sur la responsabilité du CHU de Bordeaux pour une absence de repousse de l’ongle du gros orteil gauche, consécutive à une intervention chirurgicale de drainage d’un panaris réalisée en 2012. Constatant que l’état de l’instruction ne permettait pas de déterminer la cause du dommage, ni l’étendue des préjudices, le tribunal a ordonné une expertise médicale avant dire droit sur le fondement de l’article R. 621-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc une mesure d’instruction, et non un jugement au fond sur la responsabilité, qui est subordonnée à la démonstration d’une faute en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306680

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme et M. D... d’une demande d’indemnisation provisionnelle pour les préjudices subis par leur fils A... et par eux-mêmes, à la suite d’une faute lors de l’accouchement du 5 novembre 2015 au centre hospitalier universitaire de Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le rapport d’expertise était insuffisant pour établir un lien de causalité direct entre la faute alléguée et les séquelles neurologiques de l’enfant, et a ordonné une contre-expertise. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, sans faire droit aux demandes provisionnelles.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA102Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500804

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête indemnitaire de Mme D... A... et autres, qui demandaient réparation du préjudice résultant du décès de M. B... A... imputé au Campus Caraïbéen des Arts. La requête a été jugée prématurée car, à la date de l'ordonnance, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue sur leur demande préalable d'indemnisation, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans inviter les requérants à une nouvelle régularisation.

Avocat : JEAN-JOSEPH PASCALINE

2 décembre 2025