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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

911 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

911

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 868

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LISEffacer tout
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2108304

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SNC Les Caves, qui demandait la condamnation de la SAUR à l’indemniser pour un préjudice de 1 730 000 euros lié à des retards de chantier. Le tribunal a relevé d’office l’incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige opposait deux personnes morales de droit privé dans le cadre de l’exploitation d’un service public industriel et commercial (distribution d’eau), relevant ainsi de l’ordre judiciaire. La solution retenue est fondée sur l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SCP DE ANGELIS ET ASSOCIES

22 juillet 2025• 10eme Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413208

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions du 20 novembre 2024 par lesquelles le préfet de la Loire refusait de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant tunisien, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que ces décisions méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale établie en France par M. C avec son épouse, titulaire d'une carte de résident, et leurs deux enfants. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont également été annulées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PELISSIER-BOUAZZA

18 juillet 2025• 7ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500476

Refus de renouvellement de carte de résident pour menace à l'ordre public. Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant la décision du préfet de Corse-du-Sud du 21 janvier 2025. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur d'appréciation, estimant que les condamnations pénales de l'intéressé justifient le refus sur le fondement de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MARICOURT-BALISONI

17 juillet 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412189

**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le syndicat mixte pour l'aménagement et de la gestion de l'île de Miribel-Jonage (Symalim) et la société Segapal d'une demande d'expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes et conséquences de désordres (infiltrations) affectant un centre de pédagogie. La société Sens architecture et la société Terideal Tarvel s'opposaient à cette mesure en invoquant la prescription de l'action en garantie décennale. Le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que le délai de la garantie décennale n'avait commencé à courir qu'à compter de la levée des réserves de réception des travaux, intervenue le 8 décembre 2014, et que la demande d'expertise, introduite le 6 décembre 2024, n'était donc pas prescrite. Estimant la mesure utile, le tribunal a fait droit à la demande d'expertise.

Avocat : COURTEAUD PELLISSIER

16 juillet 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500203

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour "salarié" était fondé, car M. B ne justifiait ni d'un visa de long séjour ni d'une autorisation de travail, conditions requises par les articles L. 421-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne démontrant pas une vie privée et familiale stable en France malgré une présence alléguée depuis 2018.

Avocat : DESENLIS

16 juillet 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2206487

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du 7 octobre 2022 par lequel le préfet du Finistère l'a mis en demeure de régulariser la situation administrative de deux plans d'eau situés à Plouégat-Guérand. Le tribunal a constaté que le second plan d'eau, créé en 1999 et d'une surface de 130 m², avait été supprimé par le requérant, rendant le litige sans objet sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par M. A, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, de la prescription de l'action administrative et de la méconnaissance des dispositions du II de l'article L. 214-6 du code de l'environnement. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A et a mis à sa charge les frais liés au litige.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH

10 juillet 2025• 3ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301306

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes du GFA de la Verdoirie, qui sollicitait le remboursement de crédits de TVA (63 368 € pour 2021 et 88 564 € pour 2022) liés à la construction d’une maison d’habitation sur son exploitation agricole. Le tribunal a estimé que l’activité d’éleveur d’équidés ne nécessitait pas la présence permanente de l’exploitant sur place, et que la construction n’était donc pas indispensable à l’exploitation pour ouvrir droit à déduction de la TVA. La solution s’appuie sur les articles 260 du code général des impôts et 206 de l’annexe II, ainsi que sur la doctrine administrative applicable (BOI-TVA-SECT-80-50-10). Les requêtes ont été rejetées.

Avocat : COLISEE AVOCATS

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201850

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes du GFA de la Verdoirie, qui sollicitait le remboursement de crédits de TVA (63 368 € pour 2021 et 88 564 € pour 2022) liés à la construction d’une maison d’habitation sur son exploitation agricole. Le tribunal a jugé que l’activité d’éleveur d’équidés ne justifiait pas une présence permanente sur place, excluant ainsi le droit à déduction de la TVA sur le fondement des articles 260 du code général des impôts et 206 de l’annexe II. Il a également écarté la doctrine administrative invoquée par le requérant, retenant celle applicable au litige. Les requêtes ont été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : COLISEE AVOCATS

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507436

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. D et Mme E, occupants sans titre d'un emplacement sur l'aire de grand passage des gens du voyage à Istres. La juridiction a retenu que l'occupation, réalisée sans autorisation du gestionnaire et en violation du règlement intérieur, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et présentait un caractère d'urgence et d'utilité. La mesure a été assortie d'une astreinte de 50 euros par jour de retard par occupant, et les défendeurs ont été condamnés solidairement à verser 2 000 euros à la métropole requérante au titre des frais de justice.

Avocat : CATSICALIS

7 juillet 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503070

Le Tribunal Administratif de Nice, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur l'inexécution d'un précédent jugement du 4 décembre 2023. Ce jugement avait annulé une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour, et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n'avait pris aucune mesure d'exécution, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de l'État, lui impartissant un délai de quinze jours pour justifier de l'exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code pour les frais de justice.

Avocat : CHITORAGA ALISA

4 juillet 2025• Magistrat Mme SORIN
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403383

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l'association hospitalière de Bourgogne Franche-Comté (AHBFC) visant à l'annulation du contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM) médicosocial conclu le 20 décembre 2022 avec l'ARS Bourgogne Franche-Comté et le département de la Haute-Saône. L'association invoquait un vice de consentement dû à une manœuvre dolosive, affirmant que la stipulation relative à la création d'un pôle handicap psychique à Echenoz-la-Méline avait été insérée à son insu. Le tribunal a estimé que le moyen n'était pas fondé, sans préciser davantage les motifs dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 313-11, et du code civil.

Avocat : SCP PORTALIS ET ASSOCIÉS (CAPA)

3 juillet 2025• 3ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403546

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 22 août 2024 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or avait rejeté la demande de regroupement familial de M. C, ressortissant marocain, au profit de son épouse et de son fils. Le préfet avait fondé son refus sur l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en invoquant un manquement aux principes essentiels de la vie familiale en raison de faits de violences anciens sur son ex-conjointe. Le tribunal a jugé que ces faits, remontant à près de six ans et n'ayant donné lieu à aucune condamnation, étaient insuffisants pour caractériser un tel manquement, entachant ainsi la décision d'une erreur d'appréciation. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

3 juillet 2025• 3ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403446

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A D, qui contestait la décision du préfet de la Côte-d'Or du 10 septembre 2024 invalidant les résultats de l'épreuve théorique de son permis de conduire pour fraude. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, le requérant ayant été invité à présenter ses observations par courrier du 19 septembre 2023. Enfin, la motivation de la décision, bien qu'imprécise sur les faits, a été considérée comme suffisante au regard des exigences légales.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

3 juillet 2025• CH 1 JU
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY00612

Avocat : VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT

3 juillet 2025• 7ème chambre - formation à 3
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402907

Annulation d'un permis de construire tacite. Le Tribunal Administratif de Pau, saisi en excès de pouvoir par la préfète des Landes, annule le permis tacitement accordé à M. et Mme C pour la construction d'une maison et d'un cabanon à Vielle-Saint-Girons. Le tribunal retient que le projet méconnaît les dispositions des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme, car il constitue une extension de l'urbanisation prohibée dans un espace proche du rivage non urbanisé. La requête est jugée recevable, le préfet disposant de deux mois à compter de la transmission du dossier de demande pour agir.

Avocat : KALIS AVOCATS

2 juillet 2025• CHAMBRE 3
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501694

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 25 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a d'abord refusé l'aide juridictionnelle provisoire faute d'urgence. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la condamnation pénale postérieure à l'arrêté était sans incidence sur la légalité de l'interdiction de retour, fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHITORAGA ALISA

2 juillet 2025• 4ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408823

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de cinq ans pris par le préfet de la Loire le 8 août 2024. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que M. B ne remplissait pas les conditions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la condition de durée de travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PELISSIER-BOUAZZA

30 juin 2025• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416019

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 2 décembre 2024 refusant son titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la demande, déposée le 7 novembre 2024, soit plus d'un an après l'obtention de son master le 2 novembre 2023, ne respectait pas le délai de présentation prévu par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

26 juin 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501117

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C B, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu (articles 41, 47 et 49 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

25 juin 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501116

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés du 12 juin 2025 du préfet de la Haute-Vienne l’obligeant à quitter le territoire français, lui interdisant le retour pour trois ans et l’assignant à résidence. En cours d’instance, le préfet a retiré ces arrêtés par un nouvel arrêté du 19 juin 2025. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, le retrait ayant rendu les décisions attaquées caduques. Il a également rejeté les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, en l’absence de circonstances particulières justifiant une condamnation de l’État.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

25 juin 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET