17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
17 651
Décisions totales
383 581
Ordonnances
333 605
Avec résumé IA
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Avocat : DELORME
Avocat : DAVID-BELLOUARD
Avocat : GOUILLON
Avocat : MAILLOT - AVOCATS ASSOCIES
Avocat : TEILLOT & ASSOCIES
Avocat : CABINET LAPLAGNE ET BROUILLOU LAPORTE
Avocat : MANUEL GROS, HÉLOÏSE HICTER & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... épouse C..., ressortissante algérienne, de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Ce désistement fait suite à la délivrance par le préfet du Val-d'Oise, en cours d’instance, d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 12 février 2026. L’État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : COQUILLON
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la société Aéroports de Paris pour un accident survenu le 4 novembre 2014 sur le parking de l'aéroport d'Orly. Le tribunal a estimé que les circonstances exactes de la chute n'étaient pas établies, faute de preuve d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage public et le dommage. Il a également relevé que, même à supposer ce lien établi, M. B... n'avait pas fait un usage normal de l'ouvrage en posant le pied sur une borne en béton, ce qui constitue une faute de la victime. En conséquence, la responsabilité de la société Aéroports de Paris n'a pas été engagée.
Avocat : FLOQUET ET NOACHOVITCH
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La juridiction estime que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que les pièces du dossier, notamment la possession antérieure de titres de séjour pour raisons de santé, établissent la résidence habituelle de l'intéressé en France depuis plus de dix ans. En conséquence, le tribunal fait droit à la demande d'annulation et enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence à M. A....
Avocat : PHILOUZE
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour, déposée le 30 janvier 2025, était réputée implicitement rejetée à l'issue d'un délai de quatre mois en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui est contraire aux conditions posées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : LOQUES
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de l'Essonne sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d’urgence était présumée remplie, dès lors que la décision contestée faisait obstacle au renouvellement du titre de séjour, et ce malgré la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. Il a également relevé l’existence d’un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, tiré du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A....
Avocat : CABINET FLORENCE IPANDA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Sarthe lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de cette même convention.
Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de la société Clésence, qui sollicitait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020, en raison de travaux d'accessibilité pour personnes handicapées (modernisation d'ascenseurs). Le tribunal a jugé que ces travaux, bien que non spécifiquement conçus pour une catégorie particulière de handicap, améliorent effectivement l'accessibilité des logements, conformément à l'article 1391 C du code général des impôts. La solution retenue est un rejet de la requête, le tribunal estimant que les dépenses engagées ne remplissaient pas les conditions de déductibilité prévues par le texte.
Avocat : CHANCLOU
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée du 10 juillet 2025, notifiée le même jour avec mention des voies et délais de recours, n'a été contestée que le 19 septembre 2025. Le tribunal a constaté que ce recours était tardif, dépassant le délai de sept jours prévu par les articles L. 555-1 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 922-17 du même code, la requête a été jugée irrecevable et rejetée.
Avocat : LOKAMBA OMBA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Tarn-et-Garonne du 13 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a annulé l'arrêté en se fondant sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêt C-636/23), selon laquelle l'illégalité de la décision refusant un délai de départ volontaire entraîne l'annulation de l'obligation de retour dans son intégralité. La solution retenue repose sur les articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE.
Avocat : GLORIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et médicale. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Pegasus Chasse sur Rhône d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de préemption du 11 août 2023 prise par l’Établissement Public Foncier de l’Ouest Rhône-Alpes (EPORA) sur des parcelles à Chasse-sur-Rhône. La requérante soutenait que le droit de préemption avait été exercé hors délai et sans projet suffisamment précis. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’EPORA justifiait d’un projet d’aménagement suffisamment précis, fondé sur les objectifs de requalification d’une zone d’activités définis par Vienne Condrieu agglomération, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. A... B..., ressortissant vénézuélien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 mai 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une attestation de demandeur d’asile, ce qui a implicitement abrogé les décisions contestées. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, et a rejeté les demandes accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIALOU