17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
17 651
Décisions totales
383 581
Ordonnances
334 477
Avec résumé IA
Avocat : LANGLOIS
Avocat : DIALLO
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., un ancien militaire non officier, qui demandait le versement de l'indemnité proportionnelle de reconversion (IPR) après sa radiation des contrôles. Le tribunal a jugé que le requérant ne remplissait pas la condition d'ancienneté prévue par le décret n° 2011-705 du 21 juin 2011, car il ne justifiait que de neuf années de service au 1er janvier 2016, et non des quinze années requises. En conséquence, la demande d'annulation de la décision implicite de rejet et la demande indemnitaire de 38 378,47 euros ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le ministre des armées.
Avocat : CAILLOUET-GANET
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA et du paragraphe 42 de l'accord franco-sénégalais, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : LELONG DUCLOS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 12 mai 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a retiré le titre de séjour de Mme A..., ressortissante marocaine, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi. Le juge retient un moyen relevé d'office tiré de l'incompétence territoriale du préfet de Seine-et-Marne, dès lors que la requérante résidait à Paris à la date de l'arrêté et que le préfet en avait connaissance. En application de l'article R. 122-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, seul le préfet de police était compétent pour statuer sur sa situation. L'ensemble des décisions contestées est annulé pour ce motif.
Avocat : EKOLLO
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la requérante, Mme A..., avait déjà obtenu un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'au 29 avril 2026. Par conséquent, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Avocat : LELOUP
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison du dépôt d'une demande de réexamen d'asile, a été jugée suffisamment motivée et exempte d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, qui n'a pas démontré que sa vulnérabilité de parent isolé justifiait une dérogation. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées.
Avocat : ALEVROPOULOU
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante malienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’erreur sur la nationalité, en relevant que l’arrêté était régulièrement signé et visait correctement la convention franco-malienne. Il a jugé que la situation de l’intéressée relevait de l’article 9 de cette convention et non de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendant ce moyen inopérant. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : KOTOKO LOUIS
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A... contestant le refus du département d'Ille-et-Vilaine de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA) à compter de novembre 2018. Statuant en tant que juge de plein contentieux, le tribunal a écarté les moyens tirés de vices de procédure (incompétence, absence de consultation de la commission de recours amiable), estimant qu'ils étaient sans incidence sur le fond du litige. Pour déterminer les droits de l'intéressée, le juge s'est référé aux articles L. 262-2, L. 262-18 et R. 262-33 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionnent l'ouverture du droit au RSA à la date de dépôt de la demande. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les droits de Mme A... en fonction des circonstances de fait.
Avocat : HADEN HÉLOÏSE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant le certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Faverges-Seythenex pour la reconstruction d'un bâtiment sinistré. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'irrégularité de l'édification de la construction initiale était légal, car le changement de destination du bâtiment agricole en habitation n'avait pas été autorisé. Cette décision s'appuie sur l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme et le règlement du PLUi applicable.
Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, née le 15 mars 2024, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour de Mme A... F... au titre de la réunification familiale. La commission s’est appropriée le motif du refus consulaire, tiré d’une réunification familiale partielle sans justification de l’intérêt de l’enfant Salama à être séparé de ses parents. Le tribunal juge que ce motif est entaché d’une erreur de fait, dès lors qu’il est établi que l’enfant Salama n’est pas la fille de la demandeuse. La décision est annulée sur le fondement de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation, écartant les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen. Il a également estimé que le requérant n'établissait pas une présence continue en France depuis 2014 ni une intégration socio-professionnelle notable, et que ses liens personnels et familiaux se situaient désormais en Espagne, rejetant ainsi les moyens d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été jugée légale, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BELOTTI
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... qui contestait des mises en demeure de payer un total de 34 778 euros pour des impôts sur le revenu, prélèvements sociaux et taxe d'habitation (2007-2011). Le tribunal a jugé inopérant le moyen relatif à la taxe d'habitation, car il portait sur l'assiette de l'impôt et non sur son recouvrement. Concernant l'impôt sur le revenu, le moyen tiré de l'absence de solidarité pour les prélèvements sociaux a été écarté, ces derniers n'étant pas inclus dans les mises en demeure contestées. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Avocat : SELARL G.PALOUX- E.MUNDET