17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
17 651
Décisions totales
383 581
Ordonnances
336 277
Avec résumé IA
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B..., ressortissant pakistanais, pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'intéressé avait vainement tenté d'obtenir un rendez-vous via le site internet de la préfecture. La solution retenue impose au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai de six semaines, sans astreinte, et condamne l'État à verser 300 euros au requérant au titre des frais de justice.
Avocat : COQUILLON
Avocat : GUILLOT
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme E..., réfugiée, contestant le refus de visa de long séjour pour son fils F... D... au titre de la réunification familiale. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, la décision expresse de la commission de recours s'étant substituée à la décision implicite. Il a ensuite jugé que la commission avait légalement pu fonder son refus sur l'absence de lien de filiation établi avec l'enfant, en application des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée.
Avocat : RUDLOFF
Avocat : BARBOLOSI ERIC
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 11 décembre 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement prise à l'encontre d'un ressortissant marocain en situation irrégulière.
Avocat : MASILU-LOKUBIKE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C..., ressortissante serbe, contestant l'arrêté du 22 janvier 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L.423-7 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la menace à l'ordre public était établie et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : GUILLOU
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation irrégulière, la cessation de son activité professionnelle et le risque d'éloignement. Le tribunal a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 26 novembre 2025, postérieurement à l'introduction de la requête. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relatives aux frais de justice n'ont pas été appliquées, la demande étant rejetée.
Avocat : LOEB
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme H... D... épouse J... et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moraux et matériels consécutifs au décès de M. F... J..., survenu en 1993 des suites d'un cancer du côlon. Le tribunal a estimé que leur créance indemnitaire, fondée sur une faute de l'État liée à l'exposition aux rayonnements ionisants lors d'essais nucléaires en Polynésie française, était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. Le point de départ de la prescription quadriennale a été fixé au 1er janvier 1994, et les requérants n'ont pas justifié d'un acte interruptif de prescription avant leur réclamation du 7 mars 2022. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a examiné les requêtes de M. A... B... contestant plusieurs arrêtés préfectoraux. Le requérant demandait l’annulation d’une obligation de quitter le territoire français sans délai, d’une interdiction de retour de trois ans, et d’une assignation à résidence, en soulevant des moyens d’incompétence, de défaut de motivation, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), notamment les articles L. 611-1, L. 612-10 et L. 613-1.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., personnel de direction de l'éducation nationale, qui contestait son affectation en qualité de proviseur adjoint au lycée Blaise Pascal à Segré-en-Anjou Bleu, prise par arrêté du ministre de l'éducation nationale du 4 août 2022. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et de sanction disciplinaire déguisée, en se fondant notamment sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature et sur le code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 21 janvier 2021 par laquelle l’inspectrice du travail a autorisé son licenciement pour motif économique. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire, l’absence de signature du compte-rendu du CSE, l’insuffisance du motif économique et des offres de reclassement, ainsi qu’un lien entre le licenciement et son mandat. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ces moyens, considérant que la décision était régulière et que l’administration avait suffisamment contrôlé la réalité du motif économique et les efforts de reclassement, sans lien avec le mandat de la salariée. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAMPAGNOLO
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a rejeté la demande du préfet du Gard tendant à suspendre l’exécution du permis d’aménager une aire de stationnement pour camping-cars délivré par le maire de Fourques. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, considérant notamment que l’aire de stationnement n’est pas assimilable à un terrain de camping soumis aux interdictions du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). La solution retenue s’appuie sur une distinction entre les réglementations applicables aux campings et aux aires de stationnement, écartant ainsi les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 443-2 du code de l’urbanisme et R. 111-2 du même code.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par une famille afghane contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus consulaire à Téhéran de délivrer des visas au titre de l’asile. Le tribunal a examiné la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l’intérieur, qui invoquait la tardiveté du recours administratif préalable. Se fondant sur le principe de sécurité juridique et les articles R. 421-5 du code de justice administrative et D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que le délai de recours contentieux ne peut excéder un délai raisonnable, généralement un an, à compter de la connaissance de la décision. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a statué sur la recevabilité de la requête en appliquant ces principes.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D... contestant les refus de visa de long séjour pour ses enfants mineurs au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait rejeté les demandes en estimant que la réunification partielle n'était pas justifiée et que l'identité des enfants n'était pas établie. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que la commission avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de l'intérêt supérieur de l'enfant et en exigeant une preuve disproportionnée de l'identité. Il a enjoint au ministre de délivrer les visas dans un délai de deux mois, sans astreinte, en application des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'un récépissé de demande de titre de séjour en cours de validité, ce qui ne faisait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : FLOREAL AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... C... de ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a toutefois condamné l’État à verser à M. C... une somme de 1 000 euros au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue est un désistement pur et simple, avec maintien des conclusions accessoires relatives aux frais.
Avocat : BAILLON
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... C... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'information et d'insuffisance de motivation, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la vulnérabilité du requérant. Il a jugé que le refus était légalement justifié par l'application combinée des articles L. 551-15 et L. 531-37 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le demandeur ayant présenté une demande de réexamen d'asile sans motif légitime dans le délai requis. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII.
Avocat : BERTHET-LE FLOCH