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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

340 927

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501435

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le préfet de Vaucluse obligeait M. C, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur de droit en fondant la mesure d'éloignement sur une menace à l'ordre public, alors que les procédures judiciaires invoquées n'ont pas donné lieu à des condamnations définitives, en méconnaissance du principe de présomption d'innocence. Il juge également que M. C, père de deux enfants français nés en 2020 et 2023, justifiait contribuer effectivement à leur entretien et à leur éducation, et remplissait ainsi les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour de plein droit. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français est illégale, et il est enjoint au préfet de délivrer à M. C un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : MABILON

4 juillet 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401613

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 4 mai 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté les demandes de visa de long séjour de M. D H et de la jeune I, présentées au titre de la réunification familiale par Mme G, réfugiée. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les actes d'état civil produits étaient dépourvus de caractère probant, dès lors que les jugements supplétifs et actes de naissance, bien que différents, étaient authentiques et corroborés par des éléments de possession d'état. La décision a été annulée au motif qu'elle méconnaissait les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au regroupement familial des réfugiés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : POLLONO

4 juillet 2025• 8ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403728

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A, ressortissante haïtienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 23 novembre 2023 renouvelant son assignation à résidence pour six mois. La requérante contestait notamment l’insuffisance de motivation, l’absence d’impossibilité de quitter le territoire, et l’inadaptation du périmètre d’assignation à son lieu de résidence parisien. Le tribunal a annulé l’arrêté au motif que le préfet n’a pas justifié de l’impossibilité matérielle ou juridique pour Mme A de quitter le territoire français, condition prévue à l’article L. 731-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision s’appuie également sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : GUILLOU ISABELLE

4 juillet 2025• 2ème chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT01271

Avocat : SCP HELLOT ROUSSELOT

4 juillet 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508064

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles dirigées contre le signalement Schengen, jugé irrecevable car non distinct de l'interdiction de retour. Cette décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

4 juillet 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110886

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, un jeune majeur, contestant le refus du président du conseil départemental de la Sarthe de renouveler son contrat d'accueil provisoire "jeune majeur". Le tribunal a relevé d'office un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, car M. A, né le 10 janvier 2003, avait atteint l'âge de 21 ans à la date du jugement, sortant ainsi du champ d'application de l'article L. 112-3 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc un non-lieu sur ces demandes, le litige étant devenu sans objet.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

4 juillet 2025• Président 12 : Mme GOURMELON - R. 222-13
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00693

Avocat : ROSELLO

3 juillet 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434037

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D et Mme B, qui contestaient le refus de l'ambassade de France aux Comores de délivrer un passeport français à leurs trois enfants mineurs. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que l'administration avait légalement pu estimer que les actes d'état civil comoriens produits présentaient des irrégularités manifestes (jugement supplétif rendu à la demande d'un enfant de 4 ans, actes de naissance non conformes au code de la famille comorien), créant un doute suffisant sur la nationalité des enfants. La solution retenue est fondée sur l'article 47 du code civil et le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005.

Avocat : LAHLOU ELOUITASSI

3 juillet 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204113

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant la décision « 48 SI » du 4 janvier 2022 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que, pour les infractions constatées par radar automatique (28 novembre 2017, 16 mars 2018 et 19 novembre 2021), le paiement des amendes forfaitaires établissait que M. B... avait reçu l'avis de contravention contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En l'absence de preuve d'un avis inexact ou incomplet, le moyen tiré du défaut d'information préalable a été écarté.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

3 juillet 2025• Magistrat : Mme. KUBOTA - R. 222-13
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2400382

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. et Mme A demandant l'annulation de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les requérants, qui ne se présentaient plus aux convocations depuis septembre 2023, n'établissaient pas que l'état de grossesse de Mme A justifiait leurs absences répétées. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de mettre fin à l'accueil en cas de non-respect des exigences des autorités, et sur l'article 20 de la directive 2013/33/UE, qui impose un examen proportionné de la vulnérabilité.

Avocat : LOISEAU

3 juillet 2025• Chambre 2
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2101529

Le Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme G, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 30 décembre 2020 lui interdisant d'exercer des fonctions d'encadrement sportif pour six mois. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une procédure irrégulière et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que la procédure d'urgence prévue à l'article L. 212-13 du code du sport dispensait de la consultation de la commission et de la procédure contradictoire préalable, et que les faits reprochés justifiaient la mesure. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de la décision ont également été rejetées.

Avocat : UPSILON AVOCATS PONTS DE CE

3 juillet 2025• 6ème Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202189

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, gardienne de la paix, qui contestait son placement d'office en disponibilité pour raisons de santé par le préfet de la zone de défense et de sécurité sud-est. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des arrêtés, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que ces décisions n'étaient pas soumises à l'obligation de motivation et qu'elles ne pouvaient être regardées comme un refus implicite de congé de longue maladie. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : BELHADI-DIALLO

3 juillet 2025• Chambre 2
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502341

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 652,54 euros par retenues sur ses prestations. Le requérant invoquait l'urgence liée à sa situation de précarité et la méconnaissance du caractère suspensif de son recours, prévu à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Le département de la Somme a soutenu qu'il n'y avait plus lieu à statuer, les retenues ayant été suspendues depuis mars 2025. Le tribunal a constaté que la mesure de recouvrement contestée avait cessé, rendant la demande de suspension sans objet, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales.

Avocat : WACQUIER LOUIS

3 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518111

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé suspension par Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'ordonnance statue sur la condition d'urgence et le doute sérieux.

Avocat : LOEHR

3 juillet 2025
CEDécision• Exécution

Conseil d'État — N° 494622

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

3 juillet 2025ECLI:FR:CECHR:2025:494622.20250703• 2ème et 7ème chambres réunies
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301547

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre exécutoire émis le 9 décembre 2022 pour un trop-perçu de rémunération de 298,75 euros. La requérante invoquait l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation et l’absence de bien-fondé de la créance. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le comptable public, jugeant que le recours administratif préalable obligatoire avait été régularisé en cours d’instance par la décision implicite de rejet de l’administration. Sur le fond, il a appliqué les dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 pour apprécier la régularité du titre et le bien-fondé de la créance.

Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

3 juillet 2025• 2ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303578

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SC Hefras contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2017 et 2018, issues d'une rectification de la valeur de titres apportés par un associé. L'administration fiscale avait déjà accordé un dégrèvement partiel de 17 370 euros sur les majorations pour manquement délibéré, dont le tribunal a donné acte du désistement. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu les dispositions du 2 de l'article 38 du code général des impôts en ne justifiant pas suffisamment la valeur vénale retenue pour les titres, notamment en écartant la méthode par comparaison sans motif valable. En conséquence, il a prononcé la décharge des impositions restant en litige et a condamné l'État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.

Avocat : SELAS DELOITTE SOCIETE D'AVOCATS

3 juillet 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306771

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A D, adjointe territoriale d’animation, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste pris par le maire de Croix le 25 mai 2023. Le tribunal a jugé que la délégation de signature à l’adjointe aux ressources humaines était régulière, écartant le moyen d’incompétence. Il a également estimé que la mise en demeure de reprendre le service, notifiée après une absence non justifiée à une contre-visite médicale durant son congé de maladie, était valable et que l’absence de justification de Mme D permettait de considérer le lien avec le service comme rompu. La solution s’appuie sur les principes du code général de la fonction publique relatifs à l’abandon de poste.

Avocat : KAPPOPOULOS

3 juillet 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2409480

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 mai 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante tchadienne. La requérante avait sollicité un titre "étudiant" sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le préfet s'était prononcé sur un fondement différent (L. 423-23), sans examiner sa demande initiale. Le tribunal a retenu un défaut d'examen particulier de la situation, entraînant l'annulation de l'arrêté et de ses mesures accessoires (obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination). Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, tout en condamnant l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : PEKETI ESSODJILOBOUWÈ

3 juillet 2025• 11ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2206759

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du 25 février 2022 annulant les sessions de validation du titre professionnel de comptable assistant organisées par le Greta 92. Le tribunal a jugé que la décision d’annulation, qui n’est pas une décision individuelle, n’avait pas à être précédée d’une procédure contradictoire, rendant ce moyen inopérant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l’arrêté du 22 décembre 2015 relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel.

Avocat : TOSONI FLORIAN

3 juillet 2025• 1ère Chambre