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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

361 474

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301953

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d’apatride. La requérante n’a pas apporté la preuve de son identité, les documents fournis étant contradictoires quant à son lieu et sa date de naissance. En application de l’article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 et de l’article L. 582-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que l’OFPRA n’avait pas commis d’erreur d’appréciation. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS CIANCIARULLO-GARGADENNEC (AARPI)

27 mars 2025• 3ème chambre
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01423

Avocat : CABINET BUK LAMENT - ROBILLOT

27 mars 2025• 7ème chambre
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403877

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a étendu les opérations d'expertise ordonnées le 18 janvier 2023 au syndicat des copropriétaires du 132 boulevard de la République à Abbeville. Cette extension a été demandée par l'expert, M. B, car les conteneurs d'ordures ménagères de cette copropriété sont susceptibles de contribuer aux nuisances olfactives et à la présence de rats affectant la propriété voisine de Mme D. Le juge a fait droit à cette demande sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, considérant cette mesure utile à la réalisation de la mission d'expertise sans préjuger des responsabilités.

Avocat : SELARL GUEVENOUX-GLORIAN

27 mars 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412064

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision n'était pas entachée d'un défaut d'examen et que le refus ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que, malgré l'ancienneté de sa présence et son intégration, Mme B s'était maintenue irrégulièrement en France après le rejet de sa demande d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : MUSCILLO

27 mars 2025• 3ème chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403637

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a substitué à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, mais a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant au caractère réel et sérieux des études. Les moyens d'incompétence et d'illégalité subséquente ont été écartés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : GOUILLON

27 mars 2025• 7éme chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2212978

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société SPIE Batignolles génie civil, mandataire d’un groupement, afin de condamner la RATP au paiement du solde du lot n° T03 du marché de prolongement de la ligne 14, pour un montant total de 1 166 767,49 euros HT. Le litige portait principalement sur le paiement d’une somme de 64 487,15 euros HT issue d’un protocole transactionnel de novembre 2020, et sur une retenue de 916 336,10 euros HT que la RATP justifiait par des réserves non levées à la réception, liées à des défauts d’étanchéité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les réserves n’avaient pas été levées et que les désordres étaient imputables au groupement, et a fixé le montant total du décompte à 91 061 369,25 euros HT, condamnant le groupement à verser 42 192,45 euros HT à la RATP. La décision applique les stipulations du CCAG travaux de la RATP et les principes du droit des marchés publics, notamment en matière de réception et de responsabilité contractuelle.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

27 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501294

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A F E contestant son transfert en Autriche et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut d'examen, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux, sur le fondement des règlements européens et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

26 mars 2025• Eloignement urgent
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312361

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de Mme B et de son fils, M. C, visant à engager la responsabilité de l'État pour défaut de prise en charge médico-sociale et éducative conforme aux décisions de la CDAPH. Le tribunal a rejeté l'exception de prescription quadriennale soulevée par l'ARS, en application de l'article 2235 du code civil, considérant que la minorité de l'enfant interrompait le délai. Sur le fond, il a jugé que l'État avait commis une carence fautive en ne proposant pas de solution adaptée pendant plusieurs années, engageant sa responsabilité. En conséquence, l'État a été condamné à verser 200 000 euros à M. C pour ses préjudices scolaire et moral, et 5 000 euros à Mme B pour son préjudice d'agrément, sur le fondement des articles L. 112-1 du code de l'éducation et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : GUILLOU

26 mars 2025• 8ème chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106131

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la SAS Monet Property, qui demandait la décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 et 2020. La société soutenait que le produit de la taxe était disproportionné par rapport aux dépenses du service, en raison de l’existence d’une redevance spéciale. Le tribunal a jugé que l’intervention de la communauté d’agglomération était recevable et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans remettre en cause la légalité des impositions. La décision s’appuie sur l’article 1520 du code général des impôts, qui définit les dépenses couvertes par la TEOM.

Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES

26 mars 2025• 3ème chambre, JU
CAA69Décision

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02617

Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

26 mars 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202943

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le syndicat CFDT Défense Normandie d'une demande d'annulation du refus implicite du ministre des armées d'inscrire l'ancien bâtiment "Villeroi" sur la liste des établissements ouvrant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante. Le ministre avait soulevé une exception d'incompétence, arguant que le litige relevait du Conseil d'État. Le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que la décision d'inscription d'un établissement sur cette liste n'a pas de caractère réglementaire et relève donc de la compétence du tribunal administratif territorialement compétent, en l'occurrence celui de Caen. Sur le fond, la décision ne tranche pas le litige, se bornant à écarter l'exception d'incompétence. Les textes appliqués sont l'article 41 de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998 et les articles R. 311-1, R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL DOLLON AVOCATS

26 mars 2025• 2ème chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406562

Le Tribunal Administratif de Nice, dans sa décision du 5 mars 2025, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 542-2 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que la demande d'asile de M. A, originaire d'un pays considéré comme sûr (la Géorgie), avait été rejetée selon la procédure accélérée, ce qui mettait fin à son droit de se maintenir sur le territoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

26 mars 2025• 4ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2114791

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant béninois, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne pouvait utilement contester la compétence de l'auteur du rejet de son recours gracieux. Sur le fond, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu notamment de ses attaches familiales au Bénin.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

26 mars 2025• 2ème Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 482566

Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT

26 mars 2025ECLI:FR:CECHR:2025:482566.20250326• 1ère et 4ème chambres réunies
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201716

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par des associations de protection de la nature pour contester l'article 1er de l'arrêté préfectoral du 2 juin 2022, qui autorisait des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau dans le Cantal. Le tribunal a jugé que ces dispositions étaient divisibles du reste de l'arrêté, rendant la requête recevable. Sur le fond, il a annulé ces dispositions au motif qu'elles méconnaissaient l'article L. 424-10 du code de l'environnement, qui interdit la destruction des petits de mammifères chassables, la période autorisée (15 mai au 30 juin) correspondant à la période de mise bas et d'élevage des blaireautins.

Avocat : NOLOT

25 mars 2025• Chambre 3
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 498836

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

25 mars 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498836.20250325• 1ère chambre jugeant seule
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300406

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de l'association Médecins du Monde, qui sollicitait la condamnation du département des Bouches-du-Rhône pour l'avoir indemnisée des préjudices subis lors de l'hébergement de mineurs non accompagnés durant le confinement du printemps 2020. Le tribunal a estimé que l'association ne pouvait se prévaloir de la qualité de collaborateur occasionnel du service public, faute d'avoir démontré une urgence impérieuse ou une autorisation, même tacite, du département pour cette prise en charge. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que la responsabilité sans faute du département n'était pas engagée. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.

Avocat : RUDLOFF

25 mars 2025• 9ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400199

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la demande de Mme D et M. B visant à annuler l'arrêté du 8 juin 2020 par lequel le maire de Châteauneuf-Val-Saint-Donat s'est opposé à leur déclaration préalable de transformation d'un garage en studio. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, mais a censuré le motif de refus fondé sur un changement de destination, estimant qu'un garage est un accessoire de la construction principale à usage d'habitation. Toutefois, le tribunal a examiné la demande de substitution de motifs présentée par la commune, sur le fondement des articles L. 424-3 du code de l'urbanisme et R. 421-14 du même code, pour vérifier si un autre motif légal justifiait la décision. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a procédé à l'analyse de la substitution de motifs sollicitée.

Avocat : SCP COLONNA D'ISTRIA ET GASIOR

25 mars 2025• 4ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105635

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le permis de construire délivré par le maire d'Evian-les-Bains à M. E pour une maison individuelle. La décision retient que le projet méconnaît l'article UC 8 du plan local d'urbanisme, car la piscine est implantée à moins de 3 mètres de la construction principale sans que l'état du bâti environnant ne le justifie. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles UC 11 et de l'obligation de régulariser un cabanon, sont écartés. La solution s'appuie sur le code de l'urbanisme et le règlement du PLU.

Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL

25 mars 2025• 2ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400789

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du Centre communal d'action sociale (CCAS) de Grenoble, qui demandait la condamnation de l'État à lui rembourser les frais d'hébergement d'une mère et de ses cinq enfants, pris en charge du 8 mai 2022 au 31 août 2024. Le CCAS invoquait la carence de l'État dans son obligation d'hébergement d'urgence prévue à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que le CCAS n'avait pas de compétence propre en matière d'hébergement d'urgence et ne pouvait se prévaloir d'une compétence supplétive pour engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur l'absence de base légale à l'action du CCAS.

Avocat : Aude EVIN & Florian BORG,Avocats associés

25 mars 2025• 2ème Chambre