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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

367 432

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401455

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par l'université de Limoges sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise pour déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant les façades du centre de biologie et de recherche en santé, notamment le détachement de plaques de bardage et le pourrissement des ossatures bois. La requête vise à établir les responsabilités des constructeurs (entreprise générale Eiffage, maîtrise d'œuvre, sous-traitants et bureau de contrôle) dans le cadre d'un litige potentiel en matière de garantie décennale. Le tribunal a fait droit à la demande, considérant l'utilité de l'expertise pour éclairer les actions en responsabilité à venir, sans préjuger du fond du droit.

Avocat : PAPELOUX

13 janvier 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412212

Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 29 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord avait ordonné le transfert de M. A, ressortissant turc demandeur d'asile, aux autorités autrichiennes. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 4 octobre 2024, qui avait déjà annulé un premier arrêté de transfert pour défaut d'entretien individuel qualifié (article 5 du règlement UE n°604/2013). En ne convoquant pas M. A à un nouvel entretien avant de prendre une nouvelle décision de transfert, le préfet a violé cette autorité. La décision est annulée, et le préfet est enjoint de réexaminer la situation de M. A.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LOKAMBA OMBA

13 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430340

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 12 novembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation des droits de la défense, en se fondant sur les articles L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la jurisprudence européenne relative au droit d'être entendu. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : LOISON

13 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2407806

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La requérante n'a pas démontré résider habituellement en France depuis plus de dix ans, faute de pièces probantes, ce qui excluait la saisine obligatoire de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal écarte également le moyen tiré de la circulaire du 28 novembre 2012, dépourvue de caractère impératif. En conséquence, l'arrêté préfectoral est validé et l'ensemble des conclusions de la requête sont rejetées.

Avocat : SELARL DIANE LEMOINE ET FLORENCE MONTEILLE

13 janvier 2025• Reconduites à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318047

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 8 novembre 2022, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour à C A, mineur ivoirien, au titre de la réunification familiale avec sa sœur reconnue réfugiée en France. Les requérants, parents de l'enfant, contestaient notamment le défaut de motivation, une erreur de droit, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée, que la commission avait pleinement exercé son pouvoir d'appréciation, et que les moyens tirés de la violation des conventions internationales n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : POLLONO

13 janvier 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318050

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 12 octobre 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa a refusé de délivrer un visa d'établissement à l'enfant C, confié à sa tante Mme B par une kafala algérienne. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d'appréciation en fondant son refus sur l'insuffisance de ressources et de logement de Mme B, sans que l'administration n'ait produit d'éléments pour contredire les justificatifs fournis par la requérante. Cette décision méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai de deux mois.

Avocat : POLLONO

13 janvier 2025• 10ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401897

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Cher du 18 avril 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués contre le refus de renouvellement du titre de séjour étaient inopérants, car M. A n'avait pas formellement demandé l'annulation de cette décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BELLO

13 janvier 2025• 4ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408114

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Tarn-et-Garonne du 26 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 611-1 et suivants du CESEDA.

Avocat : BILLON NATHALIE

13 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412153

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de M. A B, un étranger, contestant d'une part le refus oral du préfet des Hautes-Alpes d'enregistrer sa demande d'admission au séjour, et d'autre part un arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a annulé la décision de refus d'enregistrement de la demande de titre de séjour, en raison de l'incompétence de l'auteur de l'acte. En conséquence, il a également annulé l'obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le pays de destination, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence, au motif que ces mesures étaient privées de base légale du fait de l'absence de décision préalable sur la demande de séjour. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqu

Avocat : RUDLOFF

13 janvier 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319255

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant sri-lankais, née du silence du préfet de police. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 900 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CLORIS

13 janvier 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400300

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre les arrêtés des 13 juillet et 4 août 2023 par lesquels le maire de Bordeaux a délivré un permis de construire pour un vaste projet immobilier (commerces, maison de santé, parking et logements) place de l’Europe. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, des erreurs matérielles, l’insuffisance du dossier de demande, ainsi que la méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et de plusieurs dispositions du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : TANON LOPES

10 janvier 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104573

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A, adjoint technique, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 19 février 2021 du président de la communauté de communes du sud-est du pays manceau prononçant son exclusion temporaire de deux ans dont un an avec sursis. Le tribunal a constaté que, suite au rejet de sa demande de suspension pour absence de doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, M. A n’a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions, et le tribunal donne acte de ce désistement.

Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO

10 janvier 2025• 12eme chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431492

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté du préfet de police de Paris était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 23 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Avocat : DIALLO

10 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407148

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B A visant à suspendre l'arrêté du préfet de l'Hérault du 22 novembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré la perte de son emploi et de son logement. En conséquence, la suspension demandée et les mesures d'injonction associées ont été refusées, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : OLOUMI HMAD AVOCATS ASSOCIES

10 janvier 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301920

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme E... F... A... d'une demande d'expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l'origine des désordres d'humidité affectant sa maison d'habitation, qu'elle impute à des travaux publics de voirie réalisés par la commune de Galan en 2019. La commune et plusieurs sociétés mises en cause ont contesté l'utilité de cette mesure, arguant de l'absence de lien de causalité démontré. Le tribunal a toutefois considéré que la mesure d'expertise sollicitée présentait un caractère utile pour déterminer les causes des désordres et les responsabilités encourues, et l'a ordonnée. La mission de l'expert a été fixée pour examiner les désordres, leur origine, les préjudices subis et les travaux nécessaires, en application des dispositions du code de justice administrative.

Avocat : SCP LOUSTAU-GARMENDIA-MOUTON

10 janvier 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2202769

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du 9 juin 2022 par laquelle la commune d'Agde a refusé la réintégration de M. B, gardien de police municipale en disponibilité pour convenances personnelles. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas saisi le centre de gestion de la fonction publique territoriale pour proposer un emploi vacant à l'agent, le privant ainsi d'une garantie prévue par l'article L.514-6 du code général de la fonction publique. En revanche, la demande d'injonction de réintégration a été rejetée en raison de la radiation des cadres de M. B prononcée ultérieurement.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

10 janvier 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2203652

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A C qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de D à la SCI Frenepi pour la rénovation, l'extension et la surélévation d'une maison individuelle. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de motivation des prescriptions, estimant que l'arrêté contesté ne contenait pas de prescriptions mais de simples recommandations. Il a également examiné les autres moyens soulevés, relatifs à la consultation de l'architecte des bâtiments de France, au respect du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et à la sécurité incendie, pour les juger non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 424-3 et R. 423-54.

Avocat : TANON LOPES

10 janvier 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303693

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de la SAS Camping Humawaka et de la SCI LG2I et autres, qui demandaient l’annulation de la délibération du 15 septembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Comps-sur-Artuby a refusé d’abroger l’article UC2 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) en tant qu’il distingue les surfaces de plancher des constructions annexes entre les zones UCa et UCb. Le tribunal a jugé que la délibération attaquée était suffisamment motivée, qu’elle n’avait pas à être précédée d’une enquête publique, et que la différence de traitement entre les deux sous-zones était justifiée par des motifs d’urbanisme, notamment la préservation du caractère de la zone UCa. En conséquence, les moyens tirés du défaut de motivation, du vice de procédure, de la rupture d’égalité et de la compétence liée ont été écartés. Le tribunal a également rejeté les conclusions accessoires et mis à la charge des requérants les frais de justice.

Avocat : MAUDUIT LOPASSO GOIRAND ET ASSOCIES

10 janvier 2025• 2ème chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA02314

Avocat : UGGC AVOCATS;SCP D'AVOCATS MAUDUIT LOPASSO;SELARL MAUDUIT LOPASSO

10 janvier 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418518

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante australienne, afin d’obtenir copie de son titre de séjour périmé et le déblocage de son compte ANEF pour renouvellement. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré les documents sollicités, conduisant la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser à Mme A une somme globale de 750 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LELOUP

10 janvier 2025