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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

367 432

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413254

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, pour obtenir un rendez-vous en préfecture et un récépissé l'autorisant à travailler, en vue du renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" arrivant à expiration. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis plusieurs mois pour accéder au téléservice ANEF, en raison notamment de violences conjugales et d'un blocage technique. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas mis en œuvre la solution de substitution prévue à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'impossibilité avérée d'utiliser le téléservice. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B sous huit jours pour lui permettre de déposer sa demande et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : BELOTTI

10 janvier 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303472

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de la Nièvre de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 96,99 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si une remise totale ou partielle pouvait être accordée au regard des articles L. 841-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Bien que la bonne foi de la requérante ait été reconnue, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n'était pas établie, son quotient familial de 986 euros ne justifiant pas une remise de dette. La solution retenue est donc le rejet de la demande.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP GALLON & MAURY

10 janvier 2025• CH 3 JU
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301920

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme E... F... A... d'une demande d'expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l'origine des désordres d'humidité affectant sa maison d'habitation, qu'elle impute à des travaux publics de voirie réalisés par la commune de Galan en 2019. La commune et plusieurs sociétés mises en cause ont contesté l'utilité de cette mesure, arguant de l'absence de lien de causalité démontré. Le tribunal a toutefois considéré que la mesure d'expertise sollicitée présentait un caractère utile pour déterminer les causes des désordres et les responsabilités encourues, et l'a ordonnée. La mission de l'expert a été fixée pour examiner les désordres, leur origine, les préjudices subis et les travaux nécessaires, en application des dispositions du code de justice administrative.

Avocat : SCP LOUSTAU-GARMENDIA-MOUTON

10 janvier 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2002521

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. B C, ancien militaire de la Marine nationale, pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l'article L. 4123-19 du code de la défense. Le tribunal a jugé que l'exposition prolongée de M. C, sans mesures de protection, justifiait la réparation de son préjudice moral lié à la crainte de développer une maladie grave.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

9 janvier 2025• 3ème chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2403156

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi en référé pour suspendre l'arrêté du 19 septembre 2024 par lequel le maire de Sainte-Catherine-du-Fraisse a abrogé l'interdiction de circulation des motos tout terrain sur la voie communale n°3. Les requérants invoquent l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance des articles L. 2213-2 et L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales, notamment pour des motifs de sécurité publique, de nuisances sonores et de protection de l'environnement. La commune conteste l'urgence et la légalité de l'arrêté. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'affaire est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

9 janvier 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2003113

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, ouvrier d'État, d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour un préjudice d’anxiété lié à son exposition à l’amiante durant sa carrière au ministère des Armées. Le tribunal a jugé que l’État, en tant qu’employeur, avait commis une faute en ne protégeant pas efficacement l’agent contre les poussières d’amiante, engageant ainsi sa responsabilité. Cependant, la demande d’indemnisation a été rejetée car M. A n’a pas apporté d’éléments personnels et circonstanciés suffisants pour justifier son préjudice d’anxiété, la simple admission au bénéfice de l’allocation de cessation anticipée d’activité « amiante » ne suffisant pas. La décision s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et les textes relatifs à l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité.

Avocat : BOUCLON-LUCAS

9 janvier 2025• 3ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302064

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel la maire de Besançon s'est opposée à sa déclaration préalable de division parcellaire pour construire. Le tribunal a jugé légal le motif de refus fondé sur l'insécurité de la desserte, les chemins d'accès étant difficilement carrossables, trop étroits (moins de trois mètres) et sans possibilité de retournement, en méconnaissance des articles UP 3 du PLU et R. 111-2 du code de l'urbanisme. Il a également écarté le moyen relatif à l'absence d'étude géotechnique G2, sans se prononcer sur le fond de ce motif. La demande de la ville de Besançon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : CAMILLE MIALOT AVOCAT

9 janvier 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403180

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, à la demande de la commune de Belleneuve. Cette mesure vise à déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant son espace culturel en ossature bois, notamment des infiltrations, décollements d'enduit et apparition de champignons, apparus après la réception des travaux en 2014. La solution retenue est l'organisation d'une expertise judiciaire, à laquelle les parties ne s'opposent pas, afin d'éclairer le juge du fond sur les responsabilités éventuelles des constructeurs et assureurs. Aucune condamnation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a été prononcée à ce stade.

Avocat : LANGLOIS ELISE

9 janvier 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208395

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 16 janvier 2023 refusant sa naturalisation. Le ministre avait motivé son refus par l'absence d'attaches familiales pérennes en France, son épouse et son enfant mineur résidant au Maroc. Le tribunal a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a estimé que les éléments avancés par M. B ne démontraient pas qu'il avait fixé durablement le centre de ses intérêts familiaux et matériels en France.

Avocat : DIALLO

9 janvier 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2204506

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de permis de démolir un ensemble d'immeubles à Béziers. Le refus était fondé sur l'avis conforme défavorable de l'Architecte des Bâtiments de France, confirmé par le préfet de région, au motif que le bâtiment, situé dans le périmètre de protection du Jardin du Plateau des Poètes (monument historique), contribuait à la qualité des abords et témoignait du passé viticole de la ville. Le tribunal a jugé que la servitude d'utilité publique était opposable, le plan local d'urbanisme mentionnant le périmètre de protection, et que l'avis du préfet n'était entaché ni d'incompétence, ni d'erreur d'appréciation ou de droit. La décision s'appuie sur les articles L. 621-30 du code du patrimoine et R. 424-14 du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

9 janvier 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2205425

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E contestant la décision de Sète Agglopole Méditerranée du 16 août 2022 exerçant le droit de préemption urbain sur sa parcelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré du caractère tardif de la décision, estimant que le délai de deux mois prévu à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme n'avait pas commencé à courir en raison de l'absence de déclaration d'intention d'aliéner conforme aux prescriptions réglementaires. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, fondée sur l'application des articles L. 213-2, R. 213-5 et A. 213-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

9 janvier 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2012808

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’une demande indemnitaire par une famille somalienne, dont le père bénéficiait de la protection subsidiaire, suite au refus illégal de délivrance de visas de long séjour pour leurs quatre enfants, annulé par un précédent jugement. L’illégalité de ce refus, constitutive d’une faute de l’État, a engagé sa responsabilité pour la période allant du 12 octobre 2014 au 13 octobre 2017, date de délivrance effective des visas. Le tribunal a rejeté la demande d’indemnisation au titre des prestations sociales non perçues, faute de lien de causalité direct, mais a accordé 219,85 euros pour les frais d’envoi de mandats justifiés. La décision s’appuie notamment sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Avocat : POLLONO

9 janvier 2025• 7ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2203561

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de M. A D contestant la décision de préemption du 10 mai 2022 prise par le directeur général adjoint de l'Établissement public Foncier Occitanie (EPF Occitanie) sur un bien situé à Mauguio. Le requérant invoquait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de projet réel et défini, et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la délégation de compétence était valable et que le projet d'intérêt général était suffisamment caractérisé. En conséquence, la requête a été rejetée, et M. D a été condamné à verser 1 500 euros à l'EPF Occitanie au titre des frais de justice.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

9 janvier 2025• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2206279

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble "Le Grand Pavois" contestant l'arrêté du préfet de police du 14 septembre 2021. Cet arrêté interdisait l'occupation de l'immeuble, classé en immeuble de grande hauteur (IGH), et enjoignait la réalisation de mesures de sécurité suite à une visite de la commission de sécurité. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 146-34 du code de la construction et de l'habitation avait été respectée, le syndic ayant été invité à présenter ses observations et ayant reçu le procès-verbal de visite. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur d'appréciation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : CABINET BLOB AVOCATS (SELARL)

9 janvier 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424654

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 26 août 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour d'une ressortissante marocaine, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal juge que la seule condamnation pénale de l'intéressée, remontant à deux ans et sans récidive, ne constitue pas une menace actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur d'appréciation entraîne l'annulation de l'ensemble des décisions contestées.

Avocat : DIALLO

9 janvier 2025• 5e Section - 2e Chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02943

Avocat : LOUARD

9 janvier 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407581

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 16 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé l'ensemble des moyens infondés, considérant que la procédure avait été régulière et que la situation personnelle de l'intéressée, enceinte et soutenue par sa famille en France, ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

9 janvier 2025• Eloignement urgent
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2107366

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme E contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016 et 2018. Ces impositions faisaient suite à la vérification de comptabilité de la SARL Boulangerie Duranton, dont ils étaient associés, et portaient sur des sommes regardées comme des revenus distribués. Le tribunal a jugé que la procédure de régularisation engagée par la société était sans incidence sur la procédure suivie à l'encontre des requérants. Il a également estimé que les moyens soulevés par M. et Mme E, notamment sur la reconstitution des recettes et l'appréhension des distributions, n'étaient pas fondés.

Avocat : GUILLOT

8 janvier 2025• 3ème chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY00845

Avocat : LOUARD

8 janvier 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404105

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 29 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen réel et sérieux, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : BOKOLOMBE

8 janvier 2025• 2ème Chambre