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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

389 491

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2202525

Le Tribunal Administratif d'Amiens annule la décision du 11 juillet 2022 par laquelle la présidente de la commission de discipline de l'Université de Picardie avait infligé un avertissement à un étudiant, M. A. Le tribunal retient que la sanction est fondée sur une erreur de fait, l'administration ayant elle-même reconnu que l'agression reprochée ne pouvait être établie. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles R. 811-10 et R. 811-11 du code de l'éducation. L'université est condamnée à verser 1 500 euros à l'étudiant au titre des frais de justice.

Avocat : PIERLOT

26 septembre 2024• 1ère Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406353

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A B, ressortissant bolivien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" par le préfet de police. Le préfet avait motivé son refus par la menace à l'ordre public que représenterait la présence de l'intéressé, en raison de condamnations pénales pour défaut d'assurance et conduite sans permis. Le tribunal a rappelé que les infractions pénales ne justifient pas à elles seules un tel refus et que l'autorité doit apprécier l'ensemble des circonstances. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 423-23, L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CLORIS

25 septembre 2024• 5e Section - 3e Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2201416

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, praticien hospitalier au CHU de Caen, qui demandait réparation pour harcèlement moral, surcharge de travail et baisse de rémunération. Le tribunal a estimé que les éléments présentés ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, et que la modification de ses fonctions après son arrêt maladie était justifiée par des considérations étrangères à toute sanction déguisée. Aucune faute de l’administration n’ayant été retenue, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique).

Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL AARPI

25 septembre 2024• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402803

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, suite à sa chute survenue le 16 juin 2023 lors d’un test d’effort au centre hospitalier de Perpignan. Le juge a considéré cette mesure utile pour évaluer les préjudices indemnisables dans le cadre d’une éventuelle action en responsabilité, en application de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande de M. B tendant à ce que le centre hospitalier prenne en charge les frais de justice a été rejetée, ce dernier n’étant pas la partie perdante à ce stade. L’expert désigné devra notamment décrire l’état de santé de M. B, déterminer l’imputabilité des lésions à l’accident, et évaluer les différents préjudices subis.

Avocat : SCP PHILIPPE GRILLON

25 septembre 2024
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404108

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 mai 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'illégalité, considérant que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination étaient légales, ne méconnaissant ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions relatives à la protection contre les traitements inhumains. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : GANGLOFF

25 septembre 2024• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2405263

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait son transfert en Lettonie et son assignation à résidence. Le requérant soutenait notamment une méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, mais le tribunal a écarté ces moyens. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation des arrêtés préfectoraux du 3 septembre 2024. Le jugement s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

25 septembre 2024• Eloignement urgent
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404811

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé par le département de l'Essonne pour ordonner une expertise sur l'origine des désordres affectant la route départementale RD 50 à Montgeron. La société GER et son assureur, GAN assurances, ont demandé à être mis hors de cause, arguant que la société n'était jamais intervenue sur le chantier et avait été remplacée par un sous-traitant. Le juge des référés a fait droit à cette demande en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, constatant que la société GER n'avait pas participé aux travaux. La demande de remboursement des frais d'instance a été rejetée, le juge des référés n'étant pas compétent pour statuer sur ces frais.

Avocat : SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS

25 septembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408955

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 28 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article 11 de la convention franco-malienne, ce dernier exigeant une résidence régulière de trois ans que l'intéressé ne justifiait pas. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LOUIS JEUNE

25 septembre 2024• Section 8 - Chambre 1
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107152

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. D et Mme C d’une demande d’indemnisation de 21 503,40 euros en réparation des préjudices résultant de l’illégalité du refus de visas de long séjour pour réunification familiale, du délai anormal d’examen et de l’exécution tardive du jugement du 1er juillet 2020 ayant annulé ces refus. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour faute, en application des principes de la responsabilité administrative et des articles L. 112-3 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que de la convention européenne de sauvegarde des droits humains. Il a condamné l’État à verser aux requérants une somme totale de 4 000 euros, incluant 500 euros pour le préjudice matériel et 3 500 euros pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence, avec intérêts au taux légal à compter du 25 mars 2021 et capitalisation. Les conclusions relatives à d’autres fautes alléguées (comportement du consulat, absence de transmission du dossier) ont été rejetées.

Avocat : POLLONO

25 septembre 2024• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104930

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande indemnitaire de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant soutenait que l'OFII avait commis une faute en interrompant le versement de l'allocation pour demandeur d'asile, mais le tribunal a jugé que l'OFII était fondé à retirer ces conditions, car M. A n'avait pas respecté son obligation de se présenter aux autorités. La solution retenue est fondée sur les articles L. 744-1 et L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur.

Avocat : LE FLOCH

25 septembre 2024• 2ème Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2414504

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour opposée à M. A B par les autorités consulaires françaises en Algérie. Les requérants invoquaient l’urgence liée à l’état de santé de l’épouse de M. B, nécessitant son soutien, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 312-3 et L. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, faute de pièces médicales suffisantes pour démontrer une nécessité impérieuse avant l’examen du recours préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : LE FLOCH

25 septembre 2024
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404897

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, contestant l'arrêté du 2 juillet 2024 de la préfète du Bas-Rhin ordonnant son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'expulsion, fondée sur les articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale, en raison des condamnations pénales répétées de l'intéressé pour des faits de violence et de stupéfiants constituant une menace grave à l'ordre public. Il a estimé que la perte du statut de réfugié de M. C ne faisait pas obstacle à son expulsion et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions accessoires, notamment celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : SELARL CHAVKHALOV

25 septembre 2024• 1ère chambre
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401193

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre de M. C, ressortissant haïtien. Le juge estime que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté préfectoral du 14 mai 2024. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : PIALOU

25 septembre 2024
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402550

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

25 septembre 2024• 3ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402605

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

25 septembre 2024• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107348

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme D, ressortissante russe, contre le refus du préfet de la Vendée de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 313-11, 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement délivré un titre de séjour à Mme D le 15 mars 2024, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocate au titre des frais de justice.

Avocat : CLOAREC

25 septembre 2024• 2ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306737

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant la délivrance d’un certificat de résidence. En cours d’instance, le décès de M. A a été notifié au tribunal, rendant la requête sans objet en raison du caractère personnel du titre sollicité. Par ordonnance du 25 septembre 2024, le président de la 11ème chambre a constaté, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer.

Avocat : EL HAILOUCH

25 septembre 2024
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA01142

Avocat : SCP PINCHON - CACHEUX - BERTHELOT

25 septembre 2024• 2e chambre - formation à 3
CAA33Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX01204

Avocat : DINGLOR

25 septembre 2024• Juge des référés
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2109670

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société JCDecaux France d'une demande d'indemnisation sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, pour des dégradations subies par son mobilier urbain lors des manifestations des "gilets jaunes" et de la "marche pour le climat" du 8 décembre 2018 à Marseille. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la société n'apportait pas la preuve que les dommages, localisés sur des axes comme la Canebière, résultaient de manière directe et certaine des crimes ou délits commis par les attroupements précisément identifiés, condition nécessaire à l'engagement de la responsabilité sans faute de l'État.

Avocat : SALON

25 septembre 2024• 8ème chambre