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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 892

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500516

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. A, ressortissant afghan, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an et d’une assignation à résidence. En cours d’instance, le préfet du Bas-Rhin a retiré l’arrêté contesté le 28 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer et, admettant M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, a mis à la charge de l’État le versement de 1 500 euros à son avocate sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991 et l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LUDOT CLARA

10 février 2025• Reconduite à la frontière
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500099

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion de M. B, occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Amiens-Picardie. La décision retient que l'urgence et l'utilité de la mesure sont caractérisées par la nécessité d'assurer la continuité du service public, compte tenu de l'abrogation du titre d'occupation de l'intéressé le 31 octobre 2024 et de l'absence de paiement des loyers depuis février 2024. Aucune circonstance personnelle ou familiale n'a été invoquée par M. B pour justifier son maintien dans les lieux. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP LUSSON & CATILLION

10 février 2025
TA64Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402297

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. et Mme A d’une demande de condamnation de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) à leur verser 4 324,15 euros pour des troubles anormaux de voisinage causés par des arbres plantés trop près de leur propriété. Par un courrier du 7 janvier 2025, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur instance et de leur action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 février 2025. Aucune condamnation n’a donc été prononcée au fond.

Avocat : SELARLU KARINE LHOMY

10 février 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402904

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale et architecturale pour évaluer les préjudices subis par une enfant mineure à la suite d'une chute dans une piscine de l'UCPA à Reims, survenue lors d'une activité scolaire. La requérante invoquait la responsabilité de la société gestionnaire pour sol glissant, tandis que la société et le recteur contestaient leur responsabilité. Le tribunal a jugé la mesure d'expertise utile pour déterminer les conséquences médicales encore imprécises de la fracture, sans préjuger des responsabilités. Il a rejeté la demande de frais de justice du recteur.

Avocat : LUDOT CLAIRE

10 février 2025
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409982

Le Tribunal Administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 29 mars 2017 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. L'astreinte, initialement fixée à 200 euros par mois, est liquidée pour la période du 1er juin 2017 au 31 décembre 2020, date à laquelle le relogement de Mme B a été justifié. L'État est condamné à verser 8 800 euros au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles R. 778-8 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LUBAKI

10 février 2025
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406180

Le Tribunal administratif de Paris a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté de la maire de Paris du 10 février 2024. Cet arrêté retirait une décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable pour le changement de destination de bureaux en hébergement hôtelier. Le requérant ayant abandonné son recours, le juge a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans examiner le fond du litige.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

7 février 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212251

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 14 octobre 2022 par laquelle la préfète du Val-de-Marne refusait de délivrer une attestation de demande d'asile à M. B, ressortissant russe. Le tribunal a retenu un vice de forme, la décision ne comportant ni signature, ni mention du prénom, nom et qualité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus de maintien sur le territoire, cet acte étant non décisoire. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois.

Avocat : GOUJON LUCILE

7 février 2025• 4ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406126

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 3 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée et des conditions du séjour de l'intéressé en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sur le fondement des articles L. 611-1 4° et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BALLU

7 février 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405473

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet de la Sarthe obligeait M. D, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a jugé que M. D, père d’un enfant français né en 2023 et contribuant à son entretien, pouvait prétendre de plein droit à un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette circonstance faisait obstacle à l’édiction d’une obligation de quitter le territoire français. Les arrêtés attaqués ont donc été annulés, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. D.

Avocat : SELARLU HAGEGE

7 février 2025• OQTF 6 semaines - 12ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302486

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la collectivité européenne d'Alsace à l'indemniser pour les dommages subis par son véhicule le 22 octobre 2022 sur la route départementale D 432, en raison d'un prétendu nid-de-poule. Le tribunal a estimé que Mme A n'apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre l'état de la chaussée et l'accident, faute de photographies ou de témoignages probants établissant la matérialité du défaut d'entretien. En conséquence, la responsabilité de la collectivité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'a pas été retenue. La décision est fondée sur les principes de la responsabilité des collectivités publiques en matière d'ouvrages publics.

Avocat : SELURL CABINET PHELIP

6 février 2025• 5e chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419355

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le maire d'Herbignac ne s'est pas opposé à la déclaration de travaux de la SAS DERBYDIS pour le réaménagement d'un centre de lavage. Les requérants, propriétaires voisins, n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens soulevés (incompétence, méconnaissance des articles UB 1 à UB 12 du PLU, insuffisance du dossier de déclaration préalable) étant écartés comme non fondés. La condition d'urgence, bien que présumée en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, n'a pas suffi à justifier la suspension. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : LUSTEAU

6 février 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401908

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant surinamien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de séjour, fondé sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison d'une condamnation pour trafic de stupéfiants, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : LUDOT CLAIRE

6 février 2025• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305746

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de MM. E, qui demandaient l'annulation du refus de la maire de Paris de dresser procès-verbal pour non-respect d'une déclaration préalable par un voisin. Le tribunal a estimé que la décision de refus de dresser procès-verbal n'est pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne constitue pas un refus d'avantage dont l'attribution serait un droit pour les requérants. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées comme irrecevables. Les requérants ont également été condamnés à verser 1 500 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

6 février 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303123

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, agent stagiaire, contestant la décision du président de la communauté de communes Vallée Dordogne Forêt Bessède de prolonger son stage de quatre mois et demi. Le requérant invoquait notamment un défaut de signature, un détournement de pouvoir et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les faits reprochés, relatifs à des insuffisances managériales, étaient établis. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 2010-329 du 22 mars 2010 et du décret n° 2012-924 du 30 juillet 2012.

Avocat : ANGELUS AVOCATS

6 février 2025• 4ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403416

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, le préfet ayant soulevé ce moyen en défense. À titre subsidiaire, le tribunal a également écarté les moyens au fond, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer une résidence continue en France ou une intégration professionnelle suffisante.

Avocat : LUCAUD-OHIN

6 février 2025• 2ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2202225

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné le recours de Mme A, agent du conseil départemental de Vaucluse, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail après la consolidation de son état de santé, ainsi que son placement rétroactif en congé de maladie ordinaire et en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que la présomption d'imputabilité au service prévue à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 ne pouvait être écartée par le seul avis succinct de la commission de réforme, et a annulé les décisions des 25 novembre et 10 décembre 2021, ainsi que l'avis de sommes à payer subséquent. En revanche, il a rejeté les conclusions indemnitaires de Mme A, faute de lien de causalité direct entre les illégalités constatées et les préjudices allégués. Enfin, le tribunal a également annulé la décision de placement en disponibilité d'office du 25 mai 2022, faute de consultation préalable du conseil médical, et a enjoint au département de régulariser la situation de l'intéressée.

Avocat : LUCCHINI

6 février 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500828

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a notamment écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en retenant que l'intéressé, sans famille en France et représentant une menace pour l'ordre public, ne justifiait pas d'une atteinte grave à sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BISALU

6 février 2025• Pôle Urgences (J.U)
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203151

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande d'indemnisation par M. H et sa famille suite à une perquisition administrative erronée à leur domicile le 19 novembre 2015, visant initialement un voisin. L'État, par la voix du préfet des Alpes-Maritimes, n'a pas contesté le principe de sa responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal a statué sur les préjudices matériels, corporels et moraux invoqués, en s'appuyant notamment sur la loi du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence. La solution retenue a consisté à limiter l'indemnisation aux préjudices directs et certains, rejetant certaines demandes comme le préjudice économique de M. H, et a fixé des montants inférieurs à ceux sollicités.

Avocat : SELARL LUDOVIC LETELLIER

5 février 2025• 4ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415309

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit insuffisamment étayés (violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation). Le tribunal a également jugé inopérant le moyen relatif à l'absence d'application des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant n'ayant pas bénéficié d'un délai de départ volontaire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARLU HAGEGE

5 février 2025
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-23MA00899

Avocat : SELURL B. ZAVARRO

4 février 2025• 4ème chambre-formation à 3