3 001 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 001
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 756
Avec résumé IA
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante bosniaque, qui contestait un arrêté du préfet du Gard du 15 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié le 15 janvier 2025 avec mention des voies et délais de recours, devait être contesté dans un délai d'un mois, mais la demande d'aide juridictionnelle n'a été déposée que le 15 avril 2025, après expiration de ce délai. En application des articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a constaté que le délai de recours n'avait pas été interrompu.
Avocat : CHELLY
Avocat : GIANSILY
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. et Mme B... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019. Les requérants soutenaient notamment que la proposition de rectification était insuffisamment motivée et que la plus-value de cession de valeurs mobilières était exonérée car relevant d'un plan d'épargne en actions (PEA) de plus de cinq ans. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur le fond du litige fiscal.
Avocat : MADELEINE EMILY
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 avril 2025 par lequel le maire-adjoint de Laon s'est opposé à la déclaration préalable de la société On Tower France pour la modification d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'amélioration de la couverture 4G et 5G escomptée étant marginale et la société ne justifiant pas d'un préjudice grave et immédiat. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard de l'impact visuel du projet sur le patrimoine environnant. La demande de la société a donc été rejetée, de même que les conclusions de la commune de Laon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la compagnie Royal Air Maroc. Celle-ci contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué à Paris une passagère zimbabwéenne dépourvue de document de voyage valide, en provenance de Casablanca. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence d'obligation de visa de transit aéroportuaire était inopérant, la sanction étant fondée sur le défaut de document de voyage. Il a également estimé que la compagnie n'apportait pas la preuve que les documents requis lui avaient été présentés au moment de l'embarquement, comme l'exige l'article L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour échapper à l'amende.
Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a ordonné la suspension de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de Mme B..., ressortissante russe mariée à un Français. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1, L. 423-7 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : POULY
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France. Celle-ci contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué une passagère munie d'un passeport ukrainien manifestement contrefait, en application de l'article L. 821-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la société avait pu exercer ses droits de la défense en consultant le dossier contradictoire, lequel comprenait une planche comparative identifiant précisément les anomalies du document. Il a estimé que ces anomalies étaient décelables par un examen normalement attentif des agents de la compagnie, conformément à l'obligation de vérification prévue à l'article L. 6421-2 du code des transports.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La sanction était fondée sur l'article L. 821-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour avoir débarqué une passagère munie d'un passeport ukrainien manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que la société avait pu consulter un dossier comprenant une planche comparative détaillant les anomalies, rendant la communication du document original superflue pour l'exercice des droits de la défense. Il a également estimé que les anomalies étaient décelables par un examen normalement attentif, conformément à l'obligation de vérification des transporteurs aériens prévue à l'article L. 6421-2 du code des transports.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), relatifs à la délivrance d’un titre de séjour pour raisons médicales et pour vie privée et familiale. Le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet, considérant que le préfet n’avait pas justifié avoir saisi le collège de médecins de l’OFII pour avis, comme l’exige l’article R. 425-11 du CESEDA, privant ainsi sa décision de base légale. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente de ce réexamen.
Avocat : Lyros Avocats
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par le préfet de la Seine-Saint-Denis de l'ordonnance du 3 octobre 2025 qui lui enjoignait de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme A... et de la munir d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Cette inexécution constitue un élément nouveau justifiant la modification de la mesure initiale. Le juge a donc complété l'injonction en l'assortissant d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre du préfet, passé un délai de quinze jours suivant la notification de la présente ordonnance, jusqu'à exécution complète. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant d'y retourner pour un an. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et n'a pas retenu la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'accord franco-algérien, compte tenu de l'absence d'obstacle à la reconstitution de la cellule familiale en Algérie et du maintien irrégulier de l'intéressée sur le territoire. Le tribunal s'est fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour statuer.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante libanaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La requérante soutenait une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoquant le caractère réel et sérieux de ses études. Le tribunal a jugé que le préfet de police avait légalement estimé que la nouvelle inscription de Mme B... dans une formation non diplômante et sans lien avec son cursus antérieur en joaillerie ne démontrait ni progression ni cohérence, constituant une régression dans ses études. En conséquence, l’arrêté préfectoral a été validé, et les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais d’instance ont été rejetées.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS DE NARDI-JOLY LEBRETON
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... B..., ressortissant tunisien, contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 (état de santé) et L. 423-23 (vie privée et familiale) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision a été rendue après audience publique.
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY;MEZOUAR