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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 075

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 156

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LYEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304777

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant l'arrêté du maire de Gradignan du 28 juin 2023 ordonnant la mise en sécurité d'urgence des bâtiments B, C, D et E de la résidence Rosiers Bellevue, notamment l'interdiction d'occupation des logements en sous-sol. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal jugeant que l'arrêté n'est pas entaché d'erreur d'appréciation. Il estime que le maire a légalement fondé sa décision sur l'existence d'un danger imminent, établi par le rapport d'expertise judiciaire, en application des articles L. 511-9 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SELARL GALY ET ASSOCIES

10 juin 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304776

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B, propriétaires de logements en sous-sol du bâtiment E de la résidence Rosiers Bellevue à Gradignan, qui contestaient l'arrêté du maire du 28 juin 2023 ordonnant l'interdiction d'occupation des sous-sols des bâtiments B, C, D et E pour danger imminent. Le tribunal a jugé que l'arrêté était fondé sur un rapport d'expertise concluant à un risque sérieux pour la sécurité des occupants, justifiant la mise en œuvre des pouvoirs de police spéciale prévus aux articles L. 511-1, L. 511-2, L. 511-9 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation. Il a écarté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, estimant que le danger était établi et que l'arrêté était proportionné. La demande d'expertise judiciaire subsidiaire a également été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL GALY ET ASSOCIES

10 juin 2025• 5ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500543

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 26 novembre 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux anciens, intenses et stables en France. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont également été écartés comme non fondés.

Avocat : D'ALLIVY KELLY

10 juin 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406951

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer à M. C, ressortissant malien, un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, qui avait été confié à l'aide sociale à l'enfance et avait demandé ce titre dans l'année suivant sa majorité. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sans astreinte. L'État est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306787

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A B, agent du centre hospitalier de Limoux - Quillan, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’établissement de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante estimait être victime de harcèlement moral et invoquait les articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments produits par Mme B ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, et que le refus de l’administration était justifié par des considérations étrangères à tout harcèlement.

Avocat : SELARL LYSIS AVOCATS

10 juin 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400978

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Royal Air Maroc contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage. La société soutenait que le passager possédait un passeport lors de l'embarquement, détruit en cours de vol, mais n'a pas apporté de preuve suffisante. Le tribunal a appliqué les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 6421-2 du code des transports. La solution retenue confirme la responsabilité du transporteur aérien de vérifier la validité des documents de voyage au moment de l'embarquement.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322689

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France. Celle-ci contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage, en provenance de Sao Paulo. Le tribunal a jugé que la simple copie d'écran du logiciel ALTEA, mentionnant un numéro de passeport, ne suffisait pas à établir que le document avait été présenté et ne comportait pas d'irrégularité manifeste au moment de l'embarquement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent au transporteur de vérifier la validité des documents de voyage.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322690

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La sanction était fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour avoir débarqué un passager dépourvu de document de voyage. Le tribunal a jugé que la simple copie d'écran du logiciel ALTEA, ne comportant pas d'image du passeport, ne suffisait pas à prouver que le document avait été présenté et ne présentait pas d'irrégularité manifeste lors de l'embarquement. En conséquence, la société n'a pas établi bénéficier de l'exonération prévue à l'article L. 821-8 du même code.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402780

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La sanction était fondée sur les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour avoir débarqué un passager démuni de document de voyage. Le tribunal a jugé que la société n'établissait pas que les documents requis lui avaient été présentés au moment de l'embarquement et qu'ils ne comportaient pas d'élément d'irrégularité manifeste, comme l'exige l'article L. 821-8 du même code pour être exonérée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

10 juin 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501408

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par Mme A, assistante familiale, contestant le retrait de son agrément et son licenciement par le président du conseil départemental des Landes. La requérante invoquait l'urgence financière et psychologique, ainsi que plusieurs moyens de légalité externe et interne, notamment l'incompétence de l'auteur des actes et le non-respect des procédures prévues par le code de l'action sociale et des familles. Le département des Landes s'est opposé à la suspension, arguant de l'absence d'urgence et de l'absence de doute sérieux sur la légalité des décisions. Le juge des référés a rejeté les deux requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public lié à la protection des enfants accueillis faisant obstacle à la suspension. Les décisions ont été prises en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

6 juin 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403119

Le Tribunal Administratif de Dijon (1ère chambre) a rejeté la requête de M. A se disant M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 4 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, du défaut d'examen particulier, de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : NOURANI LYLIA

5 juin 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500678

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, agent public victime d’un accident de service le 26 février 2021. La requête, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, visait à évaluer l’étendue de ses préjudices en vue d’une future action en indemnisation. Le tribunal a jugé cette mesure utile et a désigné un expert avec une mission détaillée portant sur l’origine des affections, l’incapacité, la consolidation, et les préjudices annexes. L’expertise devra être réalisée de manière contradictoire entre Mme A, le préfet de la Haute-Corse et la caisse primaire d’assurance maladie.

Avocat : GIANSILY

5 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512837

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec interdiction de retour de 12 mois et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité délégataire compétente et suffisamment motivé. Sur le fond, il a estimé que la mesure d'éloignement était légale au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'atteinte à la vie privée et familiale invoquée sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas établie. Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

5 juin 2025• 8e Section - MESD
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200089

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant italien, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 octobre 2021 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et celui du défaut de motivation, la décision comportant les considérations de droit et de fait requises. Sur le fond, le juge a estimé que le ministre avait pu légalement se fonder sur le comportement de M. G, qui avait aidé au séjour irrégulier de sa conjointe, pour ajourner sa demande, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : SABALY

4 juin 2025• 5ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502994

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D, qui contestait l'arrêté du 31 mai 2025 fixant le pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : GILLY

4 juin 2025• Magistrat M.HOLZER
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319375

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui accorder une admission exceptionnelle au séjour. Après avoir obtenu la délivrance d’un titre de séjour, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement partiel sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : POULY

3 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318308

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait l'annulation du refus de visa de long séjour en qualité de visiteuse. La décision explicite de la commission de recours du 21 décembre 2023 s'est substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen d'incompétence du signataire de la décision consulaire, la commission s'étant substituée à cette dernière. La décision de la commission, fondée sur les articles L. 311-1, R. 312-2 et L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur d'appréciation, notamment sur l'insuffisance des ressources de la requérante.

Avocat : CHELLY

3 juin 2025• 8ème chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405899

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par un dossier incomplet (absence d’un acte de naissance original), ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s’appuie sur l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet ce classement en cas de non-production de pièces complémentaires.

Avocat : SEKLY-LIVRATI

2 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432298

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B A, ressortissant ivoirien, contestant l’arrêté du préfet de police du 22 octobre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a accordé l’aide juridictionnelle provisoire au requérant. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

30 mai 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311900

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la SCI Les Plantes Dracaena et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du maire de Grisy-Suisnes refusant le raccordement au réseau électrique d’un terrain ayant obtenu une autorisation d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les dispositions des articles L. 111-11 et L. 111-12 du code de l’urbanisme, qui permettent de conditionner ou refuser un raccordement en l’absence de travaux sur les réseaux, ne sont pas applicables lorsque l’autorisation d’urbanisme a déjà été délivrée. En conséquence, la décision de refus de raccordement a été annulée, et la commune a été enjointe de délivrer l’autorisation de raccordement électrique selon les conditions techniques du devis d’Enedis. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, faute de lien de causalité direct entre l’illégalité et les préjudices allégués.

Avocat : SCP DE NARDI-JOLY & LEBRETON

30 mai 2025• 4ème chambre