7 639 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 639
Décisions totales
383 581
Ordonnances
292 213
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a prononcé un non-lieu à statuer sur le recours en plein contentieux visant à annuler une série de retraits de points et l'invalidation subséquente du permis de conduire. Le ministre de l'Intérieur ayant retiré les décisions contestées les plus récentes et rétabli un solde de points, la requête est devenue sans objet. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet du litige.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a estimé que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires majorées, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable sur les conséquences du retrait de points, comme l'exigent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code. La demande de restitution du permis et la condamnation de l'État à payer une somme d'argent ont donc été écartées.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... B... pour une chute imputée à un défaut d'entretien de la voirie. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un défaut anormal de l'ouvrage public (un socle de panneau) ni du lien de causalité entre ce prétendu défaut et son préjudice. Le tribunal a également considéré que la créance était prescrite au regard de la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription des créances sur l'État.
Avocat : MAZURU
**Sujet principal** : Demande en indemnisation de la société GRDF contre la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole pour des dommages causés à une canalisation de gaz, imputés à une fuite d'eau provenant d'un ouvrage public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre). **Solution retenue** : La responsabilité sans faute de la communauté urbaine est retenue. Le lien de causalité entre la fuite de la canalisation d'eau communautaire et la corrosion de la canalisation de gaz est jugé établi, ouvrant droit à réparation pour GRDF. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics (régime de responsabilité sans faute du gardien de l'ouvrage), sans citer de code spécifique autre que le code de justice administrative pour les frais.
Avocat : BUFFETAUD MANUEL
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur une demande d'indemnisation pour faute médicale. Le requérant, puis ses ayants droit après son décès, reprochaient au centre hospitalier du Mans de ne pas avoir détecté sur des radiographies le déchaussement d'une plaque d'ostéosynthèse, entraînant une perte de chance d'éviter des complications. La juridiction a retenu la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique et a ordonné l'indemnisation des préjudices après expertise.
Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la commune de Pau pour obtenir réparation des désordres (température excessive et désaffleurement) affectant le dallage du stade nautique. La juridiction a examiné les demandes de responsabilité contractuelle et décennale dirigées contre les différents intervenants (maître d'œuvre, entreprises, contrôleur technique et assureur). La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, qui expose principalement les conclusions des parties. Les textes applicables relèvent du droit commun des contrats et de la responsabilité décennale (articles 1792 et suivants du code civil).
Avocat : HEYMANS
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur une demande d'indemnisation de propriétaires contre la commune de Narrosse pour des dommages causés par des arbres du domaine public. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de la commune au titre des dommages de travaux publics, conformément aux principes de la jurisprudence, et a fixé l'indemnisation pour préjudice matériel à 4 108,50 euros après application d'un coefficient de vétusté. Il a rejeté les demandes d'indexation de la somme et d'indemnisation pour préjudice de jouissance, ainsi que les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MARBOT
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un litige contractuel entre la société Astech et le SICTom de Pézenas-Agde, portant sur le paiement de factures dans le cadre de marchés publics. Le tribunal a rejeté la demande principale de la société Astech visant à faire condamner le SICTom au paiement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire, considérant que le délai de paiement avait été suspendu par un courriel du SICTom. Il a également rejeté la demande reconventionnelle du SICTom tendant à la condamnation d'Astech, estimant que la faute alléguée de cette dernière n'était pas établie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives aux délais de paiement.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a condamné l'OFII à verser une provision à une ressortissante ukrainienne au titre de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA). Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de l'OFII n'était pas sérieusement contestable, notamment au vu des faits non contredits par l'administration, qui n'avait pas produit d'observations malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R.541-1, R.612-3 et R.612-6 du code de justice administrative.
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices d'une patiente dont la maladie a été reconnue imputable au service hospitalier. Le juge a fait droit à la demande en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que cette mesure était utile en vue d'un futur litige indemnitaire. L'expert devra notamment évaluer les préjudices corporels et patrimoniaux de la requérante.
Avocat : MARECHAL
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé utile cette mesure d'instruction, destinée à évaluer les préjudices d'une agent publique dont la dépression a été reconnue imputable au service. Cette expertise vise à éclairer une éventuelle action future en indemnisation devant le juge du fond.