45 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
45
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 871
Avec résumé IA
Avocat : MANDILE
Avocat : CABINET ALTANA AVOCATS;WATTINE;MANDILE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Terre et Création, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 5 août 2021 du maire de Labarthe-sur-Lèze refusant un permis d'aménager pour 64 lots. Le tribunal a jugé le recours irrecevable, car l'arrêté attaqué était purement confirmatif d'un précédent refus du 2 septembre 2020, devenu définitif, sans changement dans les circonstances de droit ou de fait. La solution retenue s'appuie sur les principes de sécurité juridique et de caractère confirmatif des décisions administratives.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 22 septembre 2025 par laquelle le maire d'Urrugne avait fait apposer un drapeau palestinien sur la façade de l'hôtel de ville. Saisi par le préfet des Pyrénées-Atlantiques sur le fondement des articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 554-3 du code de justice administrative, le juge a estimé que cette décision portait une atteinte grave au principe de neutralité des services publics. Il a rappelé que ce principe s'oppose à l'apposition sur les édifices publics de signes symbolisant des opinions politiques, religieuses ou philosophiques.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par M. B A et son entreprise individuelle contre un arrêté du maire d'Hendaye du 30 juin 2025 réglementant le commerce ambulant sur les plages. Les requérants invoquaient l'urgence, la disproportion et le caractère discriminatoire de la mesure. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la limitation géographique contestée prenait fin le 15 septembre 2025 et que les éléments financiers fournis ne démontraient pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme F. Ces derniers demandaient la suspension d'un permis de construire délivré par le maire d'Ispoure pour un chai de vinification, en invoquant notamment l'insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des règles d'urbanisme (articles R. 111-26 et R. 111-27 du code de l'urbanisme) et l'absence de nécessité agricole du projet. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté. La requête a donc été rejetée, sans faire droit aux demandes de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Hendaye du 30 juin 2025 réglementant la vente ambulante sur les plages. Les requérants, un vendeur ambulant et une société, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment une inexacte application de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et une atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts, l'arrêté ayant été pris en pleine saison estivale mais sans justifier d'une perturbation irréversible de leur activité. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme A, qui sollicitait la condamnation solidaire de la communauté de communes de Lacq-Orthez (CCLO) et de la commune d'Orthez pour un accident dû à une plaque de verglas formée autour d'une fontaine. La CCLO a été reconnue responsable sur le fondement de l'article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, en raison d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, tandis que la responsabilité de la commune a été écartée, le maire n'ayant pas de pouvoir de police sur cette voirie communautaire. Le tribunal a toutefois retenu une faute de la victime, qui connaissait les lieux et a manqué de prudence, réduisant la part de responsabilité de la CCLO à 50 %. En conséquence, la CCLO a été condamnée à verser à Mme A une somme totale de 8 000 euros en réparation de ses préjudices (incluant déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, assistance par tierce personne et perte de gains professionnels), et a rejeté le surplus des conclusions.