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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 174 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 174

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 236

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MARIEffacer tout
TA45Ordonnance

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502626

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien confié à l'aide sociale à l'enfance, et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'exécution de la décision risquant de rompre le contrat d'apprentissage et de priver l'intéressé de ressources. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, le préfet ayant commis une erreur de droit en se fondant sur l'existence de liens avec la famille restée au pays pour refuser le séjour, sans examiner la nature de ces liens comme l'exige l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MARIETTE

27 mai 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502298

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné le recours de M. D contre les arrêtés du préfet de l'Eure lui retirant sa carte de résident, lui faisant obligation de quitter le territoire, et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a constaté que l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour avaient été abrogées par un arrêté du 21 mai 2025, rendant sans objet les conclusions dirigées contre ces décisions. Sur le retrait de la carte de résident, le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne justifiant pas d'une menace grave à l'ordre public justifiant cette mesure. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de retrait de titre de séjour et enjoint au préfet de restituer la carte de résident à M. D.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEPEUC MARIE

27 mai 2025• URGENCES JU
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502451

Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 20 mai 2025 du préfet du Calvados lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La requête, enregistrée le 22 mai 2025 à 18h25, a été présentée après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification de l'arrêté ayant eu lieu le 20 mai à 14h30. Le tribunal a appliqué l'article R. 922-17 du même code pour constater l'irrecevabilité manifeste du recours.

Avocat : PHILIPPE MARIE-PERRINE

26 mai 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201210

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de l'association A Serenita-Corse Alzheimer, qui sollicitait la condamnation de l'Etat à l'indemniser pour une rupture d'égalité devant les charges publiques. La requérante contestait l'exclusion de son personnel non-soignant et le retard d'intégration de son personnel soignant dans le dispositif de revalorisation salariale issu de la loi du 26 avril 2021. Le tribunal a estimé que le préjudice financier invoqué n'était ni direct ni personnel pour l'association, et que les difficultés de recrutement alléguées ne présentaient pas un caractère anormal et spécial. Par conséquent, la responsabilité sans faute de l'Etat n'a pas été engagée.

Avocat : PUISSANT MARION

23 mai 2025• 1ère chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302819

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet d’Eure-et-Loir refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet a abrogé l’arrêté contesté et délivré à M. A une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2028. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de M. A au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.

Avocat : MARIETTE

22 mai 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302170

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de riverains demandant l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Préguillac à la SARL D-Squared pour un lotissement de cinq lots. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles d'urbanisme relatives à la sécurité des accès et au stationnement. Le tribunal a jugé que le dossier de demande était suffisant et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles R. 431-10 et suivants du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par la commune.

Avocat : SAINTE MARIE PRICOT

22 mai 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301087

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme D, agent du ministère de l’éducation nationale, contre le refus du ministre de l’agriculture de lui accorder la protection fonctionnelle. Elle invoquait des faits de harcèlement moral et des propos diffamatoires de la part de sa supérieure hiérarchique. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis, notamment des attestations de collègues, ne permettaient pas de présumer l’existence d’agissements répétés de harcèlement moral dirigés personnellement contre elle. La décision s’appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : PHAM-MINH MARIE

22 mai 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502190

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 23 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen, et l'obligeant à quitter le territoire. La juge a retenu l'urgence, caractérisée par la perte de ressources et les difficultés locatives de l'intéressé, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la contribution de M. A... à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français. Il a été enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : VIEILLEMARINGE

22 mai 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314449

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. E, qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable pour accéder à une formation d'agent de sécurité privée. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et qu’elle avait été précédée d’une enquête administrative régulière, conformément à l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 47 de la loi du 6 janvier 1978 était inopérant, la décision ne reposant pas sur un traitement automatisé de données à caractère personnel.

Avocat : MAUD MARIAN

21 mai 2025• 6ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502247

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du préfet d'Indre-et-Loire refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le refus compromettait la poursuite de son contrat d'apprentissage et de sa scolarité. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas suffisamment examiné la situation de l'intéressé au regard des critères de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : VIEILLEMARINGE

21 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205935

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits de violence et de harcèlement, ainsi que sur l'insuffisance des ressources professionnelles du requérant. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

Avocat : ALMARIC-ZERMATI

21 mai 2025• 2ème Chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301325

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme G d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire modificatif délivré par le maire de Saint-Gildas-de-Rhuys le 21 novembre 2022. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête par un mémoire du 6 février 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 mai 2025. Il a également rejeté les conclusions de la commune et des pétitionnaires tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : MARIE & SOULARD

20 mai 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2200565

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, était saisi par M. B D d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer un agrément de dirigeant d’une société de sécurité privée. Le tribunal a jugé que la décision de la CNAC du 4 mars 2022 s’étant substituée à la décision initiale de la commission locale, les conclusions dirigées contre cette dernière étaient irrecevables. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés d’un vice de procédure, de la méconnaissance de la loi Informatique et Libertés et d’une erreur d’appréciation, en application des articles L. 633-3 et R. 633-9 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue après audience publique le 25 avril 2025.

Avocat : MARIA - RISTORI - MARIA

19 mai 2025• 2ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415943

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 28 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris celles relatives à la fixation du pays de destination.

Avocat : MARIETTE

19 mai 2025• 2ème chambre
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500620

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C épouse A d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le préfet du Calvados a conclu au non-lieu à statuer, et la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du même code, n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 19 mai 2025, la présidente de la 3ème chambre a constaté le désistement d’office de Mme C épouse A, faute de confirmation expresse de sa part.

Avocat : GALY MARIE-SOPHIE

19 mai 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503941

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, agent d'entretien révoqué par le centre hospitalier de Roubaix pour une troisième alcoolisation en service. Le juge a reconnu l'urgence, la révocation privant l'agent de toute rémunération, et a estimé que le moyen tiré de l'irrégularité de la composition du conseil de discipline (absence de secrétaire adjoint représentant du personnel) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la révocation et enjoint au centre hospitalier de réintégrer provisoirement M. A, sans toutefois faire droit à la demande d'astreinte.

Avocat : MARICOURT

15 mai 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500584

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 25 juin 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Sur le fond, le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, notamment ceux tirés de l'illégalité de la décision de refus, ont été écartés.

Avocat : LEPEUC MARIE

15 mai 2025• 2 ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500188

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. E A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 26 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur un examen complet de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, les textes appliqués étant le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : GALY MARIE-SOPHIE

15 mai 2025• 1ère chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502294

Cette ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif d’Orléans, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, modifie une précédente ordonnance du 2 mai 2025. Le requérant, un jeune majeur pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, se plaignait de l’inexécution totale de cette première ordonnance qui avait suspendu la rupture de son contrat jeune majeur. Le juge fait droit à sa demande en prononçant une astreinte de 100 euros par jour de retard à l’encontre du département d’Eure-et-Loir, passé un délai de 48 heures, pour assurer l’exécution de l’injonction de réexamen de sa situation. La décision s’appuie sur les articles L. 521-4 et L. 911-5 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives aux contrats jeunes majeurs.

Avocat : MARIETTE

15 mai 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502249

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 1er mai 2025 l'assignent à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'incompétence et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'assignation à résidence sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VIEILLEMARINGE

15 mai 2025• Reconduite à la frontière