309 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
309
Décisions totales
383 507
Ordonnances
229 831
Avec résumé IA
Avocat : MAZEAS
Avocat : CABINET CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur une demande de liquidation et de réévaluation d'une astreinte prononcée pour l'inexécution d'une précédente ordonnance de justice. Le tribunal constate que le préfet de la Gironde n'a toujours pas procédé au réexamen de la situation du requérant, M. B..., comme il y avait été enjoint. En application des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative, il liquide provisoirement l'astreinte à hauteur de 10 000 euros pour la période d'inexécution, dont la moitié est allouée au requérant et l'autre moitié est affectée au budget de l'État.
Avocat : SCP DELOM MAZE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler les décisions de la préfète de l'Allier lui retirant son attestation de demandeur d'asile, lui enjoignant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le retrait de l'attestation était légal, la décision de l'OFPRA ayant acquis un caractère définitif, et a estimé que les autres décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité, notamment au regard des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et la demande de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Avocat : CLÉMENT DUMAZET
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour un travailleur salarié. Le juge estime que l'impact allégué sur l'activité de l'entreprise qui souhaite recruter le requérant ne caractérise pas une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la suspension. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler un avis de sommes à payer émis par la commune. Le juge estime que les moyens, fondés sur l'illégalité d'un arrêté de péril antérieur, sont irrecevables car cet arrêté individuel était devenu définitif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des recours et aux délais.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, le visa ayant été délivré après l'introduction de la requête. Il a également prononcé la suppression de passages injurieux dans un mémoire du requérant et a condamné l'Etat à verser 500 euros à l'intéressé au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour et de certificat de résidence. Il a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation, le certificat ayant été délivré en cours d'instance, et a rejeté la demande d'indemnité pour irrecevabilité, l'absence de réclamation préalable n'ayant pas été régularisée. La juridiction a condamné l'État à verser 1 500 euros au conseil du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUMAZET
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant marocain visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de septembre 2024 refusant un titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés (défaut d'examen particulier de la situation, erreur de droit et d'appréciation, atteinte disproportionnée à la vie privée) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, la requérante justifiant de liens personnels et familiaux stables en France. Il a en conséquence enjoint à l'autorité préfectorale compétente de lui délivrer ce titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise du 22 avril 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans tenir compte de l'ancienneté de la résidence, des attaches familiales et de l'activité professionnelle stable du requérant en France. Le tribunal a enjoint au préfet compétent de délivrer une carte de séjour dans un délai de trente jours.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de référé-suspension d'un ressortissant ukrainien visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour mention "bénéficiaire de la protection temporaire". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait déjà d'une attestation de demande d'asile lui ouvrant droit aux conditions matérielles d'accueil et à l'allocation correspondante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guyanais placé en rétention administrative, qui demandait sa libération immédiate en invoquant sa nationalité française et une atteinte à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la contestation de la décision de placement en rétention relevait de la compétence exclusive du juge des libertés et de la détention (article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), et non de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le bien-fondé des moyens soulevés.
Avocat : SELARL MAZE-CALVEZ ET ASSOCIES AVOCATS
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de la Haute-Garonne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé, retenu en centre de rétention, ne démontrait pas que son éloignement était imminent, la procédure de contestation de la mesure d'éloignement étant toujours en cours devant le tribunal. Par ailleurs, les conclusions tendant à sa libération ont été rejetées comme relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision ministérielle du 26 août 2025 autorisant le licenciement disciplinaire d'un salarié protégé. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspecteur du travail antérieure et la décision implicite de rejet du recours hiérarchique avaient disparu de l'ordre juridique, rendant sans objet les conclusions les visant. Par conséquent, le litige se limite désormais à l'examen de la légalité de la décision ministérielle d'autorisation de licenciement, prise en application des articles L. 2421-2 et suivants du code du travail.
Avocat : CABINET CARBONNIER LAMAZE RASLE (SARL)
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2025 retirant un visa de long séjour et refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que la perte de son emploi et de ses revenus, invoquée pour justifier l'urgence, résultait directement de la décision contestée. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou de la méconnaissance des articles L. 423-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.