723 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
723
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 668
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à constater l'inexécution d'une précédente ordonnance et à assortir l'injonction d'une astreinte. Le juge a rejeté la requête, considérant que l'administration avait, bien que tardivement, délivré l'autorisation provisoire de séjour prescrite, exécutant ainsi substantiellement l'injonction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : GOMMEAUX
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement partiel de la requérante concernant ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, sa demande étant devenue sans objet suite à la délivrance du titre de séjour. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle applique les dispositions de l'article R. 222-1 du même code pour statuer sur une requête ne présentant plus d'autres questions à juger.
Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision préfectorale clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la demande principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a appliqué la procédure de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter une demande manifestement irrecevable.
Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent, que la décision était suffisamment motivée et que le refus était légal, l'intéressée n'ayant pas justifié de la réalité et du sérieux de ses études supérieures comme l'exige l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux invoquant les articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, ont également été écartés.
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A..., un ressortissant burkinabé, visant l'annulation de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation, notamment au regard des conditions médicales prévues à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MEAUDE
La décision concerne une demande de substitution de garantie dans le cadre d'une procédure de recouvrement fiscal. Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de l'EURL Euro Réseaux visant à substituer un nantissement de son fonds de commerce aux sommes saisies par voie de saisie administrative à tiers détenteur. Le juge estime que l'effet d'attribution immédiate de la saisie, prévu par l'article L. 211-2 du code des procédures civiles d'exécution et applicable en matière fiscale, rend la créance acquittée et prive la demande de son objet. Les textes principaux appliqués sont le livre des procédures fiscales (notamment les articles L. 262 et L. 279) et le code des procédures civiles d'exécution.
Avocat : FIDAL MEAUX
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite de son titre de séjour et à en obtenir la délivrance. La juridiction a relevé d'office que la demande, ayant été adressée par voie postale en méconnaissance de l'obligation de procéder via le téléservice ANEF, n'avait pas fait naître de décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, le juge a déclaré le requérant irrecevable à demander l'annulation de ce refus implicite et a rejeté ses autres conclusions.
Avocat : GOMMEAUX
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante arménienne visant à enjoindre au préfet de la délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge estime que la mesure se heurte à une contestation sérieuse, le dossier de la requérante étant incomplet suite à une demande de pièces complémentaires non fournies. La décision est prise sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse n'étant pas réunies.
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 refusant sa régularisation et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord, en application de l'article 9 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article L. 435-1 du CESEDA, avait exercé son pouvoir discrétionnaire de manière régulière, estimant que la situation personnelle de M. B... ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. Les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la CEDH et les vices de procédure, ont été écartés.
Avocat : GOMMEAUX
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un certificat de résidence, imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour à Mme A..., ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant notamment que l'avis de la commission départementale de réexamen (Codrese) ne pouvait légalement fonder le refus de titre de séjour et que l'OQTF était entachée d'une erreur de droit. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GOMMEAUX
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et les mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet de la Gironde avait légalement refusé le titre de séjour au motif que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses condamnations pénales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 432-1, et écarte les moyens tirés de l'accord franco-algérien de 1968 et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus était légal, notamment car la requérante ne justifiait plus de ressources suffisantes et d'une inscription effective dans un établissement d'enseignement supérieur, conditions exigées par les articles L. 313-7 et L. 311-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également estimé que la motivation de la décision était suffisante et qu'aucune atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était caractérisée.
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande visant à suspendre l'exécution d'une décision de la commission de recours contre les refus de visa. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur le droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et l'intérêt supérieur de l'enfant, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de visa de long séjour. La demande était présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOMMEAUX
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de titre de séjour déposée par un ressortissant étranger, parent d'enfants réfugiés. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de refus, notamment au regard des conditions posées par l'article L. 424-3 du CESEDA pour l'obtention d'une carte de résident en tant que parent d'enfant réfugié. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du Code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article L. 424-3 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de la délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, l'intéressée n'ayant pas apporté d'éléments précis sur la gravité de l'atteinte à sa situation économique. La demande de condamnation de l'État aux frais d'instance a également été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par une SCI voisine d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Roquebrune-sur-Argens. Le tribunal a jugé que le permis était entaché d'illégalité, notamment en raison de la méconnaissance des règles d'urbanisme relatives à la gestion des eaux pluviales et à la modification d'un fossé, sans étude hydraulique préalable. Les textes appliqués sont l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et l'article C2 du plan local d'urbanisme (PLU).
Avocat : CABINET FOURMEAUX LAMBERT ASSOCIES
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de domiciliation par un CCAS. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, toujours hébergée dans un CADA, ne démontre pas que le refus de domiciliation porte une atteinte grave et immédiate à sa situation. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Bordeaux démolition service, qui contestait le refus préfectoral de délivrer une autorisation de travail pour un salarié étranger. La juridiction a jugé que la décision attaquée était régulière en sa forme, notamment concernant la délégation de signature et la notification par téléservice. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu refuser l'autorisation au regard de l'article R. 5221-20 du code du travail, en se fondant sur des manquements graves de l'employeur aux règles de santé et de sécurité.
Avocat : MEAUDE
Avocat : GOMMEAUX
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. Imbachi visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le préfet avait procédé à l'examen individualisé requis de la situation du requérant. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MEAUDE