387 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
387
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 906
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui demandait réparation pour un préjudice d'anxiété et des troubles dans ses conditions d'existence liés à son exposition à l'amiante. Le tribunal a considéré que la créance de M. B était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l'arrêté du 6 décembre 2011 inscrivant son ancien employeur sur la liste des établissements ouvrant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante. La requête, relevant d'une série de litiges identiques, a été tranchée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en se référant à l'avis du Conseil d'État du 19 avril 2022.
Avocat : SCP LEDOUX MICHEL ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de son préjudice d'anxiété et de ses troubles dans les conditions d'existence, résultant d'une carence fautive dans la prévention des risques liés à l'amiante. Le tribunal retient que la créance de Mme B est prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale ayant commencé à courir à compter de la connaissance de son exposition à l'amiante, acquise au plus tard en 2011. La solution est fondée sur l'avis du Conseil d'État n° 457560 du 19 avril 2022, qui a jugé que le point de départ de la prescription pour ce type de préjudice est la date à laquelle le travailleur a eu connaissance de son exposition.
Avocat : SCP LEDOUX MICHEL ET ASSOCIES